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Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Pour se culturer entre amis et apprendre des choses qui n'ont rien à voir avec le monde de Pullman

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Anne-Emmanuelle
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Re: Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Message par Anne-Emmanuelle » jeu. 14 févr. 2019, 10:21

Avant-hier soir j'ai vu la 2e moitié de Mr. and Mrs. Smith. C'était rigolo, ça m'a donné envie de voir aussi le début.
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Haku
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Re: Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Message par Haku » lun. 18 févr. 2019, 22:55

L'Ange
Argentine, années 70. Un petit blond à la gueule d'ange se découvre un dada pour les combines, puis le vol, puis commence à faire joujou avec un flingue. Du coup le pays est sans dessus-dessous.
C'est joli, fascinant et assez sidérant, car le parti-pris, assez inattendu, semble être de suivre les méfaits de notre jeune et inconséquent protagoniste par le biais de son œil jeune et inconséquent, au travers duquel un meurtre a quelque chose de comique, d'anodin ou de ludique, quand la victime involontaire adopte un comportement des plus inattendus. L'acteur principal crame la pellicule et fascine l'objectif et on se demande si, nous aussi, à d'abord accepter sans grand effroi ses actes, on ne serait pas non plus sous le charme. Et donc finalement pris un peu à froid.

Edmond
Edmond Rostand doit écrire une nouvelle pièce; elle parlera d'un Gascon nommé Cyrano mais en dehors de cela, l'inspiration est un peu en berne. Entre un acteur principal qui en fait des tonnes, des divas qui font leurs caprices, un ami qui s'embarque dans des amours rocambolesques et Labiche qui fort de son succès le prend de haut, Rostand a un peu de mal à savoir comment tout cela va finir...
La génèse de Cyrano, enlevée, colorée et si probablement approximative au niveau historique en tout cas très réjouissante. Gourmet en fait des tonnes mais passe comme une lettre à la poste et la plupart de la distribution, pas forcément connue, livre une comédie plutôt intelligente et réjouissante. Et évidemment, on n'a d'autre envie que de relire Cyrano après cela...

En Liberté
A la mort de son mari flic, une femme découvre que celui-ci était bien loin de l'être idéal qu'elle s'imaginait, au point de se retrouver bientôt entièrement focalisée sur le type innocent qu'il a fait incarcérer pour couvrir un de ces larcins. Madame décide alors de prendre soin du jeune libéré, mais le type est lui-même loin d'être tout blanc. Ou très stable. Très vite, tout ce qui peut déraper dérape...
Une comédie un peu barrée, pleine de bonnes idées mais qui peine à se conclure. Dommage, car il y a plein de jolies choses à garder malgré tout.

Phantom Thread
Un Dieu de la haute couture ultra-rigide s'entiche d'une jeune femme après tant d'autres et en fait sa muse. La vie n'est que luxe, textile et volupté. Il a ses vues, elle a ses envies et sa vie. Ils se frôlent, se regardent, se marient, se tournent autour. Chat et souris. Jeu de pouvoir. Qui domine réellement l'autre ?
Beauté, luxe, élégance à chaque plan, regard envoûté, attention captée, régal des yeux. Cette petite danse entre robes et mannequins nous entraîne dans de sordides histoires de jeux de pouvoir domestique, deux scorpions qui se retrouvent dans une même boîte. Et c'est très, très plaisant.

La Mule
Papy Clint a négligé sa famille et n'a plus un rond. Alors il accepte de faire la mule pour convoyer des gros sacs entre deux points des Etats-Unis d'Amérique. Ce qui paye très bien, même si c'est de la drogue. Très vite, il a plein d'amis Mexicains tels que Trump adore les détester. Il blague avec eux, tout ça. Mais évidemment, un méchant Chicano prend le pouvoir à la place de l'autre Mexicain (tout aussi connard, mais vu qu'il sourit et est sympa avec Clint c'est moins grave) et du coup, Clint se retrouve avec la pression. D'autant qu'il réalise que la famille c'est important...
Clint a la classe, on le sait. Clint est droit, même si vieux et tout ridé. Il maîtrise au cordeau les plans, les mouvements de caméra, et bien plus. Question subtilité, par contre, on a connu mieux. Le message est assez téléguidé, les intrigues parallèles assez pesantes et raccrochées, et les personnages dans l'ensemble assez caricaturaux. Reste de jolies images et la présence indéniable d'un immense gaillard au centre de l'écran.

