Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

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Rey
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Message par Rey » jeu. 27 sept. 2018, 14:37

Nabubulle a écrit :@Rey : Après avoir vu le 2è, j'ai décidé de ne pas aller voir le 3è Hôtel Transylvania, je sentais que chaque suite allait être moins cool que la précédente. J'ai bien fait du coup...qu'est-ce-qui t'as déçue ? Le scénario, l'humour ?
Le scénar est vraiment léger-léger
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Message par Haku » mar. 02 oct. 2018, 20:44

Bon, les vacances démarrent. Je me suis un peu rattrapé.

Le Poulain, Matthieu Sapin
Un petit jeune se retrouve embarqué assistant communication dans l'équipe de campagne à la présidentielle d'une candidate, associé à une respo com' pour le moins fonceuse...
Je ne peux que constater une déception globale, malgré quelques idées sympas et une petite séquence alsacienne. Les candidats manquent totalement de crédibilité, la naïveté générale qui règne sidère quelque peu et l'évolution des sondages semblent régulièrement parachutée sans qu'on ne la relie trop à l'évolution de l'intrigue. Bref, c'est très léger, probablement trop d'ailleurs, alors que le sujet semblait vraiment en or. Dommage.

I feel good, Kervern/Delepine
Un quadra oisif se croyant génie débarque squatter chez sa soeur dans une communauté Emmaüs, avec l'espoir de monter sa boite de chirurgie esthétique low-cost à destination des "pauvres". Evidemment, ce n'est pas aussi simple.
Un film sympathique, grinçant comme toujours avec les deux zigotos à la baguette ; l'occasion d'une satire et dénonciation sociale conjuguées jouant sur l'absurde poussé à l'extrême avec un Jean Dujardin vraiment très con et vraiment très naïf. Du coup on rit, mais la conclusion, un peu soudaine et un peu parachutée laisse un sentiment d'inachevé. Comme s'il avait fallu conclure "comme il faut" mais qu'on n'avait pas su comment en arriver là.

Les frères Sisters, J. Audiard
Deux frères tueurs à gages sont expédié dézinguer un petit chimiste par une grosse huile dans la Californie de la ruée vers l'Or. Pourtant les deux frères vont vite se demander, après tant d'années, si ce coup-là ne serait pas celui de trop, ou le dernier, ou celui pour se remettre un peu en cause.
Une fois n'est pas coutume, un film de Audiard qui ne me donne pas de l'urticaire. Un western totalement atypique ceci dit, qui malgré des tas d'éléments incontournables du genre offre une variation assez bienvenue et parfois fort surprenante. Tant mieux, ça change, ça surprend, et c'est ce que j'aime.
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Message par Nabubulle » dim. 14 oct. 2018, 21:27

Rey a écrit :
Nabubulle a écrit :@Rey : Après avoir vu le 2è, j'ai décidé de ne pas aller voir le 3è Hôtel Transylvania, je sentais que chaque suite allait être moins cool que la précédente. J'ai bien fait du coup...qu'est-ce-qui t'as déçue ? Le scénario, l'humour ?
Le scénar est vraiment léger-léger
Ok, je fais bien de ne pas aller le voir alors ! :p

- Black Panther : Un fond politique léger mais bienvenue, sinon c'est la même soupe que d'habitude : univers artificiel, saturé de fond vert et de décors lisses au possible, personnages-cartons avec écrit en gros sur le front "je suis un cliché ambulant", scénario vu-revu-revuvu-revuvuvu. Étant donné que si je veux voir un film politique, je vais chercher quelque chose de plus poussé, je vois pas trop à quoi me raccrocher quand je regarde Black Panther. Hormis une scène qui a réussi à me mettre dans l'ambiance malgré tous le défauts cités ci-dessus (la scène du premier combat rituel), c'était juste...plat ? fade ? Je pense qu'il faudra que je regarde mon prochain film de super-héros dans 10 ans, peut-être qu'entre-temps ils auront réussi à se renouveler.

