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Cittàgazze in London


Nous continuons la séance avec Daniel Craig, le Bond en chair et en os. Un acteur plutôt stressé toujours entrain de de réajuster sa cravate ou de jouer avec un stylo. On sent qu'il n'aime pas trop répondre aux questions.

Nous avons entendu que votre jeu (inaudible) seconde partie.
Oui, il le faut. C’est une scène importante qu’il leur faut y mettre. C’est quand les mondes s’ouvrent, donc il faut que cela y soit.

Vous croyez que c’est parce que quelqu’un a dit que si vous voyez ça dans le film, vous pensez que toute l’aventure est terminée ?
Je pense que c’est discutable. Je veux dire que la question est – vous le savez aussi bien que moi – est qu’adapter un livre est quelque chose de très difficile et il vous faut avoir certains éléments de l’histoire en cours de route. C’est ce qui arrive, ça a été retiré. Et ce n’est pas inhabituel dans le monde du film de perdre des scènes.

La scène a-t-elle été tournée et -
Non, nous l’avons tournée.

Puis-je vous poser une question sur les aurores boréales ? En avez-vous déjà vu ?
Non. J’ai voyagé dans le cercle polaire étant enfant, je suis allé là-bas, mais ne les ai jamais vu. J’ai vu le soleil de minuit.

Car je viens d’Islande, et on peut les voir et -
Oh, yeah, yeah, yeah. C’est magnifique.

Aimeriez-vous y aller?
Je suis allé en Islande. Et j’y ai tourné Tomb Raider dans un glacier. Et j’aimerais les voir, oui. Peut-être dans notre tournée cette année.

Une tournée Bond? Le film a déjà commencé?
J’ai eu des répétitions la semaine passée.

Et... y a-t-il un titre pour ce Bond?
Bond 22 (Rires).

Nous avons entendu la semaine passée que le méchant serait Matthieu Amalric.
Peut-être. Je ne suis pas une bonne source.

En que pouvez vus dire sur ce à quoi ressemblera cette production en terme de progressions, si mois après le précédent?
Ca va suivre de près la précédente histoire. C’est cela, des éléments du précédent film auront des conséquences dans celui-ci, oui.

Y a-t-il eu un essai, sur Bond, de revenir en arrière par rapport à ce que Bond était devenu, ce genre de gros budget. On a changé l’échelle pour donner une image plus crispante que les précédents Bond.
A 200M$ c’est vraiment réduire l’échelle. Um - (rires) Le fait que les films 007 étaient hors-sujet, c’est un fait. Ce sont de super films, je les ai tous vu et ils marchent très très bien. Mais pour moi, ma base de travail et ce que je voulais, en tant que fan des tout premiers films de James Bond, ceux avec Sean Connery : Dr.No, Bons Baisers de Russie, et je voulais revenir vers ce moule. Et quoique vous fassiez, ce sont des James Bond : Ils doivent avoir du style, il doit y avoir les éléments de la quintessence de James Bond. Je pourrais donner des noms à toute influence survenue au cours des trente dernières années qui a influencé ma décision et mes sentiments pour Casino Royale, mais James Bond est James Bond.

Vous filmiez en même temps que La Boussole d’Or?
Non, on faisait la promotion de Bond et j’allais et venais sur ce film.

Vous êtes fan de la trilogie, c’est ça ?
Oui, un grand fan.

Pouvez vous nous dire ce qu’il en est vraiment...
C’est simplement une grande oeuvre littéraire. Philip Pullman est un auteur très talentueux, brilliant. Et le message des livres, pour moi, recoupait ce que j’aimerais que les enfants lisent. Ils parlent de tenir des promesses, d’être fidèle, de trouver de bons amis, de les garder et d’être généreux, et se battre pour les bonnes causes. Et ça, ces livres classiques, ce qu’a fait Pullman, il est habitué) me faire, écrire des livres pour enfants sur des thèmes adultes. Et moi, ils me plaisent tout simplement. Plus que plaire. C’est quelque chose de fondamental.

Des gens disent quand nous sortions de la salle "pourquoi Daniel Craig a-t-il fait cela ? Il n’apparaît pas tant que ça dans le film, il n’a pas de grand rôle "
C’est facile (Rires). C’est car j’en avais envie. Car je le voulais. C’est pour cela que je l’ai fait. Et pour cette raison, il n’y avait pas grand chose à y faire. Ce n’était pas une grande implication pour moi.

Et que s’est-il passé avec Invasion, le film que vous avez fait avec Nicole?
Il s’est cassé la figure.
Quoi ?
Il s’est cassé la figure.

