La visite à Jérusalem
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La visite à Jérusalem [extrait 3/6] :.
Samedi 08 Mai 2010 - 15:45:51 par Soldat Bleu - Détails - article lu 841 fois -

La visite à Jérusalem




Quand les jumeaux eurent douze ans, Joseph et Marie les amenèrent à Jérusalem pour célébrer la fête de Pâques. Ils voyagèrent en compagnie d’autres familles, et il y avait assez d’adultes pour garder un œil sur les enfants. Après les festivités, alors qu’ils se rassemblaient tous pour partir, Marie s’assura que Christ était avec elle et demanda « Où est Jésus ? Je ne le vois nulle part. »

« Je pense qu’il est avec la famille de Zachée, » répondit-il. « Il jouait avec Simon et Jude. Il m’a dit qu’il rentrerait à la maison avec eux. »

Alors ils s’en allèrent, et Marie et Joseph ne pensèrent plus à lui, le savant en sécurité avec une autre famille. Mais à l’heure du repas du soir, Marie envoya Christ chercher Jésus chez Zachée, et il revint inquiet.

« Il n’est pas avec eux ! Il m’a dit qu’il irait jouer avec eux, mais c’était faux ! Ils ne l’ont vu nulle part ! »

Marie et Joseph cherchèrent auprès de leurs parents et de leurs amis, et demandèrent à chaque groupe de voyageurs s’ils avaient vus Jésus, mais personne ne savait où il était. L’un raconta qu’ils l’avaient vu pour la dernière fois jouer devant le temple, un autre affirma qu’ils l’avaient entendu dire qu’il allait au marché, un troisième dit qu’ils étaient certains qu’il était avec Thomas, ou Saul, ou Jacob. À la fin, Marie et Joseph durent accepter qu’il avait été oublié et ils préparent leurs affaires afin de retourner à Jérusalem. Christ fut porté sur un âne, parce que Marie pensait qu’il devait être épuisé.

Ils sillonnèrent la ville pendant trois jours, mais Jésus restait introuvable. Finalement, Christ proposa « Maman, ne devrions-nous pas aller au temple et prier pour lui ? »

Comme ils l’avaient cherché partout, ils décidèrent d’essayer. Et alors qu’ils s’avancèrent dans l’enceinte du temple, ils entendirent de l’agitation.

« C’est surement lui, » déclara Joseph. En effet, c’était lui. Les prêtres avaient surpris Jésus barbouillant son nom sur le mur avec de l’argile, et ils se demandaient comment ils allaient le punir.

« Ce n’est que de l’argile ! » cria-t-il, en ôtant la saleté de ses mains. « Dès que la pluie tombera, ça partira. Je n’ai jamais voulu endommager le temple. J’écrivais mon nom en espérant que Dieu le verrait et se souviendrait de moi. »

“Petit blasphémateur” hurla un prêtre.

Et il aurait frappé Jésus, mais Christ s’avança et parla. « S’il vous plait, monsieur, » dit-il, « mon frère n’est pas un blasphémateur. Il écrivait son nom avec de l’argile pour exprimer les paroles de Job, Souviens-toi que tu m'as façonné comme de l'argile ; Voudrais-tu de nouveau me réduire en poussière ? »

« Possible, » déclara un autre, « mais il sait parfaitement qu’il a mal agi. Regarde – il essaye de nettoyer ses mains pour dissimiler son acte. »

« Évidemment, » ajouta Christ. « Il a obéi aux paroles de Jérémie, Quand bien même tu te lessiverais à la potasse, en y mettant beaucoup de savon, ton iniquité resterait marquée devant moi. »

« De là à fuguer ta famille ! » dit Marie à Jésus. « Tu nous as fait peur ! N’importe quoi aurait pu t’arriver. Mais tu es tellement égoïste que tu ne penses pas aux autres. Ta famille ne représente rien pour toi ! »

Jésus baissa la tête, mais Christ intervint encore : « Non, maman, je suis sûr qu’il le sait très bien. Et cela a été prédit. Il a incarné le psaume, Car c'est pour toi que je porte l'opprobre, que la honte couvre mon visage. Je suis devenu un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère. »

Les prêtres et les enseignants du temple étaient surpris par la connaissance du petit Christ, et firent l’éloge de son apprentissage et de sa vivacité d’esprit. Il avait si bien plaidé qu’ils autorisèrent Jésus à partir sans être puni.

Mais sur le chemin du retour vers Nazareth, Joseph interpella Jésus en privé « Qu’avais-tu la tête pour ainsi bouleverser ta mère ? Tu sais à quel point elle est sensible. Elle était malade d’inquiétude pour toi. »

« Et toi, Père, étais-tu inquiet ? »

« J’étais inquiet pour elle, et j’étais inquiet pour toi. »

« Tu ne dois pas t’inquiéter pour moi. Je suis assez grand. »

Joseph n’ajouta plus rien.



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Détails
Samedi 08 Mai 2010 - 15:45:51
Soldat Bleu
Source : guardian.co.uk
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