Dragons 3
Hiccup-Harold grandit et on commence à lui parle de mar- et de -iage. Pis justement, une madame-Crocmou débarque d'on ne sait où en même temps qu'un vilain chasseur qui chasse - devinez quoi ? des furies-nocturnes. Du coup, Il est temps de prendre les choses en mains, même si ça signifie déménager Burk et apprendre à un dragon solitaire les techniques rudimentaire de la drague vikking et... à le laisser partir s'il en a envie (à moins que ce ne soit vous qui en ayez envie) ?
Ultime tome (qu'ils disent) des aventures de Crocmou et de son humain. Visuellement, le résultat est édifiant puisque c'est au minimum beau à peu près tout le temps. Le plaisir est indéniable, on suit sans souci l'aventure (quoi que les décisions stratégiques militaires laissent sans voix) mais néanmoins, scénaristiquement, sans pour autant dénigrer le tout, je suis assez indécis. Déjà c'est bien gentillet de voir des petits dragons faire leur parade amoureuse pendant trois plombes, mais surtout le message général du film est fort surprenant (spoiler: vivons heureux, vivons sans nous mélanger - le mélange c'est mal et dangereux, autant être chacun dans son coin, c'est mieux pour tout le monde, surtout après avoir prôné l'inverse dans les 2 précédents films). Du coup je garde les deux premiers en tête et dans mon cœur bien précieusement et le troisième ben, il reste comme un film qui se finit par (SPOILER: un mariage)...

La Favorite
A la cour de la Reine Anne, la favorite (dans tous les sens du terme) place sa cousine sans le sou parmi les domestiques, jusqu'à ce que celle-ci trouve grâce auprès de sa Majesté. Bientôt, entre cousines, les relations se tendent tandis que la guerre contre la France fait venir continuellement le Prime Minister et le chef de l'opposition auprès d'Anne. Qui semble surtout s'intéresser à ses lapins, et à ses femmes de cour. Comme quoi les massages plantaires ne sont pas l'exclusivité de certaines mairies françaises.
Etrange film, filmé étrangement à coup de fisheye et travelings circulaires. Grandes coiffures, riches costumes, nobles personnages. Et grosses perversités et coups-bas à la cour entre deux courbettes coincées. On ne sait pas trop si on doit en rire ou en pleurer, mais l'approche est singulière. Qui sera la plus cruelle envers sa, ses rivales ? Ah, et c'est cool de reconnaître certaines salles de la Bodleian Library d'Oxford pendant le film :)
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Soldat Bleu
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Re: Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Message par Soldat Bleu » jeu. 07 mars 2019, 20:12

Ai bien du revoir Cloud Atlas 3-4 fois ces jours-ci. M'en lasserai jamais. Pas depuis 2014 du moins. Ça partie de ces rares films qui ont une densité aussi forte qu'un roman. J'adore ce type de sujets, très généraux mais qui touchent tout le monde, c'est à la hauteur d'À la croisée des mondes pour le côté épopée. J'adore la musique aussi, les personnages, les histoires dans l'histoire.
L'aspect végétarien, et clairement la lutte contre la surinterprétation Darwinienne de la société avec la réplique principale :
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Re: Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Message par Poussimon » ven. 15 mars 2019, 13:33