En aviez-vous la moindre idée quand vous en étiez en plein milieu ?
Il y a des histoires, et j’en parle à un moment – le film a été fait avec les meilleures intentions. Et tous les (inaudible) Nicole et moi-même sommes des grands fans et même fait avec de bonnes intentions, c’est devenu hors de contrôle.

Quid d’Eva Green? Est-ce une coïncidence que vous soyez sur le même film ?
Non, elle fait tous les films que je fais désormais (Rires). C’est contractuel. Non, en fait, mais elle a été une bonne, très bonne recrue pour jouer. Tout comme Nicole, je n’aurais pu imaginer une meilleure Mrs. Coulter.
Mais j’ai entendu que vous aviez votre propre idée de votre costume.
Lequel ?

J’ai lu que la costumière n’était pas certaine de votre costume pour La Boussole d’Or -
Cette veste de tweed, cette superbe veste de tweed? C’est un genre de conversation que Ruth Meyers et moi avons eu à ce sujet, juste sur la façon dont nous voulions que cela paraisse. Mais nous nous sommes basés, Chris et tout le monde, sur une sorte de Shackleton (explorateur de l’Antarctique, NdT). Shackleton, un gentleman anglais. Nous avons eu de longues conversations là-dessus, sur ce genre de choses qui je pense font partie du processus. Les chaussures, j’ai choisis les chaussures (Rires).

Que pouvez-vous dire des films de fantasy et de science-fiction? Car visiblement, on a l’impression que ce James Bond devrait s’écarter de ce genre de science-fiction.
J’ai été un grand fan, ou plutôt je ne suis pas un grand fan des romans de science-fiction, mais je les ai toujours lus, je les lis bien depuis que je suis enfant. Vous le savez autant que moi, toute bonne oeuvre de science-fiction ou de fantasy a un message très puissant en soi et utilise le décor du monde de fantasy pour le mettre en lumière et lui donner une autre dimension. Ceci n’est pas différent. Les messages et les choses autour de la vie de Lyra, sur cette jeune fille est ce pourquoi ce j’aime autant le fait que le personnage principal soit une fille, et qu’il s’agit de son combat en passant à l’âge adulte. Et si vous lisez les livres, c’est vraiment ce sur quoi se focalisent les trames. Et dans notre pays on a une tradition avec Tolkien, et C.S. Lewis ; il y a une grande tradition pour conter des histoires de fantasy. Avec en général un grand thème derrière. Et je pense que les livres de Philip Pullman ne sont pas différents en cela.

Y a-t-il un film de fantasy autre que celui-ci que vous considéreriez vous comme bon?
Oui. Je pense qu’ils ont fait quelque chose de très bon avec Le Seigneur des Anneaux. Je les ai lu étant enfant, et ce sera pareil pour ceci. Les fans de Philip Pullman qui ont lu Philip Pullman vont venir voir le film et seront déçus qu’il n’y ait pas certaines choses dans le film. Mais c’est la nature de ce que nous faisons, c’est une adaptation de livres et des choses disparaissent. Mon film préféré de fantasy ou science-fiction, Blade Runner. C’est l’un de mes films favoris et ça l’est encore. Je ne l’ai pas vu depuis des années.

Quid de la controverse? Je ne sais pas si c’est pareil ici en Angleterre mais aux USA et Canada des groupes disent que -
Et je suis sûr qu’ils ont également lu les livres (rires). Les livres traitent de choses très importantes. L’une d’elles est la mauvaise utilisation du pouvoir par l’autorité, que ce soit un pouvoir religieux ou politique. C’est ce de quoi traitent en gros les livres. Philip, il est peut-être un peu contre l’église Catholique mais je sais de fait que l’église Catholique a des épaules assez larges pour soutenir ce poids. Et je suis sûr que Dan Brown est vendu au Vatican désormais donc, vous savez, ils vendront ceci au Vatican. Ceci suscite un débat, un débat très sain pour la religion et la religion ne devrait pas se préoccuper de ces choses car cela mène finalement les gens à en parler. Ca m’intéresse donc que les gens s’énervent tant à ce sujet. Les morales de ce livre sont solides et sont vraiment bonnes. Je n’ai pas de souci avec elles. Je pense que tout enfant devrait lire ces histoires.

Votre temps semble assez limité à l’écran, votre rôle va-t-il grandir dans les autres films ?
Le mien ?
Oui.
C’est plutôt le cas. Je serai dans le second livre, mais c’est dans le troisième livre que moi et Mrs. Coulter se mettent ensemble pour aider à sauver l’univers (rires) Pour faire les choses simples.

Pouvez vous nous dire où se tournera le prochain James Bond?
On va commencer en Amérique Centrale, puis en Italie, peut-être en Autriche. Et à Pinewood, évidemment.

