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Au milieu des acteurs, il y avait le réalisateur, Chris Weitz. Bien droit sur sa chaise, il répondait sans difficulté à nos questions avec beaucoup de sérieux.

(J’espère que je ne suis pas en train de suivre quelqu’un de rapide, tout le monde sera déçu de mes capacités.)

Bon, nous avons juste entendu Daniel
Bien, je suis bien plus avenant que lui. Aussi… c’est bien. (Rires)

Ceci fut – je suppose le plus controversé de loin – le éprouvant travail de votre vie. Pour la plupart, vous connaissiez le film qui est sous les feux de rampe depuis avant que vous commenciez à le réaliser. Comment avez-vous traversé ça, pendant 2 ans et demi ?
Trois ans. C’est un hachoir. Vraiment, je veux dire, n’importe quel film, c’est presque comme vous faire manger vivant. Mais celui-ci l’a fait pendant une bien longue période. En général je réalise, ou co-réalise avec mon grand frère…

Il a les remerciements du producteur pour ça.
Oui. En général je réalise le plus petit film qui en quelque sorte vit dans l’ombre du gigantesque film dont tout le monde s’inquiète, aussi nous faisons nos petites affaires sans que les gens du studio s’inquiètent trop de nous. Mais là nous étions le gros film. Et en terme de controversité, cela ne me troublait pas vraiment trop et cela continue parce que je pense que c’est franchement un peu un faux intitulé. Je pense que les personnes qui attaquent le film en tant que « ustensile de recrutement athéiste » ont mal lu le livre, que ce soit intentionellement ou pas. Et les fans sont soucieux de…

Ce qu’on a fait de leur livre ?
Oui, exactement, mais c’est mon livre aussi. J’ai commencé comme un fan, j’étais un fan des livres bien avant d’avoir la chance de l’écrire et de le réaliser. Et je pense que quand ils voient ça, quand ils voient le film, j’espère qu’ils verront que leurs pires peurs ne se sont pas réalisées.

Mais vous inquiétez-vous de cette sorte de débat, parce que j’ai entendu bien des gens dire « Oh, ce film est dérangeant », c’est comme s’ils ne connaissaient pas vraiment quels sont les problèmes. C’est juste ce bruit qui arrive qu’ils disent « Oh, la Boussole d’Or est un film dérangeant » et je pense juste que c’est trop injuste. Comment un film de 250 millions de dollar peut être un opprimé, c’est comme s’il n’y avait pas de monde aquatique ?
Bien, laissez-moi voir. C’est toujours bon d’être un opprimé, cependant. Je le pense parce que cela dépend de quel genre de narration les gens veulent avoir dans leur tête à propos de ce film. Et parfois la narration est « Oh quel film dérangeant mais vous savez, il en sort victorieux ». C’est une sorte d’histoire du Titanic. Chacun était très excité de savoir combien il serait horrible et quel désastre c’était et ensuite il réussit. Je pense que cela tombe vraiment avec l’espoir de la qualité du film final. Si le marketing du film a trouvé ses points forts, et quel que soit l’intérêt des gens, vous savez, ce sont des livres vraiment très compliqués. Et vous n’attendrez rien d’autre que des ennuis.

Quel était votre (inaudible) quand vous avez fait l’adaptation du livre en film ?
Bon, je pense que le problème pour moi, en tant que fan, était d’avoir à condenser des choses provenant, dans mon cas, d’un livre que j’ame vraiment beaucoup. Aussi je savais que certaines scènes ne seraient pas dans le film. Et choisir celles qui y seraient et celles qui n’y seraient pas et comment faire les connexions entre ces scènes est très difficile. Vous savez, j’ai heureusement eu de très bonnes relations de travail avec Philip Pullman, aussi j’avais la possibilité de rester en contact avec lui d’un bout à l’autre et il est très raisonnable et très bienveillant sur les choses passées d’un moyen à un autre aussi il disait « Oh, ne vous inquiétez pas de supprimer cette scène, ce n’est pas important dans l’intrigue. » Vous savez, « Mettez ceci plutôt de cette façon. »

Etait-il votre tremplin ?
Oui, oui.

