Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Pour se culturer entre amis et apprendre des choses qui n'ont rien à voir avec le monde de Pullman

Modérateur : Régents

Répondre
Avatar du membre
Nabubulle
Retour vers le Futur
Retour vers le Futur
Messages : 3572
Enregistré le : mer. 02 sept. 2009, 22:15

Message par Nabubulle » sam. 26 mai 2018, 22:02

Ah, The big Lebowski ! Il est très cool ce film :D Et la scène des cendres est anthologique, à graver dans l'histoire des scènes de films les plus comiques je pense ;)

- Terminator 2 : Dans la série "mes amis me font ma culture cinématographique populaire", j'ai enfin vu un Terminator. Le 2è et, m'ont-ils dit, le plus célèbre. N'ayant pas vu le premier ils me l'ont résumé en dix minutes et je n'ai pas eu de problèmes de compréhension. Ce que je retire de ce deuxième Terminator est que :
1) Quand on sait que c'est un des premiers films à lancer ce type de scénario c'est bien, mais il s'avère qu'ayant vu bon nombre de films ayant quasiment littéralement copié-collé ce scénar', je n'ai pas pu profiter pleinement de l'histoire et de la surprise que les premiers spectateurs ont peut-être eu à l'époque.
2) Le personnage de Sarah est incroyablement badass
3) La VF est à vomir
4) C'était marrant mais un peu longuet sur la fin
5) Je m'imaginais que la réplique culte "hasta la vista baby" surgissait dans un moment ultra-badass et en fait c'est juste la réplique d'un échec, donc j'étais un peu déçue.

- Hostiles : Je rejoins l'avis positif de SB et Haku sur ce western, atypique dans sa façon d'aborder les sujets. La photographie est magnifique. Quelques longueurs, mais rien de gênant par rapport à la beauté du film et la complexité des personnages ainsi que le travail sur les émotions et leur expression.

- En guerre : Stéphane Brizé + Vincent Lindon est décidément un duo qui fonctionne à merveille. Après Quelques heures de printemps qui m'avait bouleversé, puis le très dur et percutant La loi du marché, En guerre est une troisième réussite. Vincent Lindon est parfait et les acteurs qui l'entourent aussi, le sujet (la lutte d'ouvriers pour que leur usine ne ferme pas) bien traité, pas de longueurs dans ce film de 2h pourtant. Seuls bémols : la caméra qui bouge beaucoup (réalisme) et c'est pas agréable, la fin qui m'a rendu perplexe. En même temps, c'est difficile de faire une bonne fin sur un sujet comme celui-ci, j'ai beau réfléchir, souvent on tombe dans les trucs frustrants/éculés. Donc pourquoi pas. Au moins, cette fin a le mérite de prendre parti, de conclure, plutôt que de laisser le récit inachevé (solution que trop de réalisateurs aiment en ce moment).

- Everybody knows : En parlant de film inachevé, en voilà un, ENCORE, où la fin est beaucoup trop ouverte, et c'est bien dommage. Les acteurs touchent juste, l'histoire prenante même si on devine assez vite qui peut être impliqué, mais la fin est trop ouverte et c'est doublement dommage, car finalement ce qui se passe après m'aurait bien plus intéressé que ce qui est montré dans le film, que je vois comme une intro, finalement. C'était quand même un bon moment, par contre il faut absolument arrêter les placements de produit scandaleux, surtout pour un drone dans un mariage.

- L'Île aux chiens: Du grand Wes Anderson, ça bouge, on ne s'ennuie pas, c'est drôle (humour anglais), l'animation est très bien faite et originale (AMEN, pas de la vieille 3D qu'on nous ressort à toutes les sauces mais un vrai choix, avec un vrai travail esthétique), et ça fourmille de détail dans tous les sens, comme Wes Anderson aime le faire, à en saturer ses films. Dans The grand budapest hotel ça m'avait gêné, je trouvais que cette surcharge de détails esthétique, bien que charmante, rendait l'ensemble assez superficiel, un bon moment sans lendemain. Dans L'Île aux chiens, je suis plus convaincue, j'ai l'impression que cette surcharge de détails colle mieux au film et sert vraiment l'histoire. Je le reverrais avec plaisir ! Seul petit défaut : la chienne principale est d'une platitude incroyable, heureusement que sa jeune maîtresse relève le niveau. Oh, et la bande-son, signée Alexandre Desplat, est superbe, pour finir sur un point positif car vous DEVEZ aller voir ce film :D

Avatar du membre
Earwen
Une ptite pause avant le grand saut
Une ptite pause avant le grand saut
Messages : 4930
Enregistré le : sam. 21 sept. 2002, 10:38
Localisation : 221B Baker Street

Message par Earwen » dim. 27 mai 2018, 09:12

Je les ai tous vus adulte, les Terminator, et franchement le 1 est mieux. Le 2 a marqué ma génération parce que quand il est sorti on était gosses, mais le 1 a le charme des années 80, et il se la raconte moins que le 2 (le 2, gros budget, ils savaient déjà que ce serait un succès, c'est différent !).
La médiocrité n'admet rien de supérieur à elle-même, mais le talent reconnaît instantanément le génie. Arthur Conan Doyle

Avatar du membre
Rey
Une ptite pause avant le grand saut
Une ptite pause avant le grand saut
Messages : 4633
Enregistré le : lun. 13 sept. 2004, 16:21
Localisation : ailleurs