L’Autriche sous-entend-t-elle du ski?
Non.

Etant désormais un Homme du monde International, y a t-il une langue que vous voudriez apprendre ou un lieu où vous aimeriez vivre à l’étranger?
Je ne pense pas qu’il y ait d’endroit où j’aimerais aller vivre, j’ai passé beaucoup de temps aux USA, et j’aime New York. J’aimerais passer plus de temps à New York, j’aime beaucoup la Californie. J’aime aller là-bas, et sur la côte californienne. Ils parlent anglais là-bas, non ? (Rires). J’ai eu la chance d’aller à Tokyo pour la première fois de ma vie grâce à James Bond l’an dernier. Et c’est désormais peut-être l’une de mes villes préférées. L’un des plus grands avantages de mon boulot est de pouvoir voyager. Par chance, il y a en général des gens avec moi qui parlent ma langue.

En tant que fan de la trilogie, avez-vous pu à un moment ou un autre influencer la vision de Chris Weitz?
Chaque jour j’espère. Pas dans un sens agressif, mais dans le sens où je ne venais pas travailler les mains dans les poches. J’ai essayé et proposé des choses, et ai au moins apporté quelque chose à l’ensemble. Il n’est pas utile de venir travailler sans s’impliquer à mon opinion. Bref, si je l’ai fait, j’espère que c’était de façon positive.

(Question inaudible – traitant du film Defiance, d’Edward Zwick, dans lequel jouer Daniel Craig)
Oui, cela parle d’un groupe de frères juifs en Biélorussie, pendant la seconde guerre mondiale, et ils vont se cacher en forêt à cause de l’invasion des nazis car les Juifs étaient systématiquement éradiqués comme on le sait tous. Ils ont formé un groupe de partisans et au lieu de se battre, ils ont fait des choses peut-être discutables, ils ont commencé à sauver des Juifs du ghetto, et ils ont fini à la fin de la guerre avec 1200 personnes. C’est une histoire d survie. Et ils ont fondu une communauté dans la forêt et ils devaient constamment se déplacer. C’est une sorte d’histoire d’aventure plus qu’autre chose. Et ce qu’ils ont accompli est bien au-delà. Ils ont sauvé plus de gens que Schindler et je crois que ça y ressemble.

Je ne crois pas que ce soit une compétition.
(inaudible) Et personne ne sait que la blague à propos de cela est que c'est en fait une de ces histoires qui n'a pas été dite. Ils se sont battu intelligemment, ont mené une guerre, mais en le faisant, ils se sont aussi rallié à des partisans en rupture, et se sont fait protéger. Non, il y a des milliers et milliers de personnes vivantes de par ces frères.

Combien y a t-il de frères?
Trois dans l’histoire.

Dans quel pays cela se passait-il?
Biélorussie, ce pays existe. C’est très instable politiquement en ce moment.

Nous parlons aujourd’hui des religions. Etes-vous croyant ?
Pas particulièrement. Ce que je trouve fascinant dans ces livres est que la spiritualité y est très présente. Je n’ai jamais été croyant, mais je trouve la religion fascinante, car cela a une véritable influence sur nos vies. J’étais en Lituanie et ils ont une très forte église orthodoxe là-bas. En allant dans ces bâtiments, il y a de l’art baroque partout et l’on ne peut qu’être transporté devant tout cela d’une certaine façon. Mais non, je ne vais pas à l’église.

Vous ne méditez pas, ou des choses de ce genre?
J’aime essayer et trouver le sommeil (Rires). Je ne suis nullement opposé à ce genre de choses. Ce sont des bonnes choses que de réfléchir et agir.

Vous avez donc interprété Bond, une icône. Ces films changent de Lord Asriel également je suppose. Et donc si un enfant vous croise dans la rue, vous préféreriez qu’il voir Daniel Craig Bond ou Daniel Craig Lord Asriel?
Daniel Craig serait très bien. Mais l’un ou l’autre n’a pas d’importance. C’est bien, ça m’est égal.

Est-ce que cette attention est permanente ? Ca a du être un grand changement après James Bond. Est-ce que cela change quelque chose?
Eh bien, étrangement, d’une certaine façon ; mais j’ai beaucoup essayé de me mettre en retrait et de ne pas aller aux évènements publiques, je ne vais pas aux évènements publiques. J’essaie d’y aller pour un but précis, car je n’ai pas besoin de toutes ces histoires. Ca dépend seulement des fois, ça peut être très simple et parfois être assez piégeant. Et dans ce cas, j’aime bien m’esquiver, voilà tout.

Faire les courses, c’est donc un problème, non ?
Je n’ai plus à les faire (Rires).

