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Cittàgazze in London
A l'occasion de la Première Mondiale du film à Londres, Cittàgazze a assisté à la conférence de presse des acteurs et de l'équipe technique. Nous vous proposons ici la transcription en français de cette conférence, avec la collaboration de nos amis d'hisdarkmaterials.org.

Conférence de Presse : les acteurs

Le matin de la première mondiale d'A la Croisée des Mondes : La Boussole d’Or, New Line tint une conférence de presse. Etaient présents : Nicole Kidman, Daniel Craig, Dakota Blue Richards, Sam Elliott, Eva Green, le réalisateur Chris Weitz et la productrice Deborah Forte.
Avec les remerciements à Ian Spelling qui a fourni les parties de cette transcription concernant Nicole Kidman.

Modérateur : Mesdames et Messieurs, au nom de New Line Cinema, je vous souhaite la bienvenue à cette conférence de presse internationale pour La Boussole d’Or. Je sais que vous êtes venus – vous les journalistes et photographes – et j’ai le plaisir de souhaiter la bienvenue à tous nos invités présents aujourd’hui sur le podium. Et je vais tout d’abord me tourner vers Chris Weitz et Deborah Forte parce que le premier livre est paru il y a environ douze ans, et ce fut un assez long voyage, presque un projet, en fait. Sept ans, Chris, que vous y êtes impliqué, Deborah je pense que cela doit faire onze ans pour vous. Deborah (ceci est une question pour vous, pour commencer), qu’est-ce qui vous a attiré dans le projet ?

Deborah Forte : Philip Pullman. J’ai lu le manuscrit des Royaumes du Nord. J’ai senti que j’avais découvert quelque chose de vraiment frais et nouveau. D’autres personnes avaient lu Philip auparavant, je ne l’avais pas fait, il m’a amené dans ce voyage des plus fantastiques avec ce livre et j’ai su que je voudrais aller partout où il irait. Cela lui a pris six ans pour compléter la trilogie et cela valait la peine d’attendre.

Modérateur : Et pour vous, Chris ?
Chris Weitz : Bon, tout d’abord ce n’était pas sept ans, mais trois. Bien qu’au bout du compte cela me semble être sept. Mais oui, je l’avais lu il y a sept ans et pendant un moment il fut tout simplement un de mes livres préférés. Je ne savais pas que quelqu’un serait capable de le transformer en un film. Je ne savais pas qu’il était vraiment possible de passer ces effets visuels en un film. Et quand j’ai commencé à suivre Deborah il y a environ quatre ans et quand finalement New Line a acquis les droits de Scholastic, depuis ce fut ma vie. Et cela en valait la peine, pour moi aussi.

Modérateur : Je vous laisserai la parole dans une seconde, le temps de dire que nous avons des micros mobiles de chaque côté de la salle. Levez la main pour poser une question et quand vous voulez poser une question, et s’il-vous-plaît dites qui vous êtes et qui vous représentez. Cela aidera beaucoup. Chris, Deborah, puis-je rapidement me tourner vers vous à nouveau, avant d’aller dans le parterre, pour dire ce qui était particulièrement attirant dans le projet original de Pullman – et ce qui vous a de toute évidence tant attiré ?

Deborah Forte : C’était incroyablement cinématographique et cela avait, je pense, deux ingrédients qui étaient si attirants. L’un était que Philip avait pour la première fois pour moi écrit un roman de fantasy qui était complètement racontable. Je ne suis pas fan de fantasy, mais je suis une fan de Philip Pullman. Et il avait mis tant d’inventions uniques dans ce monde – en particulier les daemons dont je pensais qu’ils seraient si cinématographiques si la technologie pouvait recoller avec son imagination, et cela fut le cas.