Message par Rey » dim. 27 mai 2018, 11:30

The big Lebowski fait partie des films que je n'ai jamais vus et qu'il FAUT que je vois. Avec Le péril jeune et délicatessen
Qu'est-ce que l'homme dans l'Univers ?
- Un néant à l'égard de l'infini
- Un tout à l'égard du néant
Un milieu entre rien et tout
Pascal

Avatar du membre
Nabubulle
Retour vers le Futur
Retour vers le Futur
Messages : 3572
Enregistré le : mer. 02 sept. 2009, 22:15

Message par Nabubulle » lun. 11 juin 2018, 23:10

Earwen a écrit :Je les ai tous vus adulte, les Terminator, et franchement le 1 est mieux. Le 2 a marqué ma génération parce que quand il est sorti on était gosses, mais le 1 a le charme des années 80, et il se la raconte moins que le 2 (le 2, gros budget, ils savaient déjà que ce serait un succès, c'est différent !).
Ouaip, du coup ça ne me donne pas envie de regarder les suivants !

@Rey : Il faudrait un jour que je vois également Le péril jeune et délicatessen !

Et mes collègues ont halluciné aujourd'hui en apprenant que je n'avais jamais vu Les bronzés font du ski.

Plaire, aimer et courir vite : Sympathique, on passe un moment vraiment chouette dans le milieu gay de la France des A.90. C'est drôle, sympa, beau, avec quelques jolis effets esthétiques pour ajouter à l'ambiance et de très beaux passages. Malgré tout, un personnage principal que j'ai trouvé franchement insupportable durant la première moitié du film. C'est fait exprès, mais c'était quand même dur à vivre.

La mauvaise réputation : Un super film féministe sur une jeune adolescente norvégienne d'origine pakistanaise que son père surprend avec un homme dans sa chambre. Et c'est le drame, à tel point que, pour éviter que toutes les jeunes filles pakistanaises du quartier ne fassent pareil et pour laver l'affront fait à la réputation de la famille, Nisha est envoyée dans la famille de son père au Pakistan. Contre son gré.
C'est bien fait, prenant, aucune longueur, des personnages justes, et c'est un énième film féministe ambitieux, cette fois-ci centré autour de la pression familiale et sociale autour de la réputation et de ce que joyeux terme englobe et implique. A voir :)

Avatar du membre
Haku
Archange
Archange
Messages : 5581
Enregistré le : ven. 13 févr. 2004, 20:50
Localisation : Ost!
Pourcentage avancement The Secret Commonwealth : 100
Contact :

Message par Haku » sam. 30 juin 2018, 13:30

Hé, mais j'ai omis pas mal de séances moi...

Solo
Genèse et jeunesse de Han dans une galaxie lointaine, très lointaine (où la vie a évolué de façon à engendrer des êtres humains aussi cons et vains que dans la nôtre, plus une flopée d'autres espèces toutes aussi irrécupérables)
Sur le moment, j'ai du passer un bon moment, quand bien même je n'arrive pas à raccrocher l'affaire temporellement dans l'univers de Star Wars (que vient faire ce perso qui apparaît à la fin alors qu'il est sensé être mort quand Anakin est petit... donc avant la naissance de Han???). Un mois plus tard, à peine, j'ai déjà pas mal oublié le contenu. Il y a de gentils jolis personnages pour les enfants en quête d'identification, mais bon, ça ne chamboule pas ma vision de la saga originelle...

L'Homme qui tua Don Quichotte
Un réalisateur de pub en panne artistique fait une virée dans le village où il a filmé son projet de fin d'études pour y découvrir qu'un autochtone n'a jamais quitté le rôle qu'il lui avait donné des années plus tôt : Don Quichotte. Le début d'un périple à la limite de la cohérence et de la réalité...
Terry Gilliam ne changera pas. Après vingt ans de déboire et des rendez-vous manqués, il nous livre enfin le film qu'il aurait du tourner avec Rochefort, Depp et Paradis il y a presque vingt ans. Les acteurs ont changé, le style du réalisateur pas trop. Absurdités, élucubrations et démesure guettent à chaque plan et chaque recoin de scénario. On regarde cela les yeux un peu écarquillés, se demandant où on nous mène sans trop avoir de réponses. C'est chatoyant, grandiloquent, bigarré, bordélique, bancal et pas très cohérent, assez étrange à mettre en parallèle avec l'histoire de la conception du film si jamais on l'a en tête. Grand film? Probablement pas ce qu'on attendait. Mais il y a au moins la satisfaction de voir l'oeuvre qu'un artiste voulait livrer de toute son âme...

Sicilian Ghost Story
Une adolescente se bat en Sicile pour retrouver son petit ami, fils d'un mafieux enlevé par les anciens complices de son père pour l'empêcher de parler tandis que tout le village regarde ailleurs...
Que dire ? J'avais lu que le film avait reçu ici et là un brillant accueil, qu'il revêtait un caractère fantastique pour se reculer du triste réel. J'y suis allé sans rien en lire/voir de plus. Ce fut... éprouvant. En fait c'est glauque et oppressant. Beau, mais juste sombre. On peut avancer que le fantastique disséminé ici et là par petites touches doit édulcorer le tout mais... non, soit je n'étais pas dans le mood, soit je n'y ai pas été sensible, mais c'est quand même remuant plus qu'autre chose. Réussi et maîtrisé (au point d'en accepter certains traits un peu gros dans la candeur des premières scènes), mais pas le genre de film à aller voir seul en seconde partie de soirée comme je l'ai frivolement fait...