Vous êtes-vous entraîné ?
J’ai commencé. Non, j’ai essayé de garder la ligne, mais j’ai commencé, oui.

Comme des entraînements aux armes, par exemple?
Oh j’ai fait tout cela. Je le faisais il y a deux jours, ici même à l’hôtel. (Inaudible)

Rien n’a explosé ?
Non, non. C’est quand vous tirez avec vos armes à feu. Elles explosent les choses.
Grâce à nos camarades d'hisdarkmaterials.org, nous vous proposons de découvrir les interviews de Daniel dans les autres salles.

9 J'ai entendu dire qu'il y'avait une boîte à juron sur le tournage et que vous deviez payer à chaque fois que vous juriez.
La valeur de l'argent. Chaque centime. Ca m'a coûté une fortune mais c'était plutôt bien.

Combien avez-vous dû payer ?
Je ne sais pas, une petite fortune. C'est devenu une sorte de blague au bout d'un moment mais je devais juste... vous savez. Parfois vous devriez être sur le tournage et vous ne voulez pas savoir s'il y'a un problème ou non. Alors vous dites juste ''Une autre livre'' *rires*
C'était pour quoi habituellement ?
*rires* S'il vous plaît, s'il vous plaît. Disons que nous baissions le ton !

Que pensez-vous du fait de travailler avec des enfants ?
J'ai trouvé celà parfois très épuisant... Il faut travailler très dur et il faut aussi essayer de les maintenir au top parce que les journées de tournage sont longues et leur énergie baisse tout au long. Mais Dakota apprenait très vite... et je l'embêtais tout le temps juste pour la maintenir à 100% de ses capacités et on en arrivait à se chamailler l'un l'autre. C'était un vrai plaisir, je ne vois pas trop ou est le problème en fait. C'est plutôt facile, il suffit de les surveiller.

Est-ce que le fait d'être un fan des livres, et je suis sûr, également des personnages, vous a parfois aidé ou entravé ?
Non, non, si vous avez lu les bouquins, l'histoire personnelle de Lord Asriel et de tous les autres, c'est très bien exposé. C'était même mon point de départ, c'est comme cela que je suis rentré dans la peau du personnage et la raison pour laquelle j'ai accepté de faire ce film.

Y'avait-il une certaine répugnance de prendre part au film étant donné le peu de temps à l'écran de Lord Asriel?
Ca ne m'a pas gêné du tout. Je veux dire, cela donne l'impression que j'ai un grand projet mais ce n’est pas... C'était un heureux accident que cela se réalise. Le film ne parle pas de moi.

Vous serez dans le prochain film ?
Oui, je pourrais bien y être parce que nous avons laissé beaucoup d'histoire non racontées. Donc nous devons le faire. Mais je ne suis pas la star de ces films. C'est Dakota, et les animaux les stars des films.

Y'a-t-il un calendrier ?
Si on peut le faire, on le fera. C'est un film, j'en ai fait trois cette année en comptant celui là. Donc je trouverai le temps de le faire.

Une des choses qui vous a poussé à faire ce film est que votre fille pourra le voir.
Non, pas vraiment. Elle a vu quelques uns de mes films mais ce n'est pas une raison essentielle.

Est-ce qu'elle a des préférences ? Par exemple : Je n'aime pas Bond, je préfère celui-là ?
C'est une affaire entre elle et moi. Je préfère éviter les questions concernant ma fille, c'est entre elle et moi que ça se passe.

Les dæmons jouent une part importante dans le film, quel challenge était-ce de travailler avec eux ?
J’ai eu la chance que mon dæmon soir un léopard des neiges et aussi souvent qu’on en a le temps, ça fait la conversation... Nicole avait bien plus à faire, elle devait avoir, comme Dakota, un coussin vert, pour représenter la chose. Mais j’ai eu de la chance, elle (Stelmaria) me suivait partout, s’asseyait et se reposait, et Kristin Scott Thomas la doublait si bien qu’une fois encore, c’était assez simple.

Etant fan des livres, y avait-il une scène particulière ou un personnage que vous attendiez plus particulièrement de voir à l’écran ?
Dans le livre, les ours sont la réponse évidente, et quand j’ai vu le film projeté pour la première fois la semaine dernière, avec la musique et les effets spéciaux, j’ai eu un grand frisson à voir le combat d’ours. La technologie a vraiment évoluée – le film n’aurait pu se faire il y a cinq ou six ans. Et si on continue, si deux autres films suivent celui-ci, ça sera encore meilleur. Si vous regardez Pantalaimon, le daemon de Lyra, sa personnalisation est fantastique, c’est ce qui rend le film unique.