Chris Weitz : Quant à moi, je suis d’accord avec cette estime. Je pense qu’il y a toutes sortes d’idées magnifiques que Philip Pullman organise pour les combiner dans ce monde extraordinaire. Il a aussi écrit des personnages que les acteurs veulent jouer. Et ce qui était si grand, c’est que c’était mon travail de ne pas effrayer les acteurs qui étaient attirés par la qualité des livres elle-même. Aussi bien que (inaudible) un gigantesque canevas et il a en quelque sorte joué sur le tableau d’une histoire très intime d’un enfant qui devient adulte dans une guerre des Cieux de proportions miltoniennes. Et parler de Milton n’est pas inapproprié puisque je pense que quand vous regardez ces livres, ce sont des chef-d’œuvres de la littérature de la fin du siècle, et nous ne parlons pas simplement d’un agréable roman de fantasy.

Question : Je sais (inaudible) une distribution très distinguée alignée juste ici – le tout, je suppose, était la clé, et particulièrement la jeune demoiselle assise à votre gauche là (Dakota). Peut-être pourriez-vous brièvement faire allusion à (inaudible) la recherche pour trouver Dakota ?

Chris Weitz : C’est en quelque sorte une vieille histoire de Hollywood qui a fait que nous avons ouvert un casting dans plusieurs villes d’Angleterre et qui a fait que des milliers de filles sont venues avec l’espoir d’obtenir ce rôle. Quelque chose d’intéressant à propos de Dakota et de sa mère est qu’elles ne sont ni une enfant du théâtre ni une mère du théâtre. S’il avait plu ce jour-là, je pense que Dakota et sa mère ne se seraient pas révélées. Et je me rappelle le premier visionnage de la cassette vidéo de cette petite fille dans une sorte de robe chasuble légèrement mitée, les cheveux non brossés, qui avait néanmoins une immense quantité d’esprit pour elle. Et j’ai pensé : « Bon, je pense que c’est probablement la bonne, en fait. » Je pense que Dakota n’avait jamais établi de devenir actrice, pour voir, ou pour être une star, mais juste pour jouer le rôle. Et nous avons été extrêmement chanceux de la trouver.

Question : Dakota, raconte-moi juste ta réaction quand tu as obtenu le rôle.
Dakota Blue Richards : C’était la meilleure sensation que vous pouvez imaginer. Et les mots ne peuvent décrire combien vous vous sentez stupéfaite de finalement jouer le rôle que vous avez toujours rêvé de jouer. Et je ne pensais pas savoir quoi faire à ce moment là. Et j’ai juste sauté et crié…
Chris Weitz : Crié, oui, je pouvais l’entendre dans le bruit de fond.

Modérateur : Maintenant nous avons le micro qui circule, aussi gardez juste votre main levée et nous viendrons à vous, vous aurez tous une chance.
Question : Bonjour, (inaudible) de Suède. Ma question est pour Nicole. Qu’est-ce qui vous attire dans la fantasy en général et quels contes vous ont fait grandir et quels contes avez-vous lu à vos propres enfants ?
Nicole Kidman : Je ne suis pas grande fan de fantasy. J’ai toujours été attirée – en termes cinématographiques – à plus de drames psychologiques, mais je pense que ce qui m’a attiré dans la fantasy, c’est que les complexités des personnages permettent d’excellentes performances, et c’est pourquoi j’ai trouvé que c’était incontestable. En terme de contes, j’ai grandi au milieu de la littérature parce que ma mère voulait toujours m’en lire. Aussi je pense à… beaucoup de Roald Dahl, bien entendu les Chroniques de Narnia, et je pense vraiment que quand vous avez un film qui est basé sur des livres dont les personnes sont tellement passionnés, c’est merveilleux. Qu’il y ait des gens dans ces films. Je suis heureuse d’être dans un film où il y a des gens et qui n’est pas seulement une animation (elle glousse).

Question : Permettez-moi de vous questionner au sujet de la controverse sur l’anti-Christianisme. Certaines personnes ont jugé le film avant même qu’il ne soit sorti. Pouvez-vous parler de votre perception du message du film, et étiez-vous concernée au départ par les références religieuses ?