Que pouvez-vous dire de « Pour un garçon », ce film qui est vu à travers un jeune garçon ?
Et bien, je suppose que c’est ce thème avec le quel j’ai commencé à être reconnu. Cela n’a jamais été intentionnel, d’atteindre la majorité ou de travailler avec des jeunes acteurs. Je pense que cela a probablement rassuré le studio que j’aie déjà travaillé avec des jeunes acteurs auparavant. Et je me sens vraiment en confiance sur comment mon frère et moi réalisons le casting des jeunes personnes. Il faut toujours choisir quelqu’un qui est naturel et à l’opposé d’une sorte d’acteur enfant ou d’actuer de théâtre formaté. Parce que jouer devant une caméra est vraiment sous-jouer les choses. Et des anfants, quand ils sont poussés dans le théâtre comme on leur dit habituellement, vous savez, de projeter jusqu’au fond du public et de vraiment sur-émotionner. Mais parce que Dakota et sa mère ne sont pas une enfant ni une mère du théâtre, j’étais très confiant à l’idée de les encadrer.

Est-ce la raison pour laquelle vous conservez votre accent ? Parce que j’ai remarqué l’accent britannique. J’aurais pensé qu’il y aurait eu une sorte de pression pour le perdre.
Non, euh, et bien c’est marrant. Chaque fois, le studio verrait le film et dirait « Je ne comprends pas le moins du monde ce qu’ils racontent ». Je me rappelle, vous savez, l’un des responsables qui me disait « Je prie pour que les gens s’épanouissent et disent ce qu’ils ont à dire. » Parce que quand j’écrivais le dialogue, j’écrivais dans la direction dans laquelle Pullman écrit ses dialogues. Et c’est influencé par le dialecte et les gens parlent dans une façon quelque peu différente de tous les jours, c’est-à-dire l’angais américain standard. Mais je pense que si vous perdez ça, si vous perdez l’accent de Lyra et la faites américaine, si vous la faitesavec moins de dialecte, cela perturbera le ton général de l’œuvre.

Avez-vous trouvé facile de travailler avec elle et de la diriger ?
Oui, vraiment. Parce qu’elle est très intelligente. Elle est une chic fille. Et elle est vraiment très immergée dans son personnage parce qu’elle adorait les livres, sa mère lui a lu quand elle était un peu plus petite. Et elle a toujours voulu jouer Lyra. Je veux dire, elle n’a jamais vraiment voulu être actrice, elle voulait jouer Lyra. Elle a vu la pièce de théâtre et a dit « Wahou, je voudrais faire ça un jour. »

Pouvez-vous développer sur les difficultés de filmer avec de jeunes acteurs qui n’ont pas fait beaucoup d’écran vert et dans le fait que vous n’aviez pas fait beaucoup d’effets spéciaux dont il y avait besoin…
Oui (Chris rit) un potentiel désastre. Je veux dire, généralement avec un jeune acteur il n’y a pas de mauvaise habitude à éliminer. Et il n’y a aucun petit truc qu’ils ont maintenant et que vous avez besoin de contourner. Et considérant qu’un jeune acteur est plus proche du temps dans lequel, vous savez, juste jouer est quelque chose qu’ils ont toujours fait. Aussi l’écran vert n’est pas vraiment ennuyeux pour un jeune acteur, excepté le fait qu’après un certain temps vous en avez assez. Et c’est là, vous savez, qu’il faut un certain degré de professionnalisme. Aussi, pour un jeune acteur, jouer face à un coussin vert rembourré n’est pas vraiment le problème qu’il pourrait être un pour adulte, un véritable acteur entrainé.