Y'a pas longtemps j'ai regardé sur Netflix Isn't it romantic avec Rebel Wilson et Liam Hemsworth. C'est l'histoire d'une nana qui a passé son enfance à rêver devant les comédies romantiques, et un jour, suite à un accident, elle se retrouve propulsée dans un univers parallèle de comédie romantique justement. Au début, ça l'amuse, tout est tout beau (rues toutes propres avec des fleurs partout et des boutiques de cupcakes partout), tout le monde est adorable, mais au bout d'un moment, elle commence à trouver ça un peu too much et aimerait bien rentrer chez elle, et pour ça elle fait tout pour vivre tout le scenario bateau des romance movies. C'est frais, très drôle, ça tacle gentiment les romances, en plus j'adore Rebel Wilson. Un gros coup de coeur!
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Re: Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Message par Nabubulle » ven. 05 avr. 2019, 21:05

@SB : J'ai toujours pas vu Cloud Atlas, et une amie m'en a parlé récemment, elle l'a découvert il y a peu et a adoré. Il faudrait vraiment que je trouve le moyen de le voir dans des bonnes conditions...

- Minuscule 2 : Décevant. Autant j'avais apprécié l'originalité et l'aspect sympathique du premier volume, autant cette fois-ci, je me suis profondément ennuyée. L'animation est toujours aussi sympa, mais le reste est inexistant, le scénario tient en une demi-ligne et il y a tellement de longueurs qu'on sent que les réal' ont galéré pour sortir un long-métrage à partir d'un pitch aussi court. Ils ont dû étirer, étirer...et ça se ressent. Toutes les ficelles du premier sont réutilisées, mais sans le moindre scénar', forcément, ça ne prend pas.

- Funan : Une belle claque cinématographique, avec ce film primé à Annecy l'année dernière. J'ai beaucoup aimé les dessins. L'histoire, quant à elle, est très bien amenée mais terriblement triste puisqu'elle traite des populations civiles pendant le génocide khmer rouge, on suit l'histoire d'une famille. Paquet de mouchoirs recommandé.

- Sexe sans consentement, Delphine Dhilly : Un documentaire disponible légalement sur youtube (chaîne de l'émission Infrarouge de mémoire), d'une cinquantaine de minutes, où six femmes témoignent d'une expérience sexuelle non consentie qu'elles ont subies au début de leur vie sexuelle. Les témoignages sont entrecoupées de réponses d'hommes, interviewés en festival/à la plage, à la question "c'est quoi le consentement ?". Le montage est classique, le propos efficace. C'était très bien. Et c'était une recommandation du podcast Les couilles sur la table, la réalisatrice avait été interviewée. Si seulement plus d'hommes pouvait visionner ce documentaire...

- Green Book : Biopic sympathique sur l'histoire d'un videur italien recruté par un pianiste noir pour lui servir de conducteur et de garde du corps lors d'une tournée dans les États du Sud des EUA, en pleine ségrégation. Schéma narratif classique mais un film sympathique avec un duo d'acteur qui fonctionne bien !

- Vice : Un biopic fantastique sur le vice-président de George W. Bush : son parcours et son influence lors de la présidence de Bush (la guerre en Irak, par exemple). Des biopics de cette qualité, c'est rare : le fil narratif est original, on passe tout le film à se demander quel est le lien entre le narrateur, que l'on aperçoit régulièrement à l'écran, et Dick Cheney, et on voit pas venir la réponse avant qu'elle n'arrive. Il y a beaucoup d'humour pour éviter que le propos ne soit lourd. Zéro pathos ridicule. Et tout est bien expliqué, vulgarisé, pour que le spectateur, même peu au fait de la politique (américaine mais pas que), ne se sente pas perdu. C'était édifiant, intéressant, brillant. Je veux du biopic comme ça plus souvent !

- Celle que vous croyez : J'aime bien Juliette Binoche mais je suis pas hyper fan des thrillers de ce genre. Je trouve toujours ça tiré par les cheveux.

- Ma vie avec John F. Donovan : Le dernier Xavier Dolan, pas mal mais pas dingue. Il joue trop avec des codes d'un certain cinéma hollywoodien que je n'aime pas (un côté rétro-vieillot, une image très artificielle du fait de la retouche et de la lumière, et un surjeu insupportable de la part des acteurs). Ah, et j'ai eu l'impression qu'à travers la discussion entre l'acteur et la journaliste, il tentait de justifier son scénario, et comme c'était bancal, ça m'a pas vraiment enthousiasmé. Mais il y avait quand même des bons côtés. Comme le début.

