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Un héros de notre temps

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Nef
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Un héros de notre temps

Message par Nef » sam. 23 juil. 2005, 12:08

Article : A hero for our time
source : Guardian Unlimited
traduction : Haku
Le secret du succès phénoménal d’Harry Potter repose sur l’attrait continu de la magie et la fantasy dans une société séculaire, explique Natasha Walter

Samedi 16 Juillet 2005

Nous sommes sur le point d’entrer dans une période de superlatifs. Même si l’éditeur de JK Rowling est de manière compréhensible cachottier sur ce à quoi on doit s’attendre aujourd’hui [le 16/7] alors que sort Harry Potter et le Prince au Sang-Mêlé, nous savons que nous sommes une nouvelle fois en route pour un phénomène d’édition avec de multiples records à la clé. Le livre va bénéficier d’une première impression à 10 millions d’exemplaires aux USA, la plus grosse première impression de l’Histoire pour un livre. Le précédent tome, Harry Potter et l’ordre du phénix, avait été le livre le plus vite vendu de l’histoire, avec cinq millions d’exemplaires écoulés en une seule journée, et Rowling gagne déjà plus que tout autre femme en Grande-Bretagne, amoncelant quelque chose proche de 150M€ par an.

Si on peut mesurer l’ampleur du phénomène en énumérant les chiffres, ceci ne nous aide pas à saisir la raison pour laquelle Harry Potter occupe une place aussi importante dans notre culture.Et Harry n’est pas seul, dans la mesure où son succès sert à à rappeler et renforcer le succès inattendu du Seigneur des Anneaux il y a cinquante ans. Ceci aussi a été créé pour les enfants, mais s’est révélé être, contre l’opinion critique, ce que de nombreux lecteurs adultes recherchaient. En effet, en regardant les résultats d’enquêtes publiques, tel le Big Read de la BBC en 2003, il est assez clair que pour la plupart des lecteurs le XXe siècle n’a été le mieux représenté ni par le courent de pur réalisme qui l’a caractérisé, d’Ernest Hemingway à Saul Bellow, ni par les expériences des modernistes, en d’autres terme le réalisme magique. A en juger par la manière dont ces études sont dominées confortablement par Le Seigneur des Anneaux, la plupart des lecteurs ont trouvé ce qu’ils cherchaient dans la fantasy pure.

Aux côtés de Rowling et Tolkien dans les rayonnages enfants des libraires, se trouvent bien évidemment de nombreux autres auteurs qui ont créé de similaires univers magiques et précis ; Alan Garner et Susan Cooper pour l’ancienne génération, et de nouvelles voix comme Michelle Paver, Garth Nix et Catherine Fisher.

Mais il y en a deux autres, Philip Pullman de nos jours et CS Lewis à l’époque de Tolkien, qui ont su s’imposer avec une force irrévocable dans l’imaginaire des adultes aussi bien que des enfants.

Leur attrait est actuellement mis en lumière actuellement par leur réinvention au cinéma. Alors que la version du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson est sorti il y a dix-huit mois, le public peut s’attendre à voir les Chroniques de Narnia à la fin de l’année, A La Croisée des Mondes commencer l’an prochain et voir les suites d’Harry Potter.

Il reste difficile pour les critiques d’expliquer l’ampleur de ce phénomène sans être condescendant envers le public. De nombreux observateurs ont abaissé la popularité de ces livres auprès des adultes à du simple infantilisme. "Nous aimons régresser" écrit AS Byatt, pour expliquer le succès d’Harry Potter et d’autres œuvres jeunesse auprès des adultes. "Certains des lecteurs adultes de Rowling reviennent simplement à l’enfant qu’ils étaient lorsqu’ils lisaient les livres de Billy Bunter ou enquêtaient avec les enfants d’Enid Blyton avec leurs propres désirs et espoirs enfantins." "Il semblerait que la Culture est devenue une pâtisserie" ajoute Mark Lawson.