Modérateur : Bien sûr, nous savions que cela viendrait. Voulez-vous répondre à ceci, Nicole, et peut-être Chris voudra le faire ensuite ?
Nicole Kidman : Oui. Je pense que je vais le laisser à Chris. Je pense moi-même que quand on voit le film, c’est la même chose. Je pense que c’est une approche presque alarmiste pour le moment, et que quand vous verrez le film ça se sera dissipé. Tout simplement. Je ne veux pas faire un film qui est anti-religieux ou anti-catholique. Je viens d’une famille catholique aussi ce ne serait pas quelque chose dont ma grand-mère serait contente, et je ne pense pas vraiment que c’est quelque chose dans lequel je suis impliquée, aussi…

Modérateur : Chris, peut-être pourriez-vous répondre à cela brièvement ?
Chris Weitz : Oui, j’adorerais rebondir là-dessus. Je ne peux pas me réclamer uniquement d’un héritage catholique mais également du judaïsme, aussi je suis d’un double milieu aussi bien que je suis en quelque sorte une personne religieuse moi-même. Je pense qu’il y a une mauvaise interprétation sur les livres qui ont été bannis de l’entourage de personnes qui n’ont pas vu les films et n’ont pas compris les livres. Je pense que parmi bien d’autres choses, Philip Pullman émet des idées très intéressantes qui ont un rapport avec la philosophie et la religion, qui sont ouvertes à une mauvaise interprétation des gens qui ne veulent pas s’engager dans quelque discussion que ce soit sur leurs convictions. Et ainsi c’est devenu une honte. Je pense qu’ils rendent un mauvais service aux parents et à leurs enfants, qui pourraient autrement découvrir ces livres extraordinaires et magnifiques. Et c’est là-dessus que je finis sur ce sujet.

Question: Bonjour Nicole, comment allez-vous? Deux questions. Premièrement, avez-vous apprécié d’être méchante (dans ce film) et qu’est-ce qui vous pousse à travailler aussi dur que vous le faites?
Nicole Kidman : Je pense que quand on vous engage, même si pour moi c’est bien plus qu’un métier, vous devez tout donner et faire du mieux que vous pouvez donc en matière de travailler durement, je suis toujours au milieu d’un tournage en Australie que je suis en train de faire depuis neuf mois désormais, et c’est vraiment trop difficile. C’est une longue période et je regarde en direction de l’année prochaine, et des vacances à venir. Mais en même temps, je suis tellement privilégiée, particulièrement (parce que) j’ai 40 ans et que je joue l’un des plus grands rôles que j’ai eu l’opportunité de jouer au cours de ces dernières années. Avec Mme Coulter, j’espère que nous aurons l’opportunité de jouer les trois films car j’adore l’interpréter et bien entendu actuellement ce n’est qu’une fine part d’elle-même, mais si vous connaissez le reste de la trilogie, la manière dont c’est exposé, dont elle se dévoile peu à peu, c’est vraiment très excitant. Je la vois comme quelque un de très compliquée, donc on peut bien entendu se poser des questions sur sa morale par moment, mais aussi, et ça dévoile le film si j’en parle trop, un battement dans son cœur qui la conduise à faire certaines choses. C’est probablement sur ce point que nous avons insisté avec Chris, que l’on peut sentir cette pulsion sans cesse à travers elle. Chris a été génial avec ça, car il était tout le temps en train d’essayer de me fournir l’opportunité de montrer la complexité de cette femme. Et Philip a vraiment décortiqué les fondements psychologiques du personnage pour moi, ce qui est vraiment formidable quand vous avez la possibilité d’avoir ainsi l’auteur à disposition. Donc oui, j’espère que nous ferons la trilogie parce que ce serait vraiment très excitant pour l’actrice que je suis.