- Eternal sunshine of the spotless mind : Un chouette film datant de 2004 (de mémoire), avec une belle esthétique, sur la séparation. On suit un personnage qui vient de se séparer de sa copine et qui apprend que cette dernière s'est fait effacer de sa mémoire tous leurs souvenirs communs. Il décide alors de faire pareil pour ne plus souffrir...pour finalement prendre conscience qu'effacer tout ça, c'est quand même terriblement dommage. Et je ne vous spoile rien :) La mise en scène est originale et bien. Le film très poétique. Bref, un beau moment !

- Grâce à Dieu : Tiré de l'affaire Preynat, une affaire de pédophilie, de la part d'un prêtre, en Rhône-Alpes. C'était intéressant mais plutôt plombant.

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Re: Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Message par Nabubulle » ven. 12 avr. 2019, 21:46

J'ai la crève, je devrais être en train de m'amuser avec des potes à des concerts organisés dans le cadre d'un ptit festival gratuit, à la place je suis retranchée chez moi à siroter des tisanes citron-gingembre-miel (recommandation d'une pote). Tout naturellement, l'idée suivante m'est donc venue : "tiens, et si je mettais à jour mes dernières découvertes culturelles sur Citt' ?".

Voici donc ! Et pour une fois, côté film, c'est court :

- La lutte des classes : Comédie français avec E. Baer et L. Bekhti (j'aime bien les deux), autour d'un couple (avocate-vieuxrockeuranarchiste) qui a scolarisé son enfant dans l'école publique de secteur, REP+. Sauf que les parents des deux meilleurs amis du p'tit décident de changer, en cours d'année, leurs gamins d'école pour les basculer dans le privé-catho. Mais les deux protagonistes ne veulent pas envoyer leur petit dans le privé, tout en commençant à s'inquiéter pour lui.
ça parle de l'école privée/publique, c'est sympathique, on a les grosses ficelles de la comédie (personnages caricaturaux, etc.) mais c'est assumé et les grandes lignes du problème public/privé (avec les avis de tout un chacun) sont là. Un bon moment :)

- Comme si de rien n'était : Film d'auteur allemand, l'histoire d'une jeune femme qui se fait violer par le beau-frère de son futur employeur (et pote). Refusant de se considérer comme une victime, elle décide de faire comme si de rien n'était...
Le sujet est hyper intéressant, mais le film se...perd en chemin ? Enfin, je ne sais pas vraiment. Disons que l'intrigue avance doucement, mais peut-être un peu trop doucement et, comme souvent, la fin arrive au moment où le film devrait continuer.

- J'veux du soleil : Documentaire de G. Perret et F. Ruffin. Le scénario est simple : prendre une voiture et faire un p'tit tour de France des ronds-points & péages, afin d'interroger des gilets jaunes, qui expliquent pourquoi ils sont devenus gilets jaunes (et donc leur vie). Parfois c'est sur le rond-point, parfois chez eux. Un docu' tout simple qui redonne de l'humanité et de la diversité à la "foule haineuse". La bande-annonce est une bonne représentation du film, et ça permet de se rappeler qu'il y a des gens qui galèrent sévèrement.