Êtes-vous satisfait de votre niveau de célébrité, depuis James Bond, l’image, le sex-symbol...
Je vis avec (rires)... Ca n’a pas duré longtemps...

Prenez-vous la chose avec humour ?
(Sarcastique) Non je suis très, très sérieux à ce sujet (rires). Et je suis une thérapie. Mais non, ça me va vraiment, c’est un business inconstant, je ne prend pas ça trop sérieusement.

Y a-t-il une liste sur laquelle vous aimeriez être en tête, même si vous ne vous intéressez pas aux autres listes, comme être l’homme le plus sexy et tout ça ?
Erm... Honnêtement je ne saurai pas faire de réponse intelligente, donc je ne vais pas répondre... (rires).

Est-ce que les scènes que vous avez joué dans le film, comme la lutte en Suisse... Est-ce que ça vous a fait du bien dans la mesure où vous n’aviez plus à être devant un écran vert?
Il y avait un peu de ça, et ça avait un côté arctique, vous étiez juste sur de grosses quantités de neige – mais si vous êtes déjà allé là-bas, ça y ressemble beaucoup. Mais il était très important dans ce film que son design se marie bien avec les effets spéciaux pour que les gens tels que Denis Gasner et Ruth Myers, la costumière ; il était très important qu’ils puissent travailler correctement leur tâche, si bien que nous allions sur des plateaux complètement aménagés. La seule chose qui manquait c’était les animaux ainsi que quelques points secondaires qui seraient ensuite ajoutés. Ce n’était donc pas si difficile, la seule chose à faire, et je n’en avais pas beaucoup, c’était de parler directement aux animaux...

De par l’orientation prise par votre carrière ces dernières années, car ça a été inattendu, avez-vous pris le temps de regarder en arrière et voir ce qui était arrivé à votre carrière et votre vie ces années-ci ?
Le truc bizarre est que j’ai juste à planifier ma vie différemment et que je suis occupé comme je ne l’ai jamais été, mais j’en suis content. Je ne crois pas qu’un acteur aime être sans emploi, mais il aime prendre le temps pour des choses telles que la vie, la famille et les amis. Il vous faut prendre le temps de faire des visites... Vous pouvez perdre prise, et je ne le veux pas, car ce sont les choses les plus importantes pour moi. Certes des vacances seraient bienvenues, mais Noël arrive, donc ça sera bien.

Pensez-vous qu’après James Bond on vous ait offert des offres post-bondiennes, car avant cela vous avez tourné un film très intéressant, The Jacket, et quelques doublages...
Oui, j’ai fait cela, c’est le troisième film cette année, le premier après la fin de James Bond, et de façon évidente, ce n’était pas un très gros engagement, c’était un film relativement court à ce moment là, mais j’ai produit un film cette année avec mon meilleur ami et une poignée de personnes avec qui je voulais travailler depuis un bout de temps, qui est un film plus confidentiel en Afrique du Sud, avec un petit budget. C’est quelque chose de personnel que je voulais faire. Et je viens juste de finir de tourner un film avec Ed Zwick en Lituanie.

Avez-vous le sentiment que James Bond vous permet d’en faire plus qu’avant?
Oui, je pense que je n’aurais pas pu faire ce film – ce film que j’essayais de faire depuis cinq ou six ans, que j’avais à coeur. James Bond m’a aidé cette fois-ci.

Cela signifie que vous trouvez l’argent pour des projets que vous n’auriez pas pu faire avant ?
Ca a aidé, mais il faut toujours s’impliquer dans le processus. Il vous faut convaincre des gens de donner de beaucoup d’argent pour quelque chose ; les films qui se font ainsi ne sont pas ceux qui plairont nécessairement à tout le monde.

Vous avez signé pour quatre films de James Bond ?
Vous l’avez dit. Je ne l’ai pas dit (rires).

Vous avez dit que vous pensiez au premier il y a dix-huit mois, avant de dire finalement ‘Je fais ce film’, donc je pense que c’était un engagement à faire ?
Eh bien, ça a été dit, mais ce n’est pas vrai, car je n’ai pas signé. Ce que j’ai fait, c’est signer pour le prochain film, et ensuite on verra. Je fais les choses ainsi, et ce ne sera pas quatre films de plus – c’est vrai. Ce ne sera sûrement pas quatre films.

Dans La Boussole d’Or votre personnage semble être bien plus sympathique que le Lord Asriel des livres, est-ce votre interprétation, ou parce que vous avez été dirigé ainsi?
Ce qu’il manque du livre, que nous avons tourné mais pas placé dans le film, c’est la partie où il cesse d’être sympa, qui est à la toute fin du livre, et qui ne convenait pas au film pour des raisons de timing, et car on en avait déjà beaucoup à raconter. Mais ce sera au début du prochain film.