Jurassic World: fallen Kingdom
Malédiction! Un volcan menace Isla Nublar et tous les petits dinosaures innocents qui y survivent (car, souvenez-vous, la vie trouve toujours son chemin). Alors car c'est pas bien de laisser les espèces mourir et que le gouvernement ne fait rien car c'est dieu qui a décidé de faire péter le volcan, la gentille madame aux talons aiguille du précédent film décide d'aider une grosse firme mercantile aux projets très très nobles (qu'ils disent) pour sauver les dinos (qui, souvenez-vous savent ouvrir les poignées de portes-fenêtres) en deux temps trois mouvements. Mais devinez quoi ? La firme mercantile a en fait des projet pas du tout très très nobles et... devinez re-quoi? Ca fini par merder! Heureusement, notre ami le dresseur de dino est de retour.
Bon, je suis devenu probablement vieux et con et ai perdu mon regard de gosse de huit ans. On évacue une île avec des tas de dino en l'espace d'une journée et une poignée de mercenaires (ce qui est évidemment une balade de santé, souvenez-vous du Monde Perdu en 1997). On les ramène sur le continent pour en faire de vilaines armes sans que personne ne réagisse (oui, bien sûr, des dinos sur une île et pas un seul service de sécurité ne s'en inquiète, y compris quand des mercenaires débarquent avec la finesse qu'on peut attendre d'eux), oui une petite fille orpheline peut faire tomber une multinationale en écoutant aux portes et devenant pote avec les premiers adultes qu'elle croise, oui on peut vendre des dinos vivants aux enchères comme des chiens de concours du jour au lendemain au fin fond du trou du c*l des Etats-Unis sans attirer l'attention. Et oui, on peut inclure des références-copiées-collées aux précédents films pour dire que l'on est toujours dans le même univers. Bon, je suis trop vieux pour ces conneries, comme qui dirait (et ça me fait pas mal de peine)

2001 l'odyssée de l'espace
Il y a 4 millions d'année, des primates voient un monolithe noir et découvrent la biomécanique du crâne soumis à un choc de fémur de ruminant.
En 2000, des types importants se prennent en photo devant un monolithe noir trouvé sur la Lune
Dix-huit mois plus tard, en 2001*, dans un vaisseau en route vers Jupiter, trois des occupants (dont un ordinateur HAL9000) en viennent aux mains (mécaniques). Le seul qui s'en sort voit bientôt des flashs de lumière très inquiétants (rien à voir avec Bohemian Rhapsody)

2001 au ciné, c'est le pied complet. Surtout les scènes d'espace. Et les minutes de noir complet avec juste de la musique. Pis après on a presque envie de tester le LSD :-D


*à la relativité de la distance Terre-Jupiter près
Her servant for life
"Si Will et Lyra étaient sur Citt', ils auraient sûrement été bannis" ©SB 2009
In Dust we trust

Image

Avatar du membre
Haku
Archange
Archange
Messages : 5581
Enregistré le : ven. 13 févr. 2004, 20:50
Localisation : Ost!
Pourcentage avancement The Secret Commonwealth : 100
Contact :

Message par Haku » dim. 08 juil. 2018, 21:34

Bon, ben, on continue...

Parvana
Afghanistan, 2001. Le père de Parvana se fait arrêter et laisse sa femme et ses deux filles seules avec l'unique fils de la famille âgé de pas plus de deux ans. Dans une société sans aucune tolérance envers les filles et les femmes, Parvana doit bientôt trouver un moyen d'aider sa famille et son père.
Ou comment ressortir le cœur essoré d'un film d'animation à la puissance épatante. Parvana raconte une belle histoire pour apaiser son petit frère et rendre le récit plus soutenable ? Pas sûr. C'est beau, triste, éreintant mais jamais défaitiste. Qui aurait pu croire qu'un film d'animation pourrait rendre accessible un sujet aussi rugueux à des enfants sans verser dans le manichéisme? Une réussite et un très belle.

Les Indestructibles 2
La famille de supers doit à nouveau déménager, car les dégâts causés continuent à ne plus passer dans l'opinion. Sauf que. Sauf que Monsieur et Madame se voient proposer une offre qu'ils ne peuvent refuser, car, voyez vous, il faut bien payer le loyer et que le retour en grâce des Super se fera à se prix. Sauf que, évidemment, tout n'est pas aussi simple qu'on le pense. Quoi que...
Les meilleurs agents secr... super-héros (rien de moins!) des quinze dernières années reviennent et on ne va pas bouder notre plaisir. Pixar délivre un cocktail riche en action avec des personnages hauts en couleurs devant lesquels on ne s'ennuie jamais. Ici et là pointent des réflexions pas inutiles bien qu'un poil superficielles, mais malgré le spectacle, l'humour et le plaisir éprouvé qu'on ne peut en aucun cas récuser, on ne pourra néanmoins que regretter le choix assez confortable de resservir une recette certes entraînante mais sage dans son contenu, dépourvue de l'originalité à laquelle le studio nous a autrefois habitué et dont la conclusion, même, a tendance à effacer l'originalité du premier volet. Bref, une suite. Comme Superman. Spiderman. Avengers. Thor. Etc.