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Re: Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Message par Nef » mer. 15 mai 2019, 07:47

Petite soirée cannoise hier soir puisque mon cinéma diffusait le film d'ouverture en simultané : The Dead Don't Die.
Le zombie est à la mode, est-ce une raison suffisante pour faire un film ? Non. Mais alors quelle horreur ce film. C'est lent, très lent (et il ne dure que 1h40... j'ose pas imaginer plus). L'histoire est mal conçue et surtout s'éparpille inutilement. Au cours du film, de nombreuses trames scénaristiques sont créées autour de divers personnages pour se terminer de façon abrupte sans rien apporter au récit ou film (à part un nom de plus au casting) voir ne se terminent pas du tout. Quand certaines trames se terminent elles de façon totalement improbables et totalement hors de propos, laissant un sentiment de "mais qu'est ce que je fous là".
La promo met en avant un casting plutôt alléchant mais qui déçoit au plus au point. Entre un Bill Murray stoïque au possible et d'autres rôles fugaces qu'ils auraient pû être tenu par des figurants ou des apprentis-comédiens. Leur jeu d'acteur est abominable, certainement une volonté du réalisateur, vu le pedigree du casting. Selon les rôles, c'est joué stoïque, blasé ou alors carrément surjoué. Très peu de personnages semblent naturels, j'ai même le sentiment que les personnages les plus réalistes sont les moins importants dans le film.
Il y a quand même des points positifs, les zombis sont réussis et originaux avec une mention spéciale pour leur comportement original et Iggy Pop.
Spoiler
Voir
je vous le dit en balise Spoiler : ils ont l'obsession de leur vivant (café, bière, wifi)
Il y a certainement dans ce film une comparaison évidente de notre société de consommation avec les zombis mais ce ne semble pas être le sujet du film en soi, juste un "à-côté" pour amuser le spectateur.
Là où ça devient encore plus n'importe quoi, c'est cette mise en abîme qui vient interroger les personnages sur la suite du script et la présence régulière de la "chanson du film" comme le disent les personnages. A croise que tout ce film ne serait qu'une grosse promo pour un chanteur inconnu en France et son album éponyme (le film donne même le prix 12$). Sans oublier un bon gros placement de produit pour Smart qui rappelle un autre film... Evolution (avec Head&Shoulders).
Bref, un film à éviter sauf si on a du temps et de l'argent à perdre...
Nef :)
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Re: Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Message par Haku » dim. 19 mai 2019, 13:12

Mary Queen of Scots
Mary à Edimbourg et Elizabeth à Londres sont de religions différentes et à la tête de provinces soeurs et en même temps plus ou moins ennemies, puisque de religions différentes. Mary a une vie compliquée, doit gérer les prétendants, les conseillers aux intérêts très différents, son peuple et son pays. La vie est un jeu de pouvoir et de stratégie et Mary Stuart s'y est mise jusqu'au cou.
Il y a quelques libertés dans ce simili-biopic, mais le faste de la mise en scène millimétrée rend le tout absolument regardable et créé même une rencontre historique qui n'a probablement jamais eu lieu pour la cause. Un film historique mais non pompeux.

Les Demoiselles de Rochefort
Des forains arrivent à Rochefort. Un évènement qui vient jouer les catalyseurs dans la vie des deux jumelles de la proprio du bar de la place centrale qui rêvent de Paris et d'opéra, de Monsieur Dame le marchand d'instruments de musique qui vient de retrouver la ville de ses souvenirs, de Maxence de Nantes qui fait son service à la garnison voisine et cherche son idéal féminin en peignant quand cela lui prend, d'un célèbre chanteur américain...
Forcément, sur grand écran, je ne pouvais résister. "C'est niais" m'a sorti le pote qu'on emmenait découvrir le film avec un autre ami. Oui, ok, c'est niais. Mais non, c'est aussi beau, joli, mignon, et on aimerait que la vie se passe comme dans les films de Jacques Demy (enfin, certains), qu'il y ait des couleurs, des heureuses et grosses coïncidences partout. Moi j'aime ça :)

Mid90s
Sunburn s'ennuie chez lui entre sa mère dépassée et son frère violent. Il trouve refuge auprès d'un petit groupe de skatteurs et occupent leur temps comme il peuvent, et le temps d'un été, doucement, grandit...
Vu en séance surprise (aucune idée de ce qu'on allait nous projeter), le film est charmant et juste, suivant les hésitations, doutes et espoirs d'un pré-ado à la vie pas facile. Pas forcément un coup de coeur, et pas non plus le genre de films vers lequel je serai allé de moi-même, mais un objet de ciné bien fait.

