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Cittàgazze visite le tournage des Royaumes du Nord
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Londres
Plateau R : l'exposition

Nous pénétrons dans un autre hangar. Le noir a remplacé le vert. Des panneaux exposent des concepts arts, 3 écrans sont répartis devant un parterre de chaises. Autour, des éléments de décor et des costumes sont exposés. Une fois tout le monde installé, Deborah Forte commence à nous parler du film, de son projet. Elle voulait faire ce film depuis qu’elle a lu le livre de Philip Pullman. « Cela a pris énormément de temps. Il s'est passé 10 ans maintenant, et cela a été un voyage vraiment intéressant. » Lors de sa première rencontre avec Philip Pullman au sujet du film, tous deux étaient déjà d’accord sur le choix de Nicole Kidman pour incarner Mme Coulter. Alors que l’écriture du scénario pour le second film a déjà commencé, ils envisagent de sortir la Tour des Anges en 2009 et le Miroir d’Ambre en 2011. Avant de laisser la place à Dennis Gassner, en charge des décors et de l’aspect visuel du film, elle évoque le défi artistique. « Je pense que certaines décisions n'étaient pas des décisions pratiques. C’était avant tout des décisions artistiques. (...) Ce n'est pas un monde de monstres et de magie. Il n'y a pas de vraie magie dans ce monde. C'est un monde réel, mais il y a un hic. (...) Hey, ce n'est pas le Oxford que je connais. Qu'est-ce que c'est donc ? Mais pourtant, c'est toujours Oxford. »

Avec l’appui des éléments affichés, Dennis nous explique sa démarche pour rendre cet autre Oxford, cet autre Londres, différents mais semblables au notre. Challenge difficile. Le Londres de Lyra contient ainsi beaucoup d’éléments de notre monde piochés dans une période de 1900 aux années 40. Comment choisir parmi toutes ces possibilités de décors, costumes et mobilier ? « C'était ce qui semblait bien aller ensemble. Pour moi, c'est le rendu émotionnel des éléments. Je réagis émotionnellement à ces associations. (...) Comme n'importe quel élément d'architecture, n'importe quel décor que nous avons traversé, l'important est de voir comment cela rend dans l'espace. » Comment marquer une différence avec les autres films fantastiques, parfois très enneigés comme Narnia. « Evidemment, la couleur est très importante, mais également l'architecture de la neige. Je voulais un lieu de fusion, où la nature de la glace et de la neige puisse converger et créer un "éclat" massif qui apporte un point focal au monde lui-même. »

Les nombreux aperçus qui nous sont montrés sont magnifiques et laissent présager un film de toute beauté. On y voit Londres, mélange de verre et d’acier, l’imposante tour triangulaire du Magisterium, l’insecte espion, Iorek, Oxford, les gitans, de nombreux endroits, daemons, personnages et objets. Le cercle, ou l’ovale, semble être un symbole très important dans le film. Un lien qui relie toute chose dans le monde de Lyra. Ainsi, en voyant différents objets, on pourrait reconnaître en un coup d’œil celui qui vient de notre monde ou de celui de Lyra. « J'ai toujours aimé penser en premier à un concept simple. La sphère. Elle représente la pureté. » Dennis utilise également un procédé nommé "cludging" pour créer le concept visuel de ce monde. Ainsi, la porte de Jordan College est un mélange de celles du Royal College et de Christchurch.

Le projecteur de Lord Asriel Ruth Myers, chargée des costumes, prend le relais. Tous deux nous entraînent alors à les suivre pour voir de plus près les décors et costumes exposés. Tout ce qui s’offre à nos yeux est magnifique. On y trouve de tout : le projecteur, une table, des chaises et fauteuils, des luminaires. Barry Gibbs a été chargé d’imaginer et créer tous ces accessoires. Et il a fallu les créer bien avant le début du tournage. Il travaille là-dessus depuis mars 2006. « James Enright et moi avons commencé à discuter de comment nous allions procéder. Il m'a convaincu de budgéter une véritable forge, afin de pouvoir réaliser nos accessoires pour de vrai. » L’un de ses plus beaux accessoires est le projecteur de Lord Asriel. « Il y a eu environ 15 semaines de travail pour construire ça. Nous avons dû tout créer à partir de rien. Le concept, puis le modèle construit à partir de celui-ci, puis le moule, la forge, les finitions... » Et ce projecteur peut fonctionner. Il ne s’agit pas seulement d’une décoration. Les luminaires ont également été créés pour le film. « Nous ne sommes pas ennuyés à louer des éclairages, nous les avons créés aussi. Cela les rend uniques. Evidemment, louer des éclairages aurait été plus simple et moins cher, mais cela n'aurait pas correspondu. C'est notre monde... mais pas tout à fait. Alors, vous pouvez jeter un oeil aux zeppelins des années 20, 30, le style de finitions et le luxe, et vous essayez d'aller un pas plus loin. »