- First man : Pas mal, mais pas transcendant. Le problème avec les biopic, c'est quand même cette faculté à verser dans le mélo pur et dur dès que la vie personnelle de la personne (ici, Neil Armstrong) est abordée, au risque d'en faire des caisses. Mais par contre, c'était intéressant pour découvrir un peu la vie des astronautes à cette époque (entraînement, le deuil de ceux qui tombent, etc.), personnellement je n'ai aucune connaissance à ce sujet, donc c'était vraiment la découverte d'un milieu plus rude que ce que je pensais !

- Les frères sisters : Je ne suis pas fan de western, j'ai trouvé celui-ci sympathique, mais pas au point de l'apprécier comme Haku. J'ai eu du mal à éprouver de l'empathie pour les personnages, mais le développement de l'histoire est bien travaillé.

- Chris the swiss : Un documentaire dans lequel la réalisatrice part sur les traces de son cousin, un journaliste suisse, reporter de guerre, décédé dans des circonstances étranges lors du conflit en ex-Yougoslavie. Ce docu' mélange prise de vue réelle (on suit la réal' dans son voyage + interview des protagonistes encore en vie) et animation. La partie animation est vraiment très chouette, les interviews intéressantes. L'histoire en elle-même est triste mais permet de découvrir certains aspects du métier de reporter de guerre et de la guerre (celle-ci en particulier). Par contre, même si ce film est intéressant, le début est assez difficile : on a du mal à accrocher, je ne saurais pas expliquer pourquoi. Mais la suite vaut le coup.

- Brüno : Il y a quelques mois, j'avais découvert Borat, avec Sacha-Baron-Cohen, et je dois dire que Brüno m'a mis moins mal à l'aise, et c'est un bon point ! Alors que dans Borat, on avait clairement l'impression que certaines personnes en face étaient vraiment manipulées d'une manière assez hypocrite et mesquine, pouvant leur attirer de sérieux ennuis, ce n'est pas le cas dans Brüno, qui reste de la caméra cachée de haut niveau. J'ai bien ri :)

- Rafiki : Film sympathique sur deux jeunes femmes tombant amoureuses au Kenya, où l'homosexualité n'est pas tolérée, et, pour couronner le tout, alors que leurs pères respectives sont en campagne électorale l'un contre l'autre...C'est frais, bien filmé, poétique, un peu pop (notamment l'introduction), c'est un beau film mais auquel il manque quelque chose pour devenir mémorable. On reste peut-être trop à effleurer la surface.

- Nos batailles : L'histoire d'un père dont la femme quitte le domicile familial du jour au lendemain, sans explication, le laissant seul à devoir gérer leurs deux enfants lui qui, avant, se concentrait quasiment exclusivement sur son travail à l'usine. C'est beau, avec des performances impeccables de Romain Duris, des deux enfants et de tous les personnages qui les entourent.

- Shéhérazade : Bienvenue du côté des quartiers durs-durs de Marseille, où l'on suit Zach, mineur tout juste sortit de prison et qui rencontre la belle Shéhérazade, une ancienne camarade de classe du collège qui se prostitue. Ouai, ça a l'air pas drôle comme ça, mais en fait c'est un film ultra-positif, un curieux mélange entre le côté ultra-dur de ce milieu de jeunes à la dérive oscillant entre prostitution, deal, drogue, délits, et l'évolution de Zach qui découvre ce que c'est d'aimer. Il est spontané, amusant, pas méchant, et il y a vraiment de beaux discours (au sujet de la prostitution notamment) et une fin super cool et cohérente. Et l'acteur principal est parfait.

- Girl : L'histoire de Lara, 15 ans, qui veut devenir danseuse étoile et intègre une école de danse. En parallèle, elle commence son traitement hormonal pour changer de sexe, puisque Lara est assignée garçon.
Premier long-métrage, réalisateur né en 1991 (ouin), Caméra d'or à Cannes, Prix d'interprétation dans la sélection Un certain regard. Bref, grosse réussite !
Ce film est d'une poésie et d'une délicatesse incroyable, chaque scène nous embarque dans la vie de Lara, dans ses interrogations, ses douleurs, ses moments de bonheur. C'est beau, bien rythmé, et le film ne se centre pas sur l'acceptation de l'entourage (qui est globalement hyper bienveillant, vous pouvez le voir dans la bande-annonce), mais plutôt sur le ressenti de Lara par rapport à ce corps d'homme qu'elle déteste et qu'elle rêve tant de voir enfin transformé. L'interprétation est superbe, tous les personnages sont juste, en particulier celui de Lara qui, sublimé par la caméra, nous embarque vraiment. A voiiiiiiiiiir :D