Raoul Taburin
Raoul, fils de facteur, n'a jamais su faire de vélo mais personne ne le sait. Difficile à reconnaître quand on est le nec-plus-ultra de la réparation de vélo de son village. Pourtant un jour, un photographe suggère audit Raoul de poser à vélo pour un projet de livre qu'il prépare. Raoul voit sa vie s'effondrer et le doute le dévorer. Comment s'en sortir sans révéler son lourd secret ni perdre la face aux yeux de tout ceux qui comptent pour lui?

Joli petit film, porté par Poelvoorde habité comme toujours. Sympathique.

El Reino
A l'aube d'un scandale politique, un responsable d'un gros parti espagnol se démène pour que d'autres pans des magouilles de son parti ne sortent pas dans la presse. Pourtant très vite il ne s'agit plus de sauver sa tête, mais de limiter la casse, quitte à faire tomber ses anciens collègues. Et c'est là que ça commence à déraper, car sur le bateau qui tangue, chacun tente de sauver sa peau, quel qu'en soit le prix...
Rudement bien mené, le film est assez acide. On trouve parfois que le script en fait trop, mais les faits qui ont inspiré le film ne sont en fait pas si lointains que cela. La conclusion frôle la bonne moralité mais finalement, une pirouette de plus après un scénario à rebondissement sait conclure (ou pas) parfaitement quand il le faut. Bravo.

The dead don't die
A Centerville, "a real nice place", la vie suit son court. Les flics s'emmerdent, le fermier est facho, le geek est mal dans sa peau, les ados délinquants s'emmerdent (aussi). Mais vla-t-y-pas que les morts reviennent la nuit après (prétexte pour avoir un prétexte) une manip foireuse par des grosses firmes que couvre le gouvernement. Et ces derniers (les morts revenus à la vie) bouffent ces premiers (les vivants) qui comprennent vite que cela va très mal finir...
Mouais. Mouais mouais mouais. Pas loin de l'avis de Nef, même si moins négatif. Jarmush a toujours aimé le décalé, les personnages un poil amorphes et stoïques, l'absurde poussé assez loin, mais en effet, ce coup-ci, malgré les piques récurrentes ça et là qui font sourire (souvent, ok, pour tirer à blanc sur l'american way of life) on se demande un peu ce qui est arrivé au scénario avec du deus ex machina qui intervient ça et là, de la mise en abime injustifiée et pas très pertinente, des persos qui disparaissent sans laisser de trace ou sont en effet fort peu utiles. Chacun prend visiblement son pied à jouer ici des ploucs sans souci de subtilité mais le résultat est pour le moins frustrant à mon goût...

Douleur et gloire
Un réalisateur vieillissant, perclus de douleurs, voit un de ses premiers succès présenté à la Cinémathèque. L'occasion pour lui de renouer après trente ans les liens avec son acteur principal d'alors avec qui il s'était brouillé suite au film et, dans le même temps et indirectement, de voir son passé lui revenir en pleine face, à l'heure où l'inspiration, la motivation, et les certitudes lui manquent...
Almodovar fait joujou avec les sujets qu'il aime: le temps qui passe, la famille, l'amour, les premières fois, le cinéma, l'être et le paraître, la figure de la mère, de l'enfance, le deuil... Beaucoup de plaisir !
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Re: Quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

Message par Nabubulle » lun. 20 mai 2019, 21:21

Nef a écrit :
mer. 15 mai 2019, 07:47
La promo met en avant un casting plutôt alléchant mais qui déçoit au plus au point.
Une pote a une théorie à ce sujet, suite à plusieurs déconvenues cinématographiques : plus le casting est proche du 5 étoiles, plus le risque est grand que le film soit mauvais xD Je suis pas loin de la rejoindre là-dessus (après avoir partagé plusieurs déconvenues avec elle), parfois on a l'impression que le casting est alléchant simplement pour cacher le scénario foireux.