Mais ça vaut toujours la peine de demander pourquoi tant de lecteurs devraient ressentir ce besoin de ramper dans des terriers et des armoires magiques. Même si tout les auteurs ne font pas dans la fantasy, il n’est pas rare de voir des écrivains trouver un moyen de glisser un peu de magie dans leurs récits. Ce type de magie n’est pas comme les enchantements imprévisibles des auteurs de magie réalistes, elle est toujours rassurante, limitant plutôt qu’aggravant les problèmes de tous les jours. L’une des attractions du Da Vinci Code est l’idée d’une religion douce et globale au delà des doctrines de l’Eglise. The Lovely Bones [NDLR : La Nostalgie de l'Ange], d’Alice Sebold, conforte le lecteur contre les horreurs d’un meurtre vicieux par un narrateur parlant de l’au-delà, alors que The Time Traveler’s Wife [NDLR : Le Temps n'est rien], d’Audrey Niffenegger, dans lequel la magie d’un homme capable de voyager dans le temps sert à créer un air d’enchantement à une romance classique, permet de la même façon au lecteur d’évoluer dans un monde plus sûr.

Mais aucun de ces livres n’est aussi rassurant que les grands mondes de la fantasy, auxquels leurs auteurs aspirent. Avant tout, ces livres rassurent les lecteurs contre la dureté d’un monde séculaire. Si le rationalisme a gagné les esprits en Occident, il n’en a pas fait de même avec les cœurs. Il est dur de vivre dans un monde où il n’y a pas force supérieure veillant à votre existence, pas de sens au but de l’univers, pas de présence consciente dans la joyeuse pousse des fleurs ou le menaçant roulement du tonnerre. Même si vous êtes guidé par un athéisme de haut vol, comme je l’étais, vous pouvez toujours trouver un monde totalement rationnel comme un lieu sec et calme.

Philip Pullman, qui se considère lui-même comme agnostique et ne voit "aucune preuve d’un Dieu quel qu’il soit" exprime ce que cela fait de sentir ce manque spirituel quand un de ses personnages, Mary Malone, décrit comment un temps elle a voulu devenir nonne. "Ce qui me manque le plus, c’est le sentiment d’être reliée au reste de l’univers. Autrefois j’avais l’impression d’être reliée à Dieu et, grâce à sa présence, j’étais reliée à l’ensemble de sa création."

Ceci n’est pas pour dire que les livres de Pullman ou ceux d’un auteur chrétien tel que CS Lewis, donnent au lecteur un remplaçant à la religion monothéiste. En effet, si vous dites que ces livres comblent un manque spirituel, vous pourriez également dire qu’ils comblent un manque de magie ou un manque de dragons. Car dans ces livres, le surnaturel n’est pas confiné à une force lointaine dans le ciel, elle hurle, rugit et miaule tout autour des personnages, via des aigles parlant, anneaux, baguettes et épées de pouvoir. Même Lewis, le plus chrétien du lot, célèbre un univers animiste et non monothéiste dans Narnia. La rupture entre m’Europe païenne et chrétienne a été dure, durant laquelle les croyant païens ont été violemment persécutés et les tombes sacrées détruites, mais dans Narnia se trouve une continuité entre ces croyances, comme au moment où figure chrétienne Aslan, danse avec "un jeune garçon, vêtu seulement d'une peau de faon avec, dans ses cheveux bouclés, des guirlandes de feuilles de vigne. Son visage aurait été presque trop joli pour un garçon s'il n'avait pas eu un expression si sauvage."
Lewis aimait les mythes grecques et nordique bien avant qu’il ne deviennent chrétien, et ses allégories considérées comme christiques nous apporte tout ce que le christianisme rejette, y compris cette danse sensuelle entre le dieu du vin et le Christ.
Aussi sublimes que soient ces rencontres entre anges et sorcières, shamans et animaux parlant, ces auteurs de fantasy ne nous offre pas seulement ces contes magiques insouciants des anciens auteurs de contes pour enfants tels que Lewis Carrol, E Nesbit ou JM Barrie. Les plus populaires de ces récents récits de fantasy sont toujours guidés par l’existence d’une prophétie. La mission de Frodon, détruire l’Anneau, est énoncée dans des termes rhétoriques typiques : "Si je comprends bien tout ce que j’ai lu, je pense que cette mission t’est destinée, Frodon ; et que si tu ne trouve pas un moyen de la mener, personne ne le pourra." La touche de comique chez Rowling essaie de s’écarter de ces prophéties maladroites, mais à la fin du dernier tome [le cinquième] Dumbledore a répété les mots de la prophétie à un Harry réticent : "Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche. (...) et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit..."