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Message par Haku » dim. 28 oct. 2018, 22:25

Le procès de Neslon Mandela et des autres
Du procès de Mandela et des autres accusés en 1963, ne subsiste aucun film mais restent plus de 250h d'enregistrement audio. Deux journalistes sont allés à la rencontre des accusés encore en vie et de leurs proches pour leur soumettre des extraits du procès et recueillir leurs témoignages.
Un docu bien construit, captivant et instructif qui porte un éclairage assez utile sur l'appartheid, le procès et les profils très, très différents des accusés qui étaient assis à côté de Mandela. Des personnes aujourd'hui très âgées vous expliquent avec une désarmante sincérité la force intacte de leurs conviction et l'importance de leur engagement, plus de cinquante ans après les faits relatés.

Girl
Lara est née "garçon", mais est par tout les autres aspects de sa personnalité fille. Elle suit son traitement hormonal en parallèle à la réalisation de son rêve, devenir danseuse, ayant pour cela intégré un nouveau logement et une nouvelle école pour démarrer sa nouvelle vie, entourée par un entourage bienveillant. Ce qui ne l'empêche pas de cogiter tout en essayant d'aller de l'avant, toujours.
Un film à fleur de peau, qui remue beaucoup et qu'on prend du temps à digérer. Victor Polster est épatant. Le ton est maîtrisé et sobre, et quand il s'éloigne de cette ligne, c'est juste l'expression du mal-être de l'héroïne qui irradie l'écran. Ca ne se regarde pas avec du pop-corn, certes, mais qui a dit qu'on ne devait voir que des trucs qui explosent au cinéma ?

Dilili à Paris
Dilili a été expédiée en métropole pour l'exposition universelle de 1900. Alors que des fillettes disparaissent mystérieusement dans la capitale, elle décide de résoudre l'énigme, épaulée par Aurèle le conducteur de triporteur. Dans son enquête, elle sera amenée à rencontrer toutes les figures du Paris artistique, intellectuel et scientifique du début du XXe siècle... mais également une sinistre secte.
Le nouvel opus d'Ocelot, le papa de Kirikou, est un petit bonheur visuel. C'est beau, coloré, précis et ravit les yeux. C'est amusant de se promener à Paris, de croiser Pablo, Claude, Gustave, Marie et les autres, et surprenant de confronter cette fillette à une secte de misogynes qui tombent étrangement à point dans l'époque du MeToo. Les atouts sont étrangement aussi les faiblesses : la collection de personnages historiques (qui ravira les adultes qui joueront à reconnaître les uns et les autres) tourne parfois à l'album d'images et le ton trèèèèèèèès posé en toute circonstance de Dilili est parfois un peu crispant mais le tout reste un très joli objet visuel.

First Man
Dix ans ou presque de la vie de Neil Armstrong, premier homme sur la Lune, depuis ses années de pilote jusqu'à son retour de la Lune.
Un poil indécis sur le film. Le tout s'avère fascinant de bout en bout dans son aspect documentaire et son récit "intime" (mais aussi parcellaire) de la conquête spatiale (et du parcours d'Armstrong). Mais le suivi de Neil est décevant. L'homme est fermé, réservé et ressasse ses démons personnels, et le suivi est donc, au final, assez froid. C'est toujours aussi un peu le problème que j'ai avec les biopics - j'ai du mal à apprécier la chose comme une histoire quand elle est basée sur (uniquement) des personnages réels...
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Message par Anne-Emmanuelle » mar. 27 nov. 2018, 09:34

Jurassic World
Il est passé hier soir à la télé, je suis tombée dessus par hasard (j'ai dû rater les deux premières minutes du film) et je l'ai trouvé suffisamment bien fichu pour rester à le regarder jusqu'au bout. Même Polochon a accroché au point de lâcher ce qu'il était en train de faire.
J'ai trouvé ce film sympa. Alors oui, on retrouve des éléments indispensables à chaque Jurrasic Park/World : 2 enfants "perdus", un homme qui va les sauver, une dame affolée, un gros monsieur affolé qui se planque et se fait bouffer quand même, un dinosaure (puis DES dinosaures) en vadrouille, un méchant qui chipe les embryons quand tout part en sucette pour qu'on soit sûr de pouvoir faire un autre film derrière.