Ceci dit, il n’est pas très gentil envers Lyra car...?
Elle a de terribles parents, c’est fondamentalement ça. Ils étaient les pires parents, ils décrochent l’oscar des pires parents du mois. Mais cela fait partie de la personnalité de Lyra, je trouve ça assez intéressant, ils sont très rudes et Asriel traverse cela ainsi ; nous avons gardé mais ça ne l’aurait pas fait, ça a été coupé.

Ne pensez-vous pas que cela signifie que le film a raté toute une part du livre ? Car cela donne une image différente de Lord Asriel.
Vous pourriez dire cela, mais c’est une partie si complexe du livre que nous devions la mettre dans le prochain film. Ce sera sûrement le début du prochain film.

Vous avez commencé à travailler sur le prochain James Bond la semaine passée, comment ça se passe ?
Très bien, très bien. A regret construit en contreplaqué... [inaudible] ...ce qui est spectaculaire, Dennis Gasner qui est en fait le designer de ce film s’occupe désormais de James Bond.

Avez-vous un planning pour vous exercer et vous mettre au régime, ce genre de choses?
Je ne fais pas de régime, jamais. Je m’exerce mais pas de régime, car la vie serait horrible... (rires)

Quand vous regardez à votre travail passé, et ce que vous faites maintenant, pensez-vous que vous vous améliorez en tant qu’acteur ?
Ah, bien, je pense que quelque chose va arriver, et ça se prouve complètement faux. Ca va arriver, je ne sais pas, je veux continuer à apprendre, je veux continuer à essayer de donner le meilleur de moi-même, mais je vais faire quelque chose qui va défrayer la chronique, et ils diront : ‘Oh, nous l’avons perdu...’, mais mon sentiment est que j’apprend et que ça marche, ça me surprend constamment et je suis toujours nerveux à ce sujet. Je me blesse en chemin, donc je pense que c’est une bonne chose.

Qu’en est-il de travailler avec Chris Weitz, le réalisateur ?
Très bien, il a une connaissance approfondie des livres, et a fourni une somme de travail considérable avant de commencer, car il y avait tant d’idées dans cette histoire qu’il fallait retranscrire, et qu’il était impossible de toutes les transmettre. Mais je pense que l’essence y est, et si les deux autres films se font, alors on rectifiera ça, on rectifiera ça partiellement, cette histoire sera racontée. Si bien que l’on peut maintenant explorer le reste des autres livres.

En terme de collaboration, avez-vous mis de l’impulsion, avez vous donné vos idées...?
J’ai toujours essayé, si on m’a écouté je ne sais pas, mais j’ai toujours essayé de donner mes idées et dire ce que je pensais qu’il fallait voir dans le film.

Y a t-il eu un temps où vous ne pouviez pas gagner votre vie de votre métier d’acteur ?
J’ai toujours joué, en fait...
[interrompant] Mais vous attendiez les rôles ?
Eh bien, avant d’aller à l’école d’arts dramatiques, j’ai joué dès l’âge de 16 ans, c’était donc juste de l’alimentaire.

Quel était le métier que vous aimiez le moins avant de devenir acteur à plein temps?
Je comptais les composants dans une usine qui fabriquait les premiers ordinateurs. Je travaillais aux stocks, je comptais les marchandises car il y en avait beaucoup.

A quelle époque était-ce l’école d’arts dramatiques?
Ce n’était pas à cette époque, c’était avant, après que je quitte l’école.

Quel est le plus grand remontant pour vous actuellement ?
L’un d’eux est le voyage. Je vais dans des lieux où je voulais aller, mais j’y vais pour le travail donc je ne visite pas en touriste, je travail les lieux dans des conditions de travail. Je trouve que c’est une des meilleures choses.

Mais pouvez-vous vous promener sans être harcelé ?
Parfois, oui, c’est parfois possible. Ca dépend : nous sommes allés dans une ville où je n’étais pas allé, et on a eu de la chance, on était à Madrid, et on avait vu sur le Prado et on est allé dans les environs. Il y a des choses qui arrivent, et il faut les accepter, c’est un véritable privilège dont vous devez tirer avantage.

