Menu
Rendez-Vous
A la Croisée des Mondes
Philip Pullman
Cittàgazze
Partenaires

Sraf Network

btts

Statistiques



Hit-Parade



Follow Twittagazze on Twitter

Partager

menuAccueilForumEncyclopaediaTchatF.A.QMeetingmenuFlux RSSmenu
 
  Synopsis | Extrait | Critique | Liens | Galerie | Acheter  
   
  A la Croisée des mondes, paradis perdu et retrouvé

Chloé Boffy

A la Croisée des mondes, paradis perdu et retrouvé

Détails :
  • Broché: 112 pages
  • Editeur : lulu.com (18 décembre 2009)

 
Il était une fois un jeune adolescent qui étudiait Le Paradis perdu de John Milton et qui était complètement fasciné par ce poème. De longues années plus tard, Philip Pullman – car c’était lui – écrivait son best-seller intitulé His Dark Materials – publié en français sous le titre A la Croisée des mondes – d’après un passage du poème de Milton, Unless the almighty maker them ordain, His dark materials to create more worlds .

Ce titre fait référence à ce que Pullman appelle la « Poussière » dans son histoire. Mais sa véritable source d’inspiration pour la Poussière est un terme scientifique qui existe bel et bien dans le monde réel, la « matière sombre ».

1 Bien sûr, la matière sombre n’est pas la Poussière. Le concept de Poussière avec un P majuscule a été totalement inventé par Pullman. Elle matérialise la conscience, la connaissance. Le nom de « Poussière » vient de la Bible : « car tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Genèse 3:19). En relisant Le Paradis perdu, Pullman a remarqué cette citation, « His dark materials, » qui faisait écho à son idée de Poussière et de matière sombre.

2 Etant donné que le poème de Milton fut le point de départ de son histoire, Pullman utilisa cette citation comme titre pour sa trilogie, remplaçant ainsi le premier titre qu’il avait choisi, The Golden Compass, dont la traduction officielle choisie comme titre pour le film est La Boussole d’Or. Aux Etats-Unis, The Golden Compass est devenu le titre du premier tome, au lieu de Northern Lights – Les Royaumes du Nord en français – ainsi que Pullman l’avait intitulé. Personnellement, je préfère The Golden Compass à Northern Lights car il induit une certaine logique dans les titres des différents livres. En effet, intitulés The Golden Compass (« la boussole d’or »), The Subtle Knife (« le poignard subtil », La Tour des anges pour le titre français) et The Amber Spyglass (« la longue vue d’ambre », intitulé Le Miroir d’ambre en français), chaque livre fait référence à un objet contrôlé par la Poussière : l’aléthiomètre de l’héroïne Lyra, une sorte de boussole capable de révéler la vérité, le poignard de son compagnon Will qui peut ouvrir des fenêtres entre les mondes, et la longue-vue de leur amie scientifique Mary Malone qui lui permet de voir la Poussière. Lyra est la jeune héroïne de l’histoire. Son personnage est probablement inspiré par un poème de William Blake, un autre poète que Pullman admire. Bien que Lyra soit née dans une famille aisée, les érudits de Jordan College, où elle vit, ne s’occupent pas réellement d’elle. Au fur et à mesure que l’histoire progresse, Lyra se retrouve de plus en plus seule, pour finir comme une « little girl, lost », une petite fille perdue.

3 Ces trois mots évoquent un poème de Blake intitulé « The Little Girl Lost. »

4 Dans ce poème, le nom de la petite fille est Lyca, ce qui ressemble à yra. Il existe plusieurs points communs entre la Lyca de Blake et la Lyra de Pullman. Toutes les deux sont des enfants « sauvages », toutes deux dormant dans une grotte à un moment donné…

5 Mais Blake n’a pas seulement inspire le personnage de Lyra, il a également influencé les croyances de Pullman.

6 Blake fut le premier à penser que Milton était « du côté du Diable mais sans en être conscient. » Tout comme Blake, Pullman pense que Satan est le véritable héros du Paradis perdu et que le Péché Originel fut la meilleure chose qui soit arrivée à l’humanité. C’est cette idée que je vais développer dans ce mémoire.

Ce mémoire suivra plus ou moins le même fil conducteur que la trilogie. Comme le fait Lyra, nous allons essayer de découvrir ce qu’est le mystérieux élément que Pullman appelle la Poussière et ce qu’elle représente pour l’auteur ainsi que pour l’Eglise de son histoire, aussi connue sous le nom de Magisterium. Nous verrons ensuite que Pullman décrit le Magisterium comme une institution dangereuse et ce qu’il critique réellement à travers son histoire. Nous étudierons l’influence de Milton et de Blake sur le personnage de Lord Asriel, le père de Lyra, ainsi que son combat contre l’Eglise / le Magisterium. Dans une seconde partie nous discuterons de l’alternative de Pullman à la religion et nous poserons la question de savoir s’il est réellement athée, ainsi qu’on le caractérise très souvent.


        Discutez-en sur le forum :)     
 

  publicité  

  publicité