Question: (Quelque chose à propos du fait que vous ne vouliez jouer un méchant, cherchant des rôles gentillet)
Nicole Kidman : Je pense que ce doit être dans la presse spécialisée que je n’ai vraiment lu, je suis désolé de le dire, mais je suis heureuse que vous l’ayez tous fait. A ce moment là je ne voulais plus travailler, et on m’a alors de manière originale offert le rôle, car j’étais à un moment dans ma vie où j’étais dans le Tennessee et ce n’était qu’un … sentiment de fainéantise et j’attendais de pouvoir partir. A ce moment Chris m’envoie une lettre, et Philip en fit de même, et avec ces deux lettres j’étais séduite, et je suis vraiment très heureuse de cette période. Ce n’était pas tant à propos des méchants ou des personnages ambigus c’était plus ma propre paresse.

Modérateur: Avant la prochaine question je vais juste -parce que l’on a un silence provenant de nos trois autres –
Daniel Craig : C’est bien, c’est très bien. Tout va bien, j’aime ça. (rires)

Modérateur: Quelque chose pour Sam ici présent (inaudible considérations d'un cow-boy aéronaute), c’est un merveilleux et riche personnage qui doit être drôle à voir sur la page. Dites nous en un peu à propos de votre approche du rôle.
Sam Elliott : Mon approche commence très probablement avec … ma séduction bien entendu, envers le réalisateur (rires) Chris est une personne vraiment très persuasive (rires - inaudibles). C’est une route que j’ai déjà dû parcourir à propos personnage. Je sais qu’il y a beaucoup d’acteurs qui passent leur vie à être classé en tant que caméléon et vont vraiment très profondément et interprétant leurs divers personnages. Je ne crois pas que quelqu’un puisse m’accuser de cela ou de donner ce genre de crédits en tant qu’acteur. C’était une voie que j’ai été heureux de descendre. J’adore jouer ces personnages de Western. Et vous avez une juxtaposition quand à ce Texan au milieu de tous ces Anglais et ce genre de place intéressante à trouver soi-même. J’ai été très chanceux de venir jusqu’ici et travailler avec des gens comme Tom Courtenay - je fus un très grand fan de sa carrière - une bonne histoire en somme. A propos de la manière dont j’ai trouvé le personnage, je crois que je ne sais pas. Je ne suis pas du genre d’un intellectuel (inaudibles considérations étant un acteur). Quand le gouvernement paye, le gouvernement paye.

Modérateur : Eva, des sorcières volantes - des non conventionnelles. Encore une fois, comment vous approchez un rôle tel que celui-ci ?
Eva Green : Oui, c’est une sorcière volante mais elle est un peu plus que ça. Elle n’est pas une sorcière maléfique traditionnelle: un balais, un chapeau pointu et une verrue au bout du nez. Elle est très jolie, très sage et très bonne, très maternelle envers Lyra. Elle est plus comme une bonne sorcière, elle guide l’enfant au cours de tout son voyage, et lui apprendra beaucoup de choses. C’était drôle et très physique.

Question: (Inaudible question à propos de la raison qui a poussé Daniel à jouer Lord Asriel)
Daniel Craig : J’ai eu un genre de désir secret quand j’ai lu les livres? Malheureusement on lis des livres maintenant, et quelques fois des images du film surgissent de votre tête, qui ne se réalisent pas toujours. J’avais un désire secret et grâce à Chris qui a proposé l’idée, que les autres ont suivit, donc j’ai pu les rejoindre.

Question : Mon nom est Ryan, je suis le webmaster de HisDarkMaterials.org et j’ai une question pour Daniel. De la même manière que Nicole a expliqué les changements de Mme Coulter au cours de l’histoire. Désormais votre personnage est plus linéaire. Est-ce que cela à été plus drôle à jouer pour vous, parce qu’il est un véritable archétype de l’explorateur traditionnel, ou avez-vous donné une part de votre propre interprétation ?

Daniel Craig : Et bien, je pense que la clef est que je connais les livres. Je connais comment tout cela va finir, et c’est vraiment très difficile de ne pas en utiliser une partie quand l’on crée le personnage. Vous avez sans cesse cette constante pensée pendant le tournage du film que l’on doit les considérer comme des entités distinctes si l’on ne peut faire les autres films. Pour moi, la plus grande joie aura vraiment été la relation avec Lyra, l’ampleur du personnage et la taille de la tâche qu’il a –qu’il garde bien évidemment secrète et que nous ne connaissons toujours pas… et que heureusement nous verrons dans le prochain film.