N'empêche que ça marche. Les vélociraptors sont convaincants en animaux obéissant à un chef, même humain, et le gros dinosaure génétiquement modifié est quand même bien flippant d'intelligence. (Même si je m'attendais à ce qu'il se retire son implant de géolocalisation, et j'ai eu raison.)

On est loin de la forêt très sombre du premier opus, où il n'y a que très peu de personnages. Là, on est vraiment dans un immense parc animalier avec spectacle, une immense foule, des bébé dinosaures pour amuser les enfants... C'est plaisant à regarder, ce ne sont pas que des fosses à animaux dangereux comme on le faisait avant pour les tigres et les ours dans les zoos.

Bref, j'ai bien aimé ce film, j'ai passé un bon moment devant ma télé.

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Message par Nef » mar. 27 nov. 2018, 10:35

En fait les similitudes avec le premier sont voulues, une sorte d'hommage/reboot.
J'ai surtout aimé reprendre l'idée avec un parc entièrement terminé, opérationnel et ouvert au public
Nef :)
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Message par Nabubulle » jeu. 06 déc. 2018, 23:04

@Haku : Le procès de Nelson Mandela et des autres, je voulais aller le voir mais il est passé super vite à Grenoble, je pense qu'il n'y a pas eu cinq séances (ce qui est assez rare), je suis dégoûtée ! :(

- Le poirier sauvage :
Par le réalisateur de Winter sleep, que j'avais beaucoup apprécié. Ici encore, il s'agit d'un long film qui déroule son histoire calmement, sans longueurs, avec un humour fin et une photographie très belle et chaleureuse. Un très bon moment de cinéma :)

- L'Amour flou : Romane et Philippe sont séparés mais décident, comme ils s'entendent bien, d'emménager dans deux appartements reliés par la chambre de leurs enfants. Inspirée de l'histoire des deux réalisateurs (Romane & Philippe), une bonne comédie atypique et positive sur la séparation. C'est terre à terre et drôle sans être surfait !

- Miraï ma petite sœur : Le dernier film de Mamoru Hosoda (Le garçon et la bête, Ame & Yuki les enfants loups, La traversée du temps, Summer Wars). J'ai eu la chance de le voir en avant-première sachant qu'il sort aux alentours du 26/12 en France. L'histoire est celle d'un enfant de quatre ans qui voit sa petite sœur, Miraï,rejoindre la famille. Heureux au début, il se met à lui en vouloir car ses parents ne font plus attention à lui et que Miraï étant un bébé, elle ne peut évidemment pas jouer avec lui...C'est drôle, niais comme seul les japonais savent le faire (c'est-à-dire bien), ultra-mignon, et en même temps très juste. Un vrai petit bijou qui se regarde avec plaisir et touche tout le monde :)

- La saveur des ramen : Une quête des origines familiales mêlées à des découvertes culinaires. Malgré quelques moments un peu trop niais, l'histoire est bien maîtrisée, c'est poétique et ça donne très faim.

- Heureux comme Lazzaro : Inspiré d'une histoire vraie, il s'agit d'un conte de fée contemporain prenant place dans la campagne profonde italienne. Lazzaro est un paysan d'une grande bonté, faisant partie d'une bande de paysans qui ne sont pas au courant que le servage a été aboli car la marquise pour qui ils travaillent ne le leur a jamais dit (et ça c'est la partie histoire vraie !). Ce film mélange conte de fée et fable sociale avec un humour qui touche juste et qui permet d'encaisser le propos pas si drôle que porte ce film. J'ai beaucoup aimé.

- Capharnaüm : Petit bijou brûlant de cinéma. Le premier plan est superbe, les prestations des acteurs (des amateurs) sont parfaites, l'histoire prenante, le tout dynamique et plein d'humanité. A voir !

- Cold war : L'histoire, au départ sympathique, se perd un peu en route. L'utilisation du noir & blanc est très belle, on a droit à une belle photographie. Mais bon, c'était pas mémorable non plus.