Et la visite continue vers les costumes. On commence par la mode Londonienne de cet autre monde, rappelant un peu le Londres Edouardien. Mais Mme Coulter était un cas à part. « C'était un monde où les femmes ne portaient pas de pantalon, je voulais m'assurer que Mme Coulter soit glamour, mais pas comme aujourd'hui. C'est un monde dans lequel j'adorerais vivre. » Lord Asriel, Mme Coulter et Lyra en tenue nordique se tiennent dans un coin. Les samoyèdes sont habillés de fourrures et les tartares ont une carrure de footballeur américain. « J'étais très intéressée en fait avec l'idée de ne pas utiliser beaucoup de véritable fourrure. J'aime l'idée que je pourrais m'amuser avec d'autres fourrures et en créer une que personne ne connaissait. » Les sorcières n’ont pas froid. Heureusement, car leurs vêtements sont très légers, un tissu presque transparent de couleur pourpre, dessinés pour voler dans le vent. La robe de Serafina est plus sombre que celles des autres sorcières. « C'est une pure ombre de la nuit. Elle a cette image, c'est une sorte de rêve de minuit, ou mon rêve de minuit. » Ce sont près de 600 costumes qui ont été créés pour le film. « Au début, tout faire nous-mêmes semblait devoir revenir très cher, mais finalement, je trouve que ça a été une façon très économique de procéder. Et vraiment, ça ne ressemble à rien de ce que vous avez déjà vu. » Enfin, une peinture de Mme Coulter en compagnie du singe doré trône dans un coin de la salle. Le tableau est grand et le portrait magnifique.

Ayant regagné nos places, c’est le moment de la présentation des effets spéciaux. Comme le tournage, tout est fait sur place, à Shepperton. Vidéos à l’appui, on nous décortique certaines scènes. Le bateau qui mène Lyra dans le Nord est ainsi un assemblage de nombreux éléments. Un chalutier qui navigue sur la mer se voit remplacé par un bateau en images de synthèses. Un homme se trouve en haut de la vigie, il est auparavant filmé en studio, sur un fond vert. Divers effets sont ajoutés pour rendre le bateau plus réel. Et nous survolons donc le bateau avant de passer derrière pour le voir s’éloigner vers l’horizon.

Iorek Hue Iorek ! Comment reproduire Iorek courant sur la neige avec Lyra sur son dos ? Des infographistes ont étudié la façon dont les ours courent à partir de vidéos de documentaires. Ils ont ainsi pu recréer à l’écran en image de synthèse la course de l’ours. Reste à ajouter Lyra sur son dos. Comme elle est vue suivant différents plans, il est préférable d’avoir l’actrice en chair et en os. Ils l’ont faite monter sur un "ours" mécanique. Il s’agit juste du dos sur lequel Dakota monte à cheval. Des vérins hydrauliques simulent les mouvements des pattes et la jeune fille se trouve ainsi secouée, agrippée à l’échine de l’animal. La magie du clic et des fonds verts fait le reste. C’est ainsi que Lyra se retrouve sur le dos d’un Iorek bien vivant parcourant à grande vitesse les étendues neigeuses de Svalbard.

Après ces quelques images, très sombres pour les dernières, on est en appétit. On en veut plus ! Mais les lumières se rallument et Deborah nous annonce qu’en temps normal ils ne montrent pas d’images du film au public tant qu’il n’est pas terminé. Mais ils sont tellement fiers de leur travail qu’ils nous offrent 10 minutes d’extraits montés, mais non terminés au niveau des effets spéciaux.

Plateau R
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