Question : Salut (nom inaudible) de Boston Herald. Mme Coulter semble être un merveilleux personnage complexe. Où avez-vous trouvé l’inspiration pour elle ?
Nicole Kidman : Les livres ! J’ai réellement feuilleté les livres. C’est fantastique quand vous pouvez trouver toutes ses complexités. J’ai même réellement utilisé un surligneur, je les ai écrites, et j’ai entrepris de les lier à son histoire. C’est merveilleux d’avoir ça. C’est quelque chose que vous devez actuellement faire en tant qu’acteur par vous-même.

Question : C’est le second film dans lequel vous êtes la mauvaise femme auprès de petits enfants, avec Les Autres.
Nicole Kidman : Oh, c’est vrai, vous parlez de « Margot at the Wedding »

Question : Ouai, et je me demandais si vous vous sentiez un peu coupable d’effrayer Dakota Blue ?
Nicole Kidman : Il y a des fois ou je devais attraper son poignet et dire « Est-ce que ça va ? Est-ce que ça va ? » Je me sentais vraiment forte par rapport à cela, parce que je travaille avec des enfants dans pratiquement tous mes derniers films. Je pense que vous devez vraiment définir ce que vous êtes en train de faire parce que cela peut être vraiment très perturbant. Même si c’est son premier film, elle (Dakota) fait preuve d’un tel équilibre – ( A Dakota : Bouche tes oreilles, Dakota) et d’une telle intelligence. C’est comme travailler avec un adulte. Pour d’autres enfants avec lesquels vous travaillez vous devez vous montrer particulièrement protecteur et prudent.

Modérateur : Je pense que l’on devrait laisser Dakota écouter cela. Est-ce que tu étais paralysée par la peur quand Nicole passait en mode malveillant ?
Dakota Blue Richards : c’était particulièrement effrayant les premières fois.
Nicole Kidman : Puis elle pris l’habitude de ces changements.
Dakota Blue Richards: Il faut s’y habituer. Ca aide aussi bien que ça rend réaliste, le plus facile est de jouer. (Daniel appuie la réponse de Dakota avec un « bien »)

Chris Weitz : Je pense que c’est intéressant parce que d’une certaine manière Dakota avait le travail le plus dur d’entre nous. Elle devait aller au delà d’elle même de différentes manières. Un jour c’était « Dakota, peux-tu tomber dans cette fausse neige faite de polystyrène toxique et essayer de ne pas l’inhaler ? » Puis ce fut « Merci d’avoir fait ta journée de tournage, tu est libre pour tes quatre heures de tutorat ». Donc être usurpée par Nicole était l’une des nombreuses rigueurs auxquelles elle a du faire face pour ce rôle. Et je la regardais souvent à la fin d’une de ses journées de tournage et je pensais « Mon Dieu, je suis heureux de ne pas avoir à faire son travail. » Je pensais ça au début, mais je n’ai jamais essayé son costume (rires).

Nicole Kidman : L’autre chose c’est que Dakota a une peau merveilleuse. Elle rougit. Pour un acteur c’est quelque chose de glorieux. Vous pouvez capturer cela et ils l’ont capturé avec elle dans le film. Je pense que si vos émotions peuvent être perçues au travers de votre peau comme pour Dakota le peut, c’est tellement ... Ca aide d’une si belle manière la performance.
(Daniel à Dakota, pendant que Nicole parle : Qu’est ce que tu dois te sentir bien maintenant Dakota ?) (Rires prompts).