Le sens de l’ordre exprimé par une telle prophétie donne un ton religieux à ces histoires. Comme le dit William James, "S’il fallait une chose pour caractériser l’existence de la religion dans les termes les plus généraux, on pourrait dire qu’il s’agit de la croyance en un ordre invisible, Frodon doit abandonner l’Anneau, alors que les Lyra et Will de Pullman doivent renoncer à leur amour. Et nous apprenons progressivement que l’héroïsme d’Harry Potter prend la même direction. "Ta mère est morte pour te sauver" lui a dit Dumbledore. "Avoir été aimé si profondément même si la personne qui nous a aimé est morte, nous donne une protection éternelle."

En répétant l’idée que le vrai héroïsme correspond à de l’amour et de la pitié, il devient clair en atteignant ce sixième volume, que la série va se conclure avec un sacrifice suprême pour Harry. Aura t-il à détruire sa baguette ? A retourner chez les Moldus ? Ou un autre sacrifice que l’on ne peut pas encore imaginer ?

Il est pas nouveau de suggérer que occupe les places que Dieu a déserté. Wagner a dit il y a plus de cent ans que "quand la religion devient artificielle, c’est pour que l’art sauve l’essence de la religion." Mais il est crucial de se rappeler que, quelque soit le degré auquel ils remplissent les espaces anciennement occupées par la religion, ces livres le font dans un esprit de divertissement et non d’endoctrinement. Même Tolkien, qui était capable de prendre son travail très sérieusement, a une fois fait remarqué à un de ses correspondant "Le conte est en fin de compte l’analyse d'un conte, une œuvre de littérature, cherchant à avoir un impact littéraire."

Mais autant qu’on les apprécient, ces contes n’ont pas la même place que les anciens mythes. Ils ne demandent rien de notre part. On peut créer des clubs pour les admirer, mais pas d’églises pour canaliser leur autorité. Même ceux qui prétendent être des allégories religieuses sont des contes pour rassurer, et non des commandements à suivre pour vivre, aussi bien prisés des athées que des croyants. On pourrait dire que c’est infantile de la part des lecteurs de les apprécier, mais vous pourriez également dire que c’est très adulte de la part de ces lecteurs de satisfaire leurs désirs infantiles par des livres jeunesse plutôt que par des livres sacrés.
Cet article a été traduit par Haku pour Cittàgazze.com. Si vous souhaitez utiliser l'article sur votre site, intégralement ou non, veuillez s'il vous plait faire un lien vers Cittàgazze.

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Title : Un héros de notre temps
Date : 2005
Description : Traduction d'un article du Guardian Unlimited
Auteur : Haku
Source : Guardian Unlimited
Lien : http://books.guardian.co.uk/harrypotter/story/0,10761,1529558,00.html
Licence : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/
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Message par Min » dim. 24 juil. 2005, 23:32