Au Poste!
Une garde à vue d'un suspect-témoin ne se déroule pas du tout comme on pourrait s'y attendre...
Poelvoorde et Lustif en pleine absurdité. C'est parfois éminemment drôle et décalé à l'extrême avec de petits jeux de mise en scène mais au final que reste-t-il à part une équerre et pull qui fume?
Her servant for life
"Si Will et Lyra étaient sur Citt', ils auraient sûrement été bannis" ©SB 2009
In Dust we trust

Image

Avatar du membre
Nabubulle
Retour vers le Futur
Retour vers le Futur
Messages : 3572
Enregistré le : mer. 02 sept. 2009, 22:15

Message par Nabubulle » dim. 22 juil. 2018, 17:20

Oulalala, pas de visites de ma part sur ce topic depuis un mois ?! Diantre !

- Virus Tropical, S. Calcedo de Roux : Adaptation de la BD autobiographique du même nom, ce petit film d'animation est très chouette. La BO est super et bien adaptée au film, les dessins noirs & blancs un peu type Marjane Satrapi (c'est une association d'idée personnelle) sont chouettes, l'histoire est intéressante, même si les récits autobio' & autocentré qui pullulent de plus en plus dans l'univers de la BD et du ciné' me portent un peu sur les nerfs, c'était quand même bien, et celui-ci vaut le coup !

- Croc-blanc, A. Espigares : Film d'animation sorti cette année, il s'agit d'une belle adaptation du roman de Jack London. Le graphisme me faisaient un peu peur au début (je trouvais dans la bande-annonce que ça faisait jeu vidéo) mais rendent en réalité très bien. Le rythme est bon, l'histoire toujours aussi chouette :)

- How to talk to girls at parties, J. C. Mitchell : Inspirée d'une nouvelle de Neil Gaiman que je n'ai pas lu, voici un OVNI cinématographique délicieux, jolie métaphore de la découverte de la sexualité à base d'affrontements entre aliens à tendance art contemporain et humains punks. C'est drôle, stylé, le genre de comédie délirante que j'apprécie :D Et Nicole Kidman incarne une manager de groupe punk !

- Le dossier Mona Lina, E. Riklis : Sympathique, jolie prestation des deux actrices principales, mais il manque un truc pour que ce film décolle...peut-être des personnages secondaires (masculins) un peu moins manichéens !

- Parvana, N. Twomey : Je rejoins Haku, ce film d'animation, doublement primé au festival d'Annecy (prix du public et du jury), est une petite merveille. Les dessins sont magnifiques, avec des choix esthétiques originaux, et le scénario s'adresse autant aux enfants qu'aux adultes, sans manichéisme tout pourri et autres ficelles scénaristiques faciles que Disney n'aurait pas hésité à placer là (bim, c'est gratuit). Un film d'animation ambitieux, et ça me fait très plaisir ! :D

- A genoux les gars, A. Desrosières : Film féministe qui se déroule en banlieue, j'en suis ressortie perplexe. En fait, je ne m'attendais pas à ça, et tant le propos que la mise en scène (très réaliste, chapeau aux acteurs et actrices pour leur jeu également) porte matière à réflexion. J'aimerais bien en discuter avec des gens et je pense qu'il va falloir également que je lise des critiques dessus pour affiner mon avis x)

- Ocean's 8, G. Ross : Je suis pas fan des Ocean's à la base, et celui-ci n'échappe pas à la règle. C'est linéaire à mourir. Mignon mais pas extraordinaire quoi.

- Dogman, M. Garrone : Très belle mise en scène, un film bien rythmé, tension palpable, mais la fin n'en est pas une (c'est pire que frustrant), et l'évolution du personnage est par moment un peu incompréhensible, c'est dommage.

Avatar du membre
Haku
Archange
Archange
Messages : 5581
Enregistré le : ven. 13 févr. 2004, 20:50
Localisation : Ost!
Pourcentage avancement The Secret Commonwealth : 100
Contact :

Message par Haku » lun. 23 juil. 2018, 22:50

Woman at war
Islande. Une femme d'âge mur se bat contre les multinationales en faisant sauter les lignes électriques de l'île afin de tenir à l'écart les industriels qui menacent l'environnement. Son combat avance, et le point d'orgue est proche. Sauf qu'à ce moment précis, la demande d'adoption qu'elle a soumis des années plus tôt aboutit enfin. Entre la prise en charge d'une fillette et son combat, des choix vont s'imposer....
Cette petite pépite fait, dans la chaleur de l'été, un grand bien. Absurde, engagé, investi, le film mélange les genres mais embarque à sa suite le spectateur, scotché derrière la classe intergalactique de l'héroïne (ouais, chuis sûr que c'est une ancêtre de Ripley). Le ton et le rythme mènent la barque tambour battant (littéralement, serais-je tenté de dire) jusqu'à un final qu'on pourrait d'abord croire de trop mais qui, l'air de rien, rajoute quelques perspectives à la fausse légèreté de ce qui précède. J'adhère, et vive l'Islande.
Her servant for life
"Si Will et Lyra étaient sur Citt', ils auraient sûrement été bannis" ©SB 2009
In Dust we trust

Image

Avatar du membre
Nabubulle
Retour vers le Futur
Retour vers le Futur
Messages : 3572
Enregistré le : mer. 02 sept. 2009, 22:15

Message par Nabubulle » dim. 29 juil. 2018, 22:14

J'ai également vu Woman at war mais j'ai oublié de le lister (et je me demande encore comment étant donné que je l'ai recommandé à tous les gens avec qui j'ai parlé ciné dernièrement). Je partage l'avis d'Haku à une nuance près : la fin, qui m'a semblé quelque peu facile. Pas forcément de trop, mais un tout petit peu trop facile sur un passage (celui de la prison).