Question : (Une nouvelle question pour Daniel concernant le fait que sa fille ai tellement compté durant le tournage - il demande comment les enfants influencent le futur)
Modérateur : En fait, c’est à Nicole que vous posez cette question ?
(un commentaire inaudible provoquant de grands rires).
Daniel Craig : Je pense que la prise en compte de cette histoire est plutôt intéressante. CE que Pullman fait avec tant d’intelligence dans cette histoire c’est vraiment dire quelle importance les enfants ont, et celle que vous avez sur eux - au travers des daemons. Quand vous êtes enfant, votre daemon change de forme et essaye de deviner ce qu’il va devenir. Et plus vous avancez vers la puberté et que vous devenez un adulte, il se fixe. Donc l’influence qu’il a sur vous et les effets et la manière dont les adultes vous considèrent, en tant qu’enfant c’est crucial. Je pense qu’il faut vraiment vivre comme on le veut.

Nicole Kidman : Bien sûr, j’ai deux enfants. J’ai aussi quatre nièces et neveux. Je pense qu’un gros poids pèse sur cette génération d’enfant, et nous avons besoin de les aider à s’éduquer et garder, je suppose, en tête de ne pas les considérer comme le centre de l’univers. C’est quelque chose que j’essaye vraiment de faire ... promulguant sans cesse la lecture et toutes ces choses qui doivent maintenant prévaloir bien plus, et ce n’est pas à cause d’Internet.

Chris Weitz : L’une des choses les plus poignantes à propos de la Trilogie de Pullman et qu’il y a tellement de ça dans le passage en Arctique, et quand j’ai commencé la rédaction j’y suis allé pour la première fois. Je n’étais pas averti que j’y resterai si longtemps. Plutôt prophétique de part le fait d’écrire A la Croisée des Mondes, en ouvrant un passage dans l’univers, ce que Asriel fera en fin de compte. Les ours quittent leur habitat naturel, ce qu’ils sont exactement en train de faire. C’est juste l’une des nombreuses choses que Pullman entreprend de combattre, incluant la manière d’élever ses enfants qui ont a supporter le monde que nous connaissons.

Question : Pour Daniel Craig. On constate que ces deux dernières années vous avez tourné un James Bond et la trilogie de La Boussole d’Or. Comment vous ressentez le fait de passer d’un projet à l’autre sans avoir le temps de faire un autre film ?
Daniel Craig : Je suis vraiment heureux de cet état de faits. Je ne pourrais être plus heureux. La meilleure chose à ce propos c’est que je ne suis pas le personnage central de ce film donc ça ne m’a pas demandé énormément d’énergie. Et oui, j’ai pleins de plans que je suis (inaudible) le prochain Bond donc je l’incarnerai par la même voie qu’avant, et après je penserai au reste que tout cela implique. Nous verrons a quel point ces films sont bien, et j’y reviendrai l’année prochaine.

Question : Je voulais adresser mes félicitations à l’équipe des effets spéciaux. Dakota, cela a-t-il été le plus dur à faire dans ce film ?
Dakota Blue Richards : C’était probablement la part la plus dure du tournage – plus particulièrement avec les daemons bien sûr, ils sont censé être votre autre moitié et que l’on est supposé l’aimer plus que la vie elle même. Et bien sûr ils n’étaient pas là. De plus c’est vraiment très difficile d’imaginer à quoi ils doivent ressembler parce que je n’avais aucune idée de ce que les animateurs 3D allaient faire avec eux. La seule chose avec laquelle j’avais à faire c’était leur voix car il y avait des gens qui clamaient les répliques de l’ours et des daemons bien entendu. Je ne pense pas que j’y serais arrivé sans eux.