Avec quelques personnes travaillant sur le film, plus particulièrement Alexander Splien et Chris Weitz, ou Dennis Gasner, ils ont tous des petits éléments du film qu’ils ont écrit, qui sont dedans car ils les aimaient. Par exemple Dennis Gasner a eu son heure de gloire avec le zeppelin volant au dessus de Londres. Avez-vous eu votre petit instant pour insuffler une idée ? Une idée qui était votre contribution personnelle ?
Non (rires). Pas vraiment... Ma relation avec Lyra, avec Dakota, c’était vraiment ce que je souhaitais. Je voulais y voir ce côté rude, montrer qu’il n’est pas très paternel... mais il lui veut du bien. Je veux que cette relation soit quelque chose qui la motive à aller de l’avant. Et comme je l’ai dit, si vous lisez le livre, nous avons fait des choses qui seront dans les films. Ce qu’il fait, en emportant Roger, c’est donner un coup de fouet à Lyra pour qu’elle aille de l’avant et remporter la victoire.

Ainsi donc quand vous la réprimandez à Jordan, c’était plus fun que de descendre des Tartares avec une carabine ?
Yeah...

Qu’en était-il de travailler avec Nicole?
Génial. J’ai travaillé avec elle deux fois, et on s’est très bien entendu... dans l’ensemble. (rires)

Est-ce bien de travailler avec des gens avec qui on a déjà travaillé ?
Complètement. Ca fait un bout de temps que je fais cela, et je ne me limite pas à repérer uniquement les acteurs avec qui j’ai travaillé, mais aussi les techniciens du film, derrière les caméras. Ca vient juste avec l’expérience de la quarantaine.

J’ai entendu une histoire concernant votre recrutement, selon laquelle vous avez appelé Chris Weitz pour savoir ce qu’il en était de l’adaptation...
Pas à Chris, c’était Ileen, l’une des productrices, c’est une de mes amies, je l’ai donc appelée pour en savoir plus.

Etiez vous la première personne à laquelle ils ont pensé, croyez-vous ?
Je n’en sais rien... Ne posez pas la question ainsi... (rires)

C’est une expérience énorme, de passer le cap de la quarantaine?
C’est pas encore fait... Je vous le dirai quand ça sera fait (rires).

Cela vous inquiète-t-il ?
Non, pas du tout, non.

Plein de gens se ruent sur des stars de cinéma, vous souvenez vous de votre première ruée sur une de ces stars ?
Charlotte Rampling.
L’avez-vous rencontrée ?
Non, je ne l’ai pas rencontrée...
[question inaudible sur le second film]
Oui, un bon nombre était dans l’histoire, mais vous remarquerez si vous avez lu les livres qu’ils étaient absent de la première partie. Nous les avons tourné, mais ça ne le faisait pas dans le film, mais car le timing n’était pas bon, donc ça n’allait pas. Ce sera donc dans le second film, car c’est la séquence où se divisent les univers, et comment le voyage de Lyra commence.

Avez-vous lu le second script, car j’ai compris qu’il y en avait un.
Il y a une ébauche assez bonne. Je ne l’ai pas entièrement lue, juste des extraits.

Etes vous intéressé d’être dans une autre franchise?
Ca ne m’a pas traversé l’esprit, j’étais juste un tel fan des livres que je voulais participer, quand j’ai entendu que c’était en route, je me suis dit que je devais en être. Je suis tellement fan de Philip Pullman, de sa philosophie et de sa morale, de la façon dont il voit le monde, ses leçons et ses histoires. Il mène brillamment ce qu’il fait en tant qu’auteur. Il écrit des histoires d’enfant avec des thèmes adultes et des idées capitales autour du fait de faire des choix.

Etiez vous surpris qu’il y ait des controverses au sujet de l’attitude de l’histoire vis à vis de la religion...
Je ne suis pas surpris, non. Philip a été assez éloquent à ce sujet. Pour moi, l’histoire l’a toujours été, je ne pense pas que l’histoire soit à l’encontre de la religion, je pense que c’est plus contre le contrôle et la mauvaise utilisation du pouvoir par une quelconque organisation religieuse ou politique, une organisation oppressant le peuple qu’elle est sensée représenter. Je pense que c’est ça qui est important dans le film, le personnage que je joue a toutes ces idées vraiment révolutionnaires, de séparer tous les univers, pour que toutes les idées puissent voyager. Je pense que l’idée classique est que la majorité de ces gens qui critiquent n’ont jamais lu les livres, et en aurait besoin. Et je suis sûr que l’Eglise catholique, qui est dirigée comme vous le savez, et qui dit que c’est une attaque envers l’Eglise catholique, peut très bien gérer la chose.

En tant que fan des livres, que pensiez vous qu’il soit nécessaire que le film ait pour capturer l’essence des livres ?
L’élément clé du film est Dakota. Elle devait avoir le ton juste, canaliser la force, elle devait être la fillette que l’on veut suivre, et elle l’a fait, brillamment je trouve. Elle est si engageante. Elle a cette qualité que je trouve importante pour le rôle, et si vous voulez la suivre dans le monde créé par Philip Pullman, c’est la cerise sur le gâteau.