- The strange ones : Je pense être complètement passée à côté de ce thriller. Pour être honnête, j'ai hésité pendant tout le film entre "c'est un film raté" et "je passe complètement à côté". Je laisse le bénéfice du doute au film et je vais essayer de lire des critiques de presse pour voir ce que le reste du monde en a tiré. Par contre, ce qui est clair, c'est que le personnage principal m'a été insupportable.

- Come as you are : Grand prix du jury à Sundance, ce film nous raconte l'histoire de Cameron Post, adolescente de 16-17 ans surprise en train de faire l'amour avec sa copine. Nous sommes en 1993, en Pennsylvanie, et Cameron est envoyée par sa tante, qui l'élève, dans un centre chrétien de thérapie de conversion pour jeunes gays. L'objectif de ces centres, qui ont vraiment existé et existent encore (wtf ?), est de remettre ces adolescents dans le droit chemin de l'hétérosexualité.
J'ai bien aimé ce film. Il a le côté grand public des films de Sundance, donc pas trop approfondi sur le sujet (c'est pas un documentaire) ni trop intello, plutôt axé sur les émotions et l'expérience. Mais il est bien rythmé, assez posé et lent pour être un peu réaliste, il ne vire pas dans le pathos à l'extrême, et l'actrice principale (Chloe Grace Moretz) joue très bien son rôle et arrive à nous faire comprendre, à travers le côté très réservé de son personnage, son malaise face aux idées de ce centre. Les deux acteurs qui la soutiennent, Sasha Blane (la fabuleuse actrice d'American Honey) et Forrest Goodluck (The Revenant), sont convaincants et gèrent. Bref, j'ai passé un bon moment tout en hallucinant, avec humour, sur la profonde absurdité de ces thérapies de conversion. Un film qui mélange feel-good de l'été (c'est pas trop pointu) et sujet sérieux.

Avatar du membre
Nabubulle
Retour vers le Futur
Retour vers le Futur
Messages : 3572
Enregistré le : mer. 02 sept. 2009, 22:15

Message par Nabubulle » dim. 23 sept. 2018, 22:13

O_o O_o O_o O_o O_o O_o O_o O_o O_o O_o
RIEN DEPUIS JUILLET ?!
Mais qu'est-ce-qu'on a foutu ? Haku, où es-tu ?! Et où étais-je donc ?!
O_o O_o O_o O_o O_o O_o O_o O_o

Selon SensCritique, j'ai donc 22 films à commenter depuis mon dernier post...je vais diviser ça en deux, et attendre que quelqu'un enchaîne avant de mettre les onze suivants :p

- Love, Simon : Adaptation du roman éponyme (mais auparavant baptisé - de mémoire - Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens, ils ont changé lors de la réédition pour le film), teen movie autour d'un ado, Simon, lycéen sympathique, drôle, ayant une famille aimante et des amis gentils, mais qui vit en cachant à tout le monde son homosexualité. Bon, je ne vais pas vous en dire plus concernant l'histoire (il y a forcément un élément perturbateur, toussa toussa), et passer à la critique : je n'ai pas lu le bouquin, donc en terme d'adaptation je ne sais pas, mais Love, Simon est un très bon teen movie, qui s'inscrit un peu dans la lignée de Juno et Le Monde de Charlie. C'est drôle, coloré, bien rythmé, sentimental & romantique sans être dans l'abus, avec une romance par correspondance mail (la nouvelle correspondance épistolaire !), et très positif. Xavier Dolan en a même fait un commentaire hyper élogieux sur son instagram. Bref, je vous le recommande :)

- Central do Brasil : Un film restauré et qui est repassé en salle cet été. Je l'avais vu en 3è, dans le cadre de collège au cinéma et, en regardant la bande-annonce avant la projection d'un autre film, je me suis rappelée avoir déjà vu ce film et l'avoir adoré, sans pour autant me souvenir de l'histoire. J'y suis donc retournée, et c'était beau, poétique, et hyper émouvant. J'ai pleuré et c'était cool !

- My lady : Bon jeu d'acteur, cadrage cool, décor vraiment bien, mais il manque un truc au niveau du scénario pour faire décoller l'histoire.

- Mémoires d'immigrés, l'héritage maghrébin : Documentaire de Yamina Benguigui, réalisé en 1998. Elle en a également fait un livre. Il s'agit de témoignages de personnes issues de l'immigration maghrébine et qui parle de leur histoire et de leur arrivée/vie en France. C'est divisé en trois parties : les pères, les mères, les enfants. C'est riche d'enseignement, l'occasion d'en apprendre beaucoup sur l'histoire de cette immigration, et c'est vraiment à voir ! Si vous n'aimez ni le format documentaire (disponible sur youtube, au fait, et chaque partie dure 45mn) ni le format bouquin, vous pouvez vous rabattre vers l'excellent BD "Les Mohamed" de Jérôme Ruillier, qui adapte le livre.