- En liberté ! : Une comédie décalée et sympathique, avec une très bonne scène d'introduction qui revient régulièrement dans le film comme running gag, et ça fonctionne. L'humour est parfois un peu lourd et pas très naturel, mais l'ensemble est sympathique.

- Finché c'è Prosecco c'è sperenza :Pas de titre en français. Bon, c'était du niveau d'un téléfilm, sur grand écran. Je n'ai pas grand-chose de plus à dire.

- A fairytale : Un film vraiment particulier, très travaillé sur le plan esthétique mais j'ai eu des difficultés à plonger dans le film, à cause de cet esthétisme trop forcé et du découpage du film en chapitres. Mais la fin justifie tout le reste, rend compréhensible l'histoire, et c'était un beau travail.

- Le grand bain : En cette fin d'année, la comédie française a du talent et dément un peu sa réputation ! :) Celle-ci est pas mal : pas d'humour forcé, pas de vannes en mitraillettes, non, juste une bande de mecs fragiles, sans artifices, qui essayent de se reconstruire à travers la natation synchronisée. C'est sincère, drôle, enthousiasmant. La fin est un peu bateau mais le reste bien sympa.

- Il Vizio della speranza :Pas de titre français. Un film particulier, quelques longueurs mais sympa dans l'ensemble. Les personnages sont attachants, certaines scènes très poétiques.

- Les fiancés :Un film de 1963 ! Bon, je n'ai pas encore le bagage cinématographique suffisant pour apprécier à leur juste valeur les vieilles œuvres cinématographiques, donc je l'ai trouvé intéressant mais longuet (pour un film d'1h15 seulement). En tout cas, recontextualisé (il y avait un débat après), c'était intéressant. Et le choix de la fin également.

- Les animaux fantastiques 2 : Déception. 2h de transition, assez prévisible dans l'ensemble, j'ai sincèrement eu l'impression que les touches d'humour étaient placées non pas par souci de cohérence mais pour respecter un sorte de chronomètre humoristique ("il faut une vanne toutes les dix minutes les mecs !"), tout comme les scènes d'action, l'apparition des animaux...bref, tout était assez artificiel. Heureusement que Jude Law, Ezra Miller et Eddie Redmayne était là pour le plaisir des yeux.

- Les filles du soleil : J'ai bien apprécié ! Jolie photographie, histoire intéressante et émouvante, même si on nous tire un peu trop vers le pathos par moment. C'était une belle découverte.

- High life : Mitigée. Des scènes vraiment originales et stylées, mais aussi du sur-gore et du sur-décadent.

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Message par Haku » lun. 10 déc. 2018, 22:08

Le Grand Bain
Une poignée d'hommes malmenés par la vie trouvent leur voie contre toute attente dans la natation synchronisée.
Assez indécis devant ce film qui m'a été vendu comme une comédie et qui tient quand même en soi pas mal du quasi-drame, tant les personnages sont tous un peu désenchantés et déprimants. Leur parcours est inattendu, mais on a aussi un peu de mal à comprendre comment ils en sont arrivés là (à faire de la natation synchronisée) ni comment ils arrivent à faire ce qu'ils font à la fin. Du coup, on a du mal à y croire et je suis ressorti un peu bougon car je pensais ressortir guilleret...

Amanda
Amanda perd sa maman bien trop tôt et c'est son oncle de 24 ans qui se retrouve soudain en charge de la petite puce. Une situation facile pour personne...
Peut-être pas aussi parfait et fabuleux que je ne l'aurais espéré et voulu, mais un beau film, délicat et poignant.

Les Veuves
Les veuves d'hommes ayant manqué un hold-up sont bientôt sommées de réunir la somme que leurs défunts maris doivent à un ponte. Alors que personne ne croit en elles, elles retroussent leurs manches...
Un film de hold-up qui n'y ressemble pas vraiment, et qui vous surprend une fois, deux fois, et plus. Une fort bonne surprise.

Sauver ou périr
A la brigade des pompiers de Paris, un jeune gradé frôle la mort et, défiguré, tente de se reconstruire avec le soutien de sa femme jeune mère.
Sérieux et appliqué, le film est intéressant par son côté documentaire sur la vie des pompiers, mais finalement assez sage et convenu sur le traitement personnel.