Que pensez-vous du fait qu’elle sache gérer cette pression? L’avez-vous sentie sous pression, du fait qu’elle ait à être la bonne personne pour le rôle?
Je ne sais pas, si elle l’a été c’était sous sa propre pression, car elle voulait bien le faire, mais je pense que c’est quelque chose de normal. Certainement, dans une telle situation, il vous faut vous souvenir qu’elle est une fillette et qu’elle a besoin de protection. C’est la chose première dans cette situation, et ce qu’on fait en ce moment est assez folle. Mon conseil pour elle est d’en profiter, de profiter de ce qui arrive ici. C’est fou, c’est merveilleux, mais c’est fun.

Est-ce ainsi que vous avez pu gérer l’après James Bond ?
Je me suis enfuit. Avoir le sens de l’humour c’est la solution. Il vous faut l’avoir pour cela, et j’ai juste cherché à rester qui je suis. Mais ma vie a changé. Ca a changé car je n’ai plus la même liberté qu’avant, mais un paquet de nouvelles possibilités sont également arrivées.

[Avalanche de questions sur James Bond]

Considérant que La Boussole d’Or soit un gros succès, et vu que vous avez déjà programmé le prochain James Bond, voyez-vous vraiment à l’année prochaine, pensez vous qu’on y retrouvera La Boussole d’Or...
C’est ce qui est prévu, mais ça dépend de comment le film marchera. Je ne veux pas vendre la peau de l’ours, je ne le veux vraiment pas car sinon on devient fou. Je suis très content de la façon dont ça fonctionne, j’aimerais y être impliqué. S’ils font une suite, j’aimerais en être et on fera en sorte que ça le soit. Ce n’est pas mon boulot de faire en sorte que ça marche, mais je dois payer des fortunes à des gens pour ça le fasse.

[Encore des questions s’éloignant de La Boussole d’Or]

Revenons-en à ce film pour le moment, que pensez-vous de votre personnage?
J’ai idée qu’il est un peu révolutionnaire. Fondamentalement, il veut tout mélanger. La connaissance est à ses yeux la chose la plus importante, et la seule façon d’avoir la connaissance, c’est de partir explorer, il vous faut y aller et trouver ceci et cela. Ca va changer les choses sans cesse, et le changement est toujours bon, et c’est d’où vient sa passion.

J’étais très intrigué par les daemons dans le film. J’étais curieux de savoir si vous aviez un daemon?
Le truc c’est qu’une fois que vous avez un léopard des neiges, c’est dur de revenir en arrière. Tout le reste sera quelque peu décevant. C’est très révélateur de dire quel serait votre choix. Car c’est probablement la façon dont on se voit soi-même. Si vous jouez à ce jeu enfant, et que vous dites ce que serait votre daemon, c’est en général l’opposé de ce que ça devrait être. Mais les animaux ont chacun leurs propres qualités. Même les cafards ont leurs qualités...
Lesquelles?
Ils sont là quand on est parti.

Parlons des scènes coupées. Pouvez-vous en dire plus?
C’était l’histoire générale... le fait est que nous avions une durée pour raconter l’histoire dans le film. Littéralement parlant, la séquence finale où les mondes s’ouvrent, c’est un grand moment. A la base, ceux qui font le film l’ont coupé plus tôt que le livre. Ca arrive, cela s’appelle adapter un roman, il faut prendre des décisions. Ce n’est pas inhabituel de couper des scènes.

De ce que vous en savez, ces scènes seront-elles dans l’ouverture du prochain film ou seront-elles sur la version longue en DVD de ce film?
Je ne sais pas, je ne suis pas impliqué sur le DVD. Mais elles devraient être [dans le second film], car elles sont capitales à l’histoire, et on ne peut pas s’en passer, vraiment. Ca donne certainement un autre aspect à mon personnage, passer de plutôt sympa à assez diabolique. Et c’est ce qui est génial dans cette histoire.

Vous êtes vu en premier dans l’histoire avec la barbe. Puis des hommes vous capture et vous la rasez. L’avez-vous juste rasée entre temps ?
C’était un choix. C’est avec une scène qui a été coupée donc ça peut être un peu déroutant. Ce qui se passe est qu’il est fait prisonnier, et que tout le monde pense qu’il est retenu prisonnier, qu’il est en prison. Mais la réalité est qu’il se construit un laboratoire complet. Je voulais que ça se voie quand Lyra le rejoint, qu’il ressorte que, non, je ne suis pas là, enchaîné avec une longue barbe, mais entouré d’un valet et de tout ça, donc c’était juste un choix.

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