- The Internet's Own Boy : Biopic autour de Aaron Swartz, un petit génie de l'Internet complètement méconnu et qui est à l'origine, entre autre, de la création du RSS ! Il a contribué à créer les licences Creatives Commons. Il s'est également battu pour le libre accès à la connaissance sur Internet, notamment les publications scientifiques, mais aussi en luttant contre les lois SOPA et PIPA aux States. Sa vie est dingue, et ce biopic permet de connaître ce jeune génie, décédé, et ce qu'il a apporté à l'Internet que l'on connaît. Le documentaire est également disponible sur youtube.

- Une pluie sans fin : Un film policier à la mise en scène incroyable, avec des décors somptueux (pluie tout le temps sur fond de vieille usine, en Chine) et des personnages bien travaillés même si parfois, les cheminements du personnage principal sont difficiles à comprendre. Le défaut majeur de ce film est sa longueur, car, justement, il y a des longueurs, et c'est dommage.

- Le crime de l'Orient-Express :Daube intersidérale. On est quand même allé au bout, mais heureusement que je ne suis pas allée au cinéma le voir ! Côté décor c'est affligeant tant on voit à quel point tout est en carton, côté personnage c'est le vide intersidéral, et côté scénario, pfffff, l'intro est balancée en avance rapide, il manque des bouts, tout va super vite, et après, il ne reste rien. Agatha Christie ne méritait pas ça. Comme quoi, il faut toujours se méfier des castings 10 étoiles.

- Mon nom est personne : Un western sympathique et amusant :)

- Lucky Luke : L'Adaptation avec Terence Hill. C'était vraiment pas brillant -_-

- On l'appelle Trinita : Sympathique !

- The fountain : Film de Darren Aronofsky autour de la mort, son acceptation et la vie éternelle. On alterne entre des passages dans le passé, dans le présent et dans le futur. Le propos est cool et bien amené, mais les passages dans le futur frôle le ridicule, la faute au fond vert surfait et complètement factice.

Avatar du membre
Nef
L'Autorité
Messages : 5982
Enregistré le : jeu. 05 sept. 2002, 21:34
Localisation : Lorient, bretagne !
Pourcentage avancement The Secret Commonwealth : 100

Message par Nef » lun. 24 sept. 2018, 08:43

Nabubulle a écrit :
RIEN DEPUIS JUILLET ?!
J'enchaîne comme ça tu pourras poursuivre ta liste ;)

Moi j'ai vu quelques trucs mais je n'en garde pas de souvenir particulier... le dernier en date était Darkest Mind et il a fallu que je me force pour y aller parcequ'il me restait des places de ciné pré-payées qui allaient expirer.
Il était sympa, un bon divertissement, mais on est dans le schéma classique de tous les films pour ados post-apocalyptiques de ces dernières années : il se passe un truc pas normal - les enfants font peur aux adultes - tuons/contrôlons les - les enfants se rebellent - les enfants gagnent une bataille - si ça marche on fait une suite pour leur faire gagner la guerre

Je trouve que la production cinématographique ces temps ci particulièrement ennuyeuse. On a le choix essentiellement entre les films de super-héros, les comédies franchouillardes à vomir et les films/drames à déprime...
Nef :)
Pas de gadgets, pas de Q !

Avatar du membre
Rey
Une ptite pause avant le grand saut
Une ptite pause avant le grand saut
Messages : 4633
Enregistré le : lun. 13 sept. 2004, 16:21
Localisation : ailleurs

Message par Rey » lun. 24 sept. 2018, 14:46

Ah, j'ai vu Les vieux fourneaux. C'était sympa ! Ca m'a donné envie de découvrir la BD.
Et Hôtel transylvanie 3 avec les enfants. J'ai été déçue.
Qu'est-ce que l'homme dans l'Univers ?
- Un néant à l'égard de l'infini
- Un tout à l'égard du néant
Un milieu entre rien et tout
Pascal

Avatar du membre
Haku
Archange
Archange
Messages : 5581
Enregistré le : ven. 13 févr. 2004, 20:50
Localisation : Ost!
Pourcentage avancement The Secret Commonwealth : 100
Contact :

Message par Haku » lun. 24 sept. 2018, 20:23

Nabubulle a écrit :Haku, où es-tu ?!
Ben chuilà... Mais je suis pas trop allé au cinéma. Je ne sais pas si c'est l'effet post-Coupe du Monde ou autre chose mais bon.
Donc

Roulez jeunesse!, d'Eric Judor
Un dépanneur se retrouve malgré lui (ou à cause de lui) à s'occuper de trois gamins qui ne sont pas les siens et dont il ne sait pas trop quoi faire. Mais peut-être est-ce là un bon moyen de remettre... de mettre un peu d'ordre dans sa vie... et ce n'est pas trop tôt.
Un étrange petit objet qui ne sait pas trop à quel genre il appartient. C'est drôle et c'est souvent voulu, mais ça n'empêche pas d'être aussi un poil désabusé et tragique. Eric J. s'en sort bien, mais on regrettera que la corde sensible est tirée ici et là de manière un peu trop évidente et que quelques clichés ne soient pas évités. Il n'empêche, le moment reste agréable.