Les Confins du Monde
Un jeune soldat ayant échappé de peu à la mort dans l'Indochine française essaie de se reconstruire alors qu'autour de lui, le monde est un chaos...
Etrange, étrange film que celui-ci, qui filme la guerre par petites touches, semble se perdre autant que son héros et finit sur plusieurs non-dits.
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Message par Nabubulle » ven. 14 déc. 2018, 18:25

Mince, j'ai très envie de voir Les confins du monde, mais tu me refroidis un peu :(

- Leto : Un film qui nous fait suivre la vie de jeunes rockeurs en pleine Union soviétique, dans les A.80. Le scénario tient en trois lignes, ce qui compte, c'est surtout le travail esthétique, la très sympathique scène d'intro, les séquences musicales façon clip, le brin de poésie. Un très bel hommage aux pionniers du rock :)

- Les chatouilles : Un film dur et touchant sans être trash, sur la pédophilie, inspirée du vécu de la réalisatrice. Forcément, ça bouleverse, parce que le sujet est dur et sensible, mais c'est bien amené grâce à un bon travail de mise en scène.

- H2G2 : Pas mal pas mal, mais je pense que l'empilement de blagues absurdes, ça fonctionne mieux en version papier. J'ai bien plus ri devant le bouquin que devant le film.

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Message par Haku » ven. 21 déc. 2018, 16:58

Leto
Les débuts de Viktor Tsoï, icône de la culture rock russe des dernières années de l'ère communiste. Ou comment la jeunesse soviétique échangeait et se nourrissait de la culture rock européenne et américaine en essayant de trouver sa liberté, sa voie et un avenir par la musique...
Derrière un N&B léché, un vent de liberté, de contre-culture, d'émancipation et de jeunesse en roue libre frivolité planent sur ce simili-biopic qui enthousiasme avant tout pour son ambiance et ses clips-dans-le-film qui emballent le spectateur. Pour le reste, il manque parfois ici et là les références de pop-culture d'une époque que j'ai à peine connue, mais le tout se regarde avec plaisir.

Une affaire de famille
Japon. Une famille vivant de rapine recueille une fillette victime de violences familiales et l'intègre peu à peu à son microcosme dont l'objectif premier est la survie. La famille, cependant, a une définition d'elle-même très atypique.
Palme d'Or cette année, le nouveau film de Koreada Kirokazu n'est pourtant pas, de mon point de vue son meilleur. L'histoire est jolie certes mais un poil larmoyante malgré tout avec des aspects un peu glauques ou acides, au choix, derrière les façades de la plupart des personnages. Le message est discutable et la structure de l'histoire/mise en scène un peu bizarre également. On a envie de s'attacher aux personnages, mais au final, à part les enfants (comme souvent chez le réalisateur), on nous donne bien peu pour vraiment s'attacher aux grands. Moyennement emballé.
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Message par Poussimon » mar. 25 déc. 2018, 12:23

J'ai (enfin!) vu Les Crimes de Grindelwald et j'ai adoré :B
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Re: Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Message par Haku » dim. 30 déc. 2018, 22:21

Le Retour de Mary Poppins
Michael Banks a bien grandi depuis qu'il essayait de prononcer Supercalifragilistisetc... Il s'est marié, a eu trois grosses, est devenu veuf et a accumulé de grosses dettes, tant et si bien que la maison de famille pourrait être saisie. Alors quand on cherche des vieilleries dans le grenier pour sauver la baraque, c'est Mary qui revient et y'a du boulot ma bonne dame. Des gosses qui n'ont pas appris à imaginer, un père qui a oublié d'être père et des banquiers de 1929 qui ont envie de nouvelles baraques...
A défaut d'être innovant (le copier-coller est parfois un peu scandaleusement évident), le retour de Mary dépoussière le film précédent. Les gosses font toujours des bouilles à bouches bées répétitives, on danse avec des allumeurs de lampadaires plutôt que des ramoneurs, et on batifole dans un dessin animé. Cela dit, les moyens sont mis sur la table et du coup, on fait les choses en grand. C'est coloré, pimpant comme une boîte de Quality Street, et permet aux acteurs de s'amuser joyeusement (Meryl Streep part dans un grand trip comme elle seule en a le secret), et pour peu qu'on se donne la peine de voir ça avec les yeux d'un (jeune) enfant (bien sage) c'est plutôt plaisant, même si les vils scénaristes profitent de toutes ces frivolités pour au final vous planter un poignard dans le dos à vous les adultes, en vous ressortant de la naphtaline quelques références violemment lacrymogènes à ce film original que vous avez vu dans votre tendre et innocente enfance voici 25 ou 50 ans. Et du coup, vous n'avez plus envie que d'étreindre votre nièce à vos côtés pour vous en remettre. Sauf que, couillon, vous n'êtes pas venu avec elle. Alors bon, voilà, c'est facile, un peu fainéant sur le scénario mais ça marche quand même, malgré le déjà vu et la fascinante et terrifiante question ultime : comment Lin-Manuel Miranda, le souriant chanteur, pourra-t-il devenir le Lee Scoresby de nos rêves ?