Que pouvez-vous dire de vous-même bien que, tout d’abord, je pense que quelqu’un d’autre a remarqué que vos précédents films sont assez différents de celui-ci – est-ce que le studio disait « Nous avons besoin de quelqu’un qui fasse un film de centaines de millions de dollars » et avez-vous signé pour les deux prochains ?
Et bien, pour être honnête, je suis sûr qu’il y a eu beaucoup de personnes avant moi. Je suis sûr que la première personne à laquelle ils ont pensé était Peter Jackson…

Jusqu’au procès.
Oui, peut-être. (rires) Je n’ai rien à dire sur le sujet (rires à nouveau). Mais je suis venu en quelque sorte avec un immense enthousiasme, je les ai convaincus et ils pensaient vraiment que les effets visuels du film étaient quelque chose qui pouvait être pris en main par le véritable responsable des effets visuels. Et Mike Fink, qui était le responsable des effets sur ce film, est à la fois incroyablement talentueux et très, très expérimenté. Je veux dire qu’il a tourné autour du projet depuis le début, alors il était capable de m’aider dans le processus d’apprentissage très ardu.

Mais vous avez eu le poste, puis vous l’avez quitté, Anand Tucker est venu et il l’a laissé, et vous…
Et puis je suis revenu, oui. Oui, il y a eu un moment où je m’effrayais tout seul. Vous savez, je devais aller en Nouvelle-Zélande pour voir le travail de Peter Jackson parce qu’il avait très gentiment offert de me montrer les ficelles du métier, et celles-ci me paraissaient vraiment très compliquées. Et à ce moment de ma vie, j’était tout seul à regarder dans mon coin vers trois ans d’effets visuels et j’étais effrayé.

Vous êtes marié maintenant ?
Oui, maintenant je suis marié.

Vous avez eu à faire ceci à quelque chose près au milieu du processus pour A la Croisée des Mondes : La Boussole d’Or ?
Je l’ai fait, c’est assez bizarre. Et comme tout ceci progressait, j’ai emménagé avec ma petite amie quand elle a déménagé pour Londres avec moi. Nous nous sommes mariés, nous avons eu un bébé…

Nommé Dakota ?
(Rires) Un garçon, nommé Sebastian.
Félicitations.
Même si c’était un plateau très fécond, que beaucoup de bébés sont nés pendant la production du film, et l’un d’eux s’appelle Lyra.

Ainsi avez-vous beaucoup appris sur vous-même dans l’intervalle où vous n’étiez pas rattaché au film ? Est-ce que cela aide sur le long terme ?
Oui, je pense que j’ai appris. Vous savez, j’ai eu une expérience d’avoir laissé passer la plus grande opportunité de ma carrière et j’y ai survécu. Et vous faites une sorte de débat intérieur sur le fait que vous avez fait une terrible erreur et que vous vous dites « Oh, j’aurais pu être le prochain Peter Jackson » et tout ce genre de choses. Et en terme de réaliser vraiment le film, j’ai dû apprendre à déléguer parce qu’on a tendance à se laisser emporter par l’atmosphère dans laquelle on travaille et je venais de la tradition cinématographique qui avait inculqué en moi le sentiment que vous avez à contrôler le moindre petit cadrage du film. Et ceci, c’est tout simplement impossible sur un projet de cette envergure.

Vous avez dû déléguer les effets spéciaux à d’autres personnes ?
Vous devez avoir confiance…
Vous aviez quoi… quelque chose comme un millier d’effets spéciaux ?
Environ mille quatre cents effets spéciaux. Oui, et les vérifications jour après jour, même si je contrôlais à diverses étapes, ont été prises en main par Mike Fink. Et Dennis Gassner est l’homme qui, avec moi tout du long, mais bien des fois de son propre chef, a conçu l’aspect du monde. Et vous avez juste à avoir confiance en les gens qui travaillent avec vous.

Qu’en est-il de la décision de couper la grande scène finale de Daniel Craig et que nous aurons à attendre jusqu’à une deuxième partie fort espérée ?
Oui, je pensais que c’était la bonne chose à faire parce que j’étais inquiet que la fin très sombre et ambiguë du premier livre ne survive pas au processus d’être mis en face d’un public américain, ou juste le public d’une superproduction. Et donc pour moi, le moyen de garder vivant cet aspect de l’histoire était de le mettre au début du deuxième film. Aussi déplacer la pause entre la première et la deuxième partie de cette histoire complète, bien que cela puisse sembler arbitraire, était pour moi le meilleur moyen de préserver l’esprit et l’intégrité de l’ensemble de l’histoire.