Under the silver lake
Un trentenaire célibataire désœuvré et immature qui voit des animaux tomber des arbres décide soudain de rechercher sa voisine brutalement disparue. Il est bientôt convaincu qu'un vaste complot à base de messages cachés tout autour de lui se cache derrière le voile de la réalité.
Encore un joli exemple de film où la mise en scène ne suffit pas à sauver le reste. Le perso central est inintéressant au possible, le ton du film entre le 1e et le 628e degré agace, le propos fait bailler et les rebondissements se succèdent sous l'œil morne du spectateur indifférent que j'ai été. Et à contrecoup, je lis des tas d'éloges et notamment à plusieurs reprises que ce film constitue, paraît-il, une critique virulente de l'adulation de la pop culture. Ah ? J'ai juste vu (et baillé au point de me demander ce que je faisais dans la salle) un teubé paumé piétiner pendant un film entier d'absurdités en incohérences. Je crois que ça faisait longtemps que je n'étais pas passé autant à côté d'un film...

Thunder Road
Un flic qui vient d'enterrer sa mère, en mal de communication avec sa fille et en instance de divorce - excusez du peu - voit son monde peu à peu s'effondrer autour de lui à mesure qu'il prend de mauvaises décisions...
J'avais cru comprendre qu'il y avait un aspect de comédie dans ce film. En fait, c'est juste triste. Un type un peu trop brave et en manque de confiance qui perd tout ce à quoi il tient à force de mal réagir. Plus anxiogène que divertissant à mon goût. Sans compter la conclusion et ce qu'il en faut pour retrouver un semblant d'optimisme... (si jamais on peut appeler cela comme cela).
Her servant for life
"Si Will et Lyra étaient sur Citt', ils auraient sûrement été bannis" ©SB 2009
In Dust we trust

Image

Avatar du membre
Nabubulle
Retour vers le Futur
Retour vers le Futur
Messages : 3572
Enregistré le : mer. 02 sept. 2009, 22:15

Message par Nabubulle » mar. 25 sept. 2018, 22:09

Nef a écrit :
Nabubulle a écrit :
RIEN DEPUIS JUILLET ?!
J'enchaîne comme ça tu pourras poursuivre ta liste ;)

Je trouve que la production cinématographique ces temps ci particulièrement ennuyeuse. On a le choix essentiellement entre les films de super-héros, les comédies franchouillardes à vomir et les films/drames à déprime...
Merci ;)
Pour ta lassitude côté cinéma, mmmmh, peut-être que tu devrais essayer de taper dans les films moins grand public ? J'ai l'impression que tu regardes majoritairement des grosses prod' tout public, donc le problème vient peut-être du fait que tu te lasses de ce type de cinéma et des ficelles qu'il utilise ! Après, pas forcément, mais ça vaut peut-être le coup d'essayer :) Si tu veux, je peux essayer de te faire une liste de suggestions, avec un petit commentaire pour chaque film (j'adore faire ce genre de trucs). Peut-être que ça t'offrira de bonnes surprises !

@Rey : Après avoir vu le 2è, j'ai décidé de ne pas aller voir le 3è Hôtel Transylvania, je sentais que chaque suite allait être moins cool que la précédente. J'ai bien fait du coup...qu'est-ce-qui t'as déçue ? Le scénario, l'humour ?

@Haku : Youpi, il est de nouveau làààà ! :D Et comme tu as parlé d'Under the silver lake, je commence ma liste des onze derniers films avec celui-ci :

- Under the silver lake : J'ai été un peu plus réceptive que Haku concernant ce film, mais je suis d'accord avec toi concernant le fait que le très beau travail de mise en scène ne suffit pas à tout rattraper et qu'il aurait fallut mettre un peu plus de moyens sur le scénario. La mise en scène est superbe, mais le scénario, déjà très étrange, se perd en plus dans des détours-de-détours-de-détours, et on est soulagé quand ça se termine (n'importe comment) au bout de 2h30.
Mais en parallèle, l'humour absurde ne m'a pas dérangé, et j'ai trouvé ce film finalement très drôle dans les détails et dans ses velléités parodiques des théories du complot (tout tourne quand même en partie autour de ça) et du monde hollywoodiens. J'ai trouvé le personnage central assez fun : il est complètement inintéressant, oui, mais il est vraiment super drôle dans son décalage : dans les premières scènes, on le voit comme un beau gosse complètement obsédé et capable de mettre n'importe quelle femme dans son lit, et en parallèle, il est complètement teubé et courre les bras le long du corps. La scène où il rencontre le grand compositeur est glaçante.
Dans l'ensemble, je suis un peu mitigée : je le trouve faible scénaristiquement dans le sens où il se perd dans les méandres des déambulations du personnage principal et où on a du mal à dépasser le stade du second degré, mais très bon sur la mise en scène et drôle. Ah, et un collègue m'a dit également un truc que j'ai trouvé, après-coup, très juste : ce film semble truffé de références à d'autres films, qu'on a ou pas, mais qui sont visibles, voire trop visibles, et on se retrouve finalement avec non pas un film mais une accumulation de références.

- Happiness road : Film d'animation taïwanais. On suit une jeune trentenaire, vivant aux States, qui revient dans sa ville natale à Taïwan pour le décès de sa grand-mère. Elle y retrouve ses souvenirs et ses anciennes connaissances...on alterne entre des souvenirs et des moments présents, sur fond de crise de la trentaine. C'est chouette, drôle et les dessins sont vraiment sympas.