Miraï ma petite sœur
Kun devient grand frère. Sauf que vu que ça veut dire qu'on s'occupe moins de lui, il n'aime pas ça. Pas du tout. Du coup, il n'aime pas non plus Miraï sa petite sœur, et il n'aime plus non plus ni Papa, ni Maman. Et alors qu'il rumine sa bouderie, le jardin devient magique et il se retrouve nez à nez avec petite sœur devenue ado, avec papy qu'il n'a pas connu et avec son chien, devenu adulte ronchon. Alors ouaip, ça triture votre cerveau ce genre de rencontre, et remet la famille en perspective ainsi que votre propre place dans leur microcosme... Ce qui n'est pas forcément à la portée du premier grand frère venu, surtout lorsqu'il n'a pas plus de cinq ans...
Un dessin animé avec pour protagoniste un gosse qui sait à peine faire du vélo, ça ne veut pas forcément dire une friandise sucrée où les tiges de parapluies sortent des phrases lacrymales du genre "ils ne t'ont pas même dit au revoir". Les Japonais l'ont bien compris : Tombeau des Lucioles ou Totoro, c'est pas toujours la joie d'avoir un gosse qui glousse comme un petit chat. Et Hosada, entre deux séquences kawaï arrive à nous parler famille, parentalité, enfance, fratrie, soralité, transmission, secrets et histoires familiales, relations humaines, doutes, passé, choix, passage à l'âge adulte, espoirs et relations humaines. Yep. Alors que le gosse balance des trucs à son chien et glousse quand sa sœur-du-futur le chatouille. Et pas besoin de regarder ça avec les yeux d'un jeune enfant sage pour apprécier et effectivement, se voir surpris des chemins empruntés et de l’œil humide qu'on se découvre par moment, même sans nièce dans le siège à côté.

Tous en scène (1953)
Un acteur de comédies musicales à la recherche de sa gloire passée se retrouve embarqué aux côté d'une jeune et prometteuse danseuse dans une production qui part dans tous les sens mais surtout dans le mur... Peut-être, réalisent-ils, qu'il est tant que les producteurs se content de produire plutôt que de décider.
Découverte de ce petit bijou où les acteurs jouent avec leur statut (Ava!), où Cyd Charisse est forcément épatante, Fred a la classe, et où les morceaux de bravoure musicaux s'enchaînent. Ca se regarde avec plaisir, et même si ça n'égale pas (l'inégalable) Singin' in the Rain, c'est joyeusement entraînant.
Her servant for life
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Rey
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Re: Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Message par Rey » mer. 02 janv. 2019, 10:54

J'ai aussi vu Le Retour de Mary Poppins hier. Les enfants ont beaucoup aimé. J'ai trouvée superbe la chorégraphie des allumeurs de réverbères. Mais j'avoue m'être quand même un peu ennuyée au final. Bon, peut-être qu'après le réveillon, ce n'était pas le meilleur moment mais sur les 2h11, j'ai trouvé pas mal de longueurs. D'ailleurs, je n'ai pas trop compris l'intérêt de la cousine. Bien que je mette pas en doute le talent de Meryl Streep.
J'ai trouvée top Emily Blunt dans le rôle de Mary. La cuisinière / femme de maison est géniale aussi.
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Re: Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Message par Nabubulle » jeu. 03 janv. 2019, 22:44

Miraï ma petite soeur est trop mignon, ouiiii :D

- Pupille : Un très chouette film français autour du processus d'adoption d'un petit pupille, suite à un accouchement sous X. Le film commence avec ledit accouchement et s'achève lorsque le bébé est confié à sa nouvelle famille. C'est beau, délicat, et ça retranscrit bien le travail des différentes personnes participant au processus. Bref, très chouette :)

- Pachamama : Film d'animation sympathique au niveau de l'animation et de l'esthétique, et sans surprise aucune au niveau du scénario. Dommage !