Hé beh O_o ; chapeau et merci pour la traduction Haku ! :cool:
Article fort intéressant en l'occurence...
Même Tolkien, qui était capable de prendre son travail très sérieusement, a une fois fait remarqué à un de ses correspondant "Le conte est en fin de compte l’analyse d'un conte, une œuvre de littérature, cherchant à avoir un impact littéraire."
--> pas trop compris ce qu'il a voulu dire, maître Tolkien, là (c'est peut-être aussi parce que je suis un peu beaucoup endormie, d'accord :mrgreen: )

En tout cas, longue vie à la fantasy ! :-D
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Message par albator9188 » lun. 25 juil. 2005, 09:16

Woaw pour traduire tout ça O_o et merci! :mrgreen:
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Message par Luna » lun. 25 juil. 2005, 16:18

Merci pour la traduction, Haku! ^^
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Message par Haku » sam. 30 juil. 2005, 01:11

Heureusement que Nef a corrigé derrière moi...
C'est incroyable le nombre de trucs que j'avais zappé (traduire les titres en français, etc...)
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Message par Nef » sam. 30 juil. 2005, 09:18

fallait connaître en même temps. Pour savoir que Lovely bones c'est la nostalgie de l'ange en français, faut avoir lu le livre :). Il y a d'ailleurs un sujet sur ce livre.
Merci à toi Haku surtout :)
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Message par Iphigénie » mar. 02 août 2005, 11:18

Lovely bones, La nostalgie de l'ange ?
J'avais lu le bouquin, mais j'ai complètement zappé le titre original.

En tout cas, merci Haku !
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Message par Foradan » sam. 25 mars 2006, 20:34

Min a écrit :Hé beh O_o ; chapeau et merci pour la traduction Haku ! :cool:
Article fort intéressant en l'occurence...
Même Tolkien, qui était capable de prendre son travail très sérieusement, a une fois fait remarqué à un de ses correspondant "Le conte est en fin de compte l’analyse d'un conte, une œuvre de littérature, cherchant à avoir un impact littéraire."
--> pas trop compris ce qu'il a voulu dire, maître Tolkien, là (c'est peut-être aussi parce que je suis un peu beaucoup endormie, d'accord :mrgreen: )

En tout cas, longue vie à la fantasy ! :-D
Pour le passage en question
"The tale is after all in the ultimate analysis a tale, a piece of literature, intended to have literary effect."
, je comprend que "le conte, après tout, est dans l'analyse ultime....un conte, un morceau de littérature cherchant à avoir un impact littéraire".

J'a volontairement forcé la ponctuation : si je comprend bien (je dis ça parce que je crois me rappeler avoir déjà lu ça dans "faërie :essai sur le conte de fées"), un conte n'est rien d'autre qu'une suite de mots racontant une histoire dans un but littéraire (contrairement à un article de presse qui a un but informatif...); il disait ça pour casser l'idée que le conte était forcemment pour les enfants et à valeur éducative, moralisatrice, et ainsi de suite (mais j'avoue que hors, contexte, ça veut plus dire grand chose).

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Message par Min » dim. 26 mars 2006, 22:27

Eh bien merci beaucoup pour la précision, Foradan :-D
Pullman sur la même longueur d'onde que Tolkien ? Y a plus mauvais comme exemple^^... C'est vrai qu'ils ont bien été accusés tous les 2 de critiquer la religion... Enfin pour Tolkien 'faut vraiment chercher. Remarque on peut extrapoler sur tout et n'importe quoi, je suppose que c'est sans doute pour ça qu'il a fait cette observation.

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Re: Un héros de notre temps

Message par Hoffmann » lun. 27 mars 2006, 18:24

On pourrait dire que c’est infantile de la part des lecteurs de les apprécier, mais vous pourriez également dire que c’est très adulte de la part de ces lecteurs de satisfaire leurs désirs infantiles par des livres jeunesse plutôt que par des livres sacrés.
c'est bien vrai et heureusement!

merci beaucoup pour cet article haku :cool:
ou est qu'on peut trouver ce journal? je veux dire le guardian unlimited en général, pas le journal avec cet article là précisément.
encore merci tout les deux!

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