- Sang pour sang : Un vieux film des frères Coen, restauré récemment. Sympathique mais sans plus.

- La cité de la peur : Dans la série "je continue mes découvertes des films cultes populaires", je demande La cité de la peur ! C'est marrant, parce que ça fait écho à pas mal de gags présents dans Astérix & Obélix Mission Cléopâtre, et dont je comprends un peu l'origine maintenant. Après, c'est quand même un peu trop lourd pour moi. Quelque chose comme Bien mais pas top ;)

- BlackKklansman : Le dernier Spike Lee ! Il retrace l'histoire vraie d'un policier black qui a infiltré le Ku Klux Klan, lui s'occupant de la partie discussion téléphonique, et se faisant doubler par son collègue juif pour la partie en présentielle, les réunions de la section locale du KKK. C'est drôle, bien foutu, engagé, bref, c'est un Spike Lee bien réalisé, jamais plombant, toujours léger sans sombrer pour autant dans la légèreté de propos. La fin actualise la problématique du racisme et du KKK avec les récents événements de Charlotteville. A voir en VO, la VF doit perdre tous les gags sur les accents.

- Le monde est à toi : Comédie complètement barrée sur un homme qui vit de petites affaires dans sa cité (deal de drogue, etc.) et chez sa mère et qui, pour s'émanciper, rêve de monter un gros business : développer la franchise Mister Freeze au Maghreb. Mais pour cela, il lui faut des sous...
Cette comédie au trentième degré est très drôle, la bande-annonce me laissait extrêmement perplexe (j'hésitais entre coup de génie et daube intersidérale), mais ça valait le coup !

- Silent voice : Adaptation du super manga qui a cartonné en France ces dernières années, en sept tomes, sur le harcèlement. Bon, le manga est clairement meilleur : ce film est une bonne adaptation, mais la niaiserie semble décuplé à l'écran et dessert le propos.

- Sauvage : L'histoire d'un jeune de 22 ans, gay, qui se prostitue et vit dans la rue, en cherchant l'amour.
Raconté comme ça, ça a l'air horrible, et en fait ce film réussit à traiter ce sujet de manière assez positive (enfin, c'est un peu plus compliqué), optimiste peut-être, sans être pour autant complètement niais et décalé. Je ne sais pas comment l'expliquer : certaines scènes sont extrêmement dures, mais il y a à côté une vraie poésie dans la façon d'aborder la vie de ce jeune homme, de beaux moments de vie, de l'humour. On est pas dans l'horreur tout le temps, et on en ressort pas complètement déprimé. La mise en scène permet de faire naître l'émotion très facilement et avec subtilité, le jeu d'acteur est parfait. C'est un très beau film :)

- Burning : Tout Cannes et toute la presse s'est enflammée pour ce film, je m'y rendais donc avec enthousiasme, j'en suis ressortie un peu déçue. C'est un beau film, très poétique, avec un jeu d'acteur excellent et certaines scènes vraiment magnifiques, mais, entre ces scènes incroyables, il y a le reste. Reste qui s'avère moins prenant, et qui traîne en longueur. C'est bien dommage !

- Sofia : Une jeune femme se retrouve enceinte au Maroc et accouche discrètement dans un hôpital. Elle a ensuite 24h pour donner à l'hôpital le nom du mari (toute relation sexuelle hors mariage étant passible de prison) avant que ceux-ci ne déclare la naissance à la police.
Encore un film féministe maghrébin qui envoie du lourd en s'attachant cette fois-ci à la problématique des différences de classes sociales (mais pas du tout comme vous pouvez l'imaginer en lisant ces lignes). C'était vraiment intéressant, d'abord parce qu'aucun film féministe de ces dernières années n'avait abordé ce problème sous cet angle, ensuite parce que ça donne vraiment matière à réfléchir.

- Okko et les fantômes : Petit film d'animation japonais jeunesse aux dessins très choupis et super beau, qui nous raconte l'histoire d'Okko, une petite fille qui survit à l'accident de voiture tuant ses parents. Elle part vivre chez sa grand-mère, qui gère une auberge près de sources dites thérapeutiques, et y rencontre des fantômes qui vont l'aider à découvrir son nouvel univers, à accepter la mort et surmonter l'accident. C'est bien amené et parfait pour les enfants. De mon côté, j'ai adoré les graphismes, je trouve l'histoire super chou et en même temps limite trop enfantine par moment. Mais c'est un bon film d'animation jeunesse !

Avatar du membre
Earwen
Une ptite pause avant le grand saut
Une ptite pause avant le grand saut
Messages : 4930
Enregistré le : sam. 21 sept. 2002, 10:38
Localisation : 221B Baker Street

Message par Earwen » mer. 26 sept. 2018, 11:42

Rey a écrit :Ah, j'ai vu Les vieux fourneaux. C'était sympa ! Ca m'a donné envie de découvrir la BD.
Pas vu le film, mais voir les affiches m'a fait emprunter la BD et les deux premiers tomes sont super, il faut que je trouve les deux suivants !
La médiocrité n'admet rien de supérieur à elle-même, mais le talent reconnaît instantanément le génie. Arthur Conan Doyle

Répondre