- Une affaire de famille : Palme d'or à Cannes. Kore-Eda, le réalisateur, est un de mes réalisateurs favoris depuis que j'ai découvert son fantastique film Tel père, tel fils. Dans Une affaire de famille, il analyse encore une fois, et d'une nouvelle manière, les liens unissant les individus, et la notion de famille. J'ai bien aimé, que ce soit les personnages ambigus, auquel je me suis attachée mais qui sont vraiment très complexes, que l'histoire et ce qu'elle montre des liens entre les gens. Et puis, il y a ces brefs instants de bonheur, fragiles et que l'on sait éphémères, ces moments hors du temps, drôles et poétiques, qui parsèment le film.
J'ai très envie de regarder à peu près toutes les critiques du film qui ont été publiées, et surtout, j'aimerais bien avoir l'analyse des Cahiers du cinéma, il va falloir que je cherche dans les bibliothèques.

Par ailleurs, dans le but de combler en partie mes lacunes abyssales concernant le cinéma d'avant (comprendre : d'avant les années 2000, hum hum), j'ai regardé quatre films, dont trois de Godard, faisant partie de la Nouvelle Vague.
Ce qui m'a permis de découvrir Jean-Paul Belmondo (je crois que je l'avais jamais vu dans aucun film) et Brigitte Bardot jeune !

- A bout de souffle : Jean Seberg & Jean-Paul Belmondo sont fascinants à l'écran, l'histoire sympathique, le style agréable, mais la lenteur du film devient longueur au fur et à mesure, et c'est dommage. J'ai d'ailleurs eu le même problème avec Pierrot le fou --> plus le film avance, plus son emprise sur moi s'essouffle alors qu'au début, je suis vraiment dedans !

- Le mépris : Je n'ai pas vraiment apprécié, j'ai trouvé ce film lent, dépourvu de substance et le message, finalement, m'a échappé.

- Pierrot le fou : Même chose qu'A bout de souffle, agréable et très bien au départ, le film s'essouffle progressivement et à la fin je ne souhaitais qu'une chose : qu'il se termine, enfin. Sinon, je sais pas si c'était une période, mais en tout cas une fois qu'on en a vu un on devine assez facilement comment ça va se terminer. Par contre, certaines répliques, notamment du personnage de Pierrot, sont vraiment superbes.

- L'Année dernière à Marienbad : Bon sang, j'ai détesté. Mais je l'ai senti venir quand j'ai vu qu'il avait remporté un Lion d'or à la Mostra de Venise, car il s'avère que, souvent, les films primés à la Mostra sont des films que je n'apprécie pas du tout, pour une bonne raison : je passe à côté. Trop expérimental/recherché pour moi, et ce film de Resnais ne fait pas exception : au début, j'étais dedans, mais la redondance infinie des scènes et des dialogues comme unique moyen de faire avancer l'histoire, les personnages insipides et comparables à des vampires, c'était beaucoup trop pour moi. Je pense sincèrement avoir décroché au bout de vingt minutes, et être allée presque au bout uniquement par obstination. J'ai craqué et fais avance rapide sur les dix dernières minutes. Un jour, peut-être !

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Re: Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Message par Earwen » ven. 04 janv. 2019, 14:28

Petite question, pour celleux qui ont vu Miraï ma petite soeur, pensez-vous que je peux le montrer à ma fille de 4 ans et demi ? Ou trop jeune ? (Sur le fond et d'éventuelles scènes difficiles, je veux dire, sur la durée c'est bon, elle tient un long métrage - et de toute façon on peut le faire en 2 fois.)
La médiocrité n'admet rien de supérieur à elle-même, mais le talent reconnaît instantanément le génie. Arthur Conan Doyle

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