Comment cela est-ce accepté, je veux dire, ferez-vous la suite et direz « Oh, c’est une bonne chose que nous économisions un paquet de dollars dans ce film… » ?
Non, je veux dire, chacun s’assied et réfléchit bien aux réactions du piblic. Nous avons une sorte de projections de test, de projections familiales. Bien qu’ils ne soient pas les tests grandeur nature où vous allez, vous savez, devant de complets étrangers…

Et ensuite c’est sur internet…
Oui, et ensuite c’est immédiatement sur internet. Nous avons gardé ceci en interne mais les gens qui n’avaient pas lu les livres étaient souvent assez déboussolés par la fin, qui est une sorte de fin de romananesque puisque bien sûr c’est un roman. Et il avait une dernière phrase magnifique quand ils entrent dans le ciel, mais cela fait un autre effet dans le film lui-même, ce qui peut être assez déconcertant.

Quel est le message que vous espérez voir se détacher du film ?
Bon,je suppose… un message… laissez-moi voir. C’est l’expérience que j’aimerais trouver avant tout, puisque c’est une histoire qui est bien racontée et que c’est passionnant. Le message auquel je pense est que vraiment c’est à propos de la croyance de cette enfant et de son sens de la justice, peu importe ce que les autres lui disent. Et dans son entêtement et sa détermination à rassembler une famille autour d’elle. Vous savez, elle recueille toute sorte de personnages bizarres et fabuleux pour devenir la famille qu’elle n’a pas. C’est donc une sorte de message de défiance contre ce qu’on lui dit de faire.

Et êtes-vous sur les deux suivants, l’accord a-t-il déjà été fait ?
Oui, tout le monde est sur les deux suivants. La véritable question est…
Il y aura-t-il les deux suivants.
Oui, exactement. Nous espérons que les gens iront le voir en masse, c’est toujours l’ambition. Nous nous sentons relativement confiants pour cela. Mais bon, nous verrons bien.

Je voudrais vous poser une question à propos du casting de Nicole et Daniel avant qu’ils ne vous fassent partir. Vous saviez qu’ils avaient quelques noms pour ces rôles, bien évidemment, et vous aviez une petite fille dont personne n’avait jamais entendu parler.
Bien évidemment il y aurait eu moyen de faire ce film en laissant les effets spéciaux prendre le premier plan, tout était à propos de ce monde fantastique et vous n’auriez pas eu besoinde grands noms. Je pense que ce qui s’est passé, vous savez, c’est que c’est grandes stars adorent les livres et c’est l’arme secrète, bien que cela ne devrait pas être un secret. Les gens ont un immense respect envers cette série de livres, ce qui explique pourquoi Nicole était intéressée au plus haut point et pourquoi Daniel voulait le faire. Et vous savez, mon travail n’était pas de les faire fuir, mais plutôt de vraiment les convaincre.

Que pensez-vous des films de fantasy et de science-fiction ?
Vous pensez en tant qu’opposés aux autres ou à propos de la vague actuelle qui est… Je veux dire que c’est intéressant parce que bien sûr la remarque typique qu’on dit sur les films de fantasy et la vogue des films de fantasy est que le monde est un endroit terrible et que nous essayons de nous en échapper. Et les films de fantasy peuvent bien plus traiter des affaires courrantes en moyenne que le drame ou la comédie romantique.

Avez-vous vu des aurores boréales ? Et voudriez-vous les voir une fois ?
Non. Oui je voudrais visiter l’Islande pour les voir, mais je n’en ai pas vu parce que quand j’étais à Svalbard, c’était le jour en permanance.

(L’interview se finit avec les félicitations sur le fils nouveau-né de Weitz.)

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