Bon, sinon ça me fait bien peur vos deux critiques sur le dernier Jarmush. Je vais quand même aller le voir, parce que ça m'intrigue cette unanimité hostile envers ce film (j'ai pas lu une seule critique positive ahahaha !), et que j'aime bien Adam Driver (même si j'aime pas Selena Gomez), et que Jim Jarmush a fait Patterson que j'ai adoré (même si j'ai rien vu d'autres de lui - je sais, ça craint mais ça changera).

En attendant :

- Synonymes : J'ai tellement haï ce film. D'ailleurs, je réalise que je lui ai mis 3/10 sur SensCritique et c'est trop sympathique, il fait tout de même partie des rares films pour lesquels je me suis sérieusement demandée si je n'allais pas juste quitter la salle (les précédents étaient l'Amant double de F. Ozon et le dernier film de Larry Clarke, ou avant-dernier peut-être maintenant). Bon. Je ne peux pas en dire grand-chose, si je l'ai haï, c'est entre autres parce que je suis complètement passée à côté de l'ensemble de ce film. Franchement, le propos m'a complètement échappé, je ne comprends même pas pourquoi il a été réalisé, si ce n'est pour me donner envie de détester tous les personnages, notamment le principal.

- Working Woman : Film féministe autour du harcèlement sexuel au travail. On suit une jeune femme qui intègre un nouveau travail, qui se retrouve victime de harcèlement sexuel de la part de son chef, et qui tente tant bien que mal de gérer la situation. J'ai trouvé ce film très cool, d'abord parce que les personnages sont convaincants, ensuite parce que tous les aspects extérieurs au problème mais qui ont un impact non négligeable sur la situation et la façon dont Orma tente de se dépatouiller de ce piège sont bien montré. On comprend pourquoi elle réagit comme ça, parce qu'on connaît son caractère, sa situation familiale, les nécessités financières, parce qu'on voit le côté manipulateur de son boss, etc. Vraiment bien :)

- Dumbo : Le dernier Tim Burton. Le grand avantage, c'est que Tim Burton n'a pas essayé de reproduire le dessin animé (je pense que ça aurait été un échec total) mais l'a adapté en partant du point de vue des humains (alors que dans le dessin animé, souvenez-vous, les humains sont à l'arrière-plan). Bref, ça amène un film différent, à l'esthétique assez lisse façon blockbuster Disney jeunesse, à la morale un peu chiante, mais finalement on passe un moment pas désagréable, même si c'est pas transcendant. Un peu comme son adaptation de Miss Peregrine. Sympa sur le moment.

- 90's : Un très bon moment devant ce petit film, qui donne envie de revivre les années 90, faire du skate et retenter l'adolescence. C'est juste, drôle, poétique, un brin nostalgique mais pas trop. L'acteur principal crève l'écran. Un très bon moment, et un premier film réussi pour Jonah Hill en tant que réalisateur.

- L'adieu à la nuit : J'avais pas trop envie de voir un film sur la radicalisation (un jeune qui veut devenir djihadiste), j'y suis allée sans savoir, donc au début j'étais pas très motivée et j'ai finalement bien aimé. Le film reste assez terre à terre malgré quelques scènes métaphoriques, l'histoire cohérente, c'était intéressant en fait.

- Gloria Bell : Mouai. Julianne Moore est fantastique et lumineuse, pour le reste, je dirais que ça tire un peu trop en longueur par rapport au contenu. Après avoir lu des critiques, cependant, j'ai constaté que ce film peut être vu comme un "remake"/une "suite" d'un précédent film du réalisateur, Gloria. Je ne l'ai pas vu, et peut-être que ça manque.

- La cité des enfants perdus : Jeunet & Caro sont fantastique, l'univers de ce film très sympathique même si assez sombre, une belle plongée surréaliste ! :)

- Le chant de la forêt : Ovni cinématographique. Un film contemplatif et poétique au cœur du Brésil et d'une tribu indienne...en fait, ce film pourrait presque être un documentaire. C'était intriguant !

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