Question : Nicole c’est désormais une habitude de votre point de vue ? Est-ce que ça demeure un challenge pour vous de faire ce genre de film ? (avec d’aussi importants effets spéciaux).
Nicole Kidman : Je n’avais jusqu’à ce moment, jamais fait ça à un tel degré. J’avais dis à l’école d’art dramatique que la classe du mime était celle pour laquelle je pensais « Bien, je n’interprèterai jamais ce genre de rôle » et je séchais beaucoup ces cours. Je séchais aussi les cours d’accent. Et les deux choses que j’ai le plus utilisé au cours de ma carrière sont les accents et maintenant le travaille de mime. J’ai fais un film, Dogville, où il n’y avait rien et ou l’on devait tout simuler, et avec cela j’ai appris comment créer un animal et s’asseoir pendant cinq heures caressant une boule de poils. En réalité, ce fut très bénéfique. Donc je dis à tous les acteurs qui y sont « allez à vous cours de mime, parce que c’est le futur ! »

Question : (introduction inaudible, question pour Nicole) L’autre jour, Dakota parlait de l’importance pour l’histoire d’avoir une fille au centre de celle-ci. Quelle importance cela a-t-il pour vous d’avoir la possibilité d’amener votre fille à voir ou lire quelque chose dans lequel une fillette est au centre de l’histoire ? Et pensez vous que les garçons peuvent aussi être attiré par une histoire dans laquelle une fille est l’héroïne ?

Nicole Kidman : Je l’espère. J’espère que ça plaît aux deux. Mon fils est aussi très intéressé par l’idée de voir le film. Mais c’est mignon que le personnage principal soit une fille. Il n’y a que peu de films dans lesquels c’est le cas. Je pense également à la manière dont Lyra est dépeinte. Elle tire une force prodigieuse de son futur, c’est un esprit libre et elle est sérieuse. Je trouve que c’est un adorable combinaison à avoir à l’écran et à rentre accessible aux jeunes filles.

Question: (nom inaudible) du Japon, une question pour Nicole. Si vous aviez un daemon dans la vraie vie, quel animal auriez-vous aimé avoir?
Nicole Kidman : Et bien, il changerait. Hier c’était un chaton car j’adore le lait (rires), j’aime être cajolée, que l’on prenne soin de moi et beaucoup dormir (encore plus de rires). Mais aujourd’hui, c’est différent, et ce serait un tigre. Je ne sais pas comment l’expliquer (rires).

Question: Dakota, avec quelle incarnation de ton daemon ressens-tu le plus d’empathie?
Dakota Blue Richards : Je pense que ce doit être le chat, uniquement parce que j’en ai beaucoup chez moi.
Donc se serait ton daemon, si tu pouvais en avoir un? Dakota Blue Richards : Non - or ceux que Pan incarne, ce serait un chat. C’est l’une de ses trois formes. Je veux dire qu’il changerait. Mais se serait principalement un Lémurien avec une queue à anneaux, ou une hase blanche, ou un hérisson.

Question: Salut, c’est Paolo du Portugal, pour Dakota. C’est une merveilleuse performance qui crève l’écran, alors qu’est-ce que ça fait de travailler avec de si grandes figures du cinéma? Était-ce aussi difficile qu’avec les écrans bleus?
Dakota: Non, non! Non, non c’est bien plus facile de travailler avec de réelles personnes, spécialement avec de vraies personnes qui sont aussi bonnes qu’elles. J’ai expliqué combien il était difficile de travailler avec des écrans verts, mais quand vous travaillez avec de vraies personnes, vous pouvez jouer avec elles, je trouve. Donc vous savez comment réagir par rapport à leur comportement parce qu’ils le font tellement bien que les réactions deviennent très faciles.

Question: Puis-je questionner Chris - le film est effrontément coupé de manière à nécessiter une suite - et à aiguiser notre appétit.
Chris Weitz : Je n’ai aucune honte (rires)

Question: Quels difficulté cela provoque-t-il, car parfois les choses s’auto contiennent, mais c’est tellement plus (fait référence à un autre film). Qu’est-ce que ça signifie de le préserver ainsi?
Chris Weitz : J’aimerai quitter ce chemin, qui risquerait d’être embarrassant pour moi. Je pense que ça aurait donné une mauvaise touche au film si la scène finale semblait bâclée mais gardait son sens, ou s’il n’en avait pas. Ça aurait été un désastre pour tout le monde, et j’aurai du me cacher. L’histoire de Philip Pullman, même si j’avais à revenir sur le fait que tout vient de sa vision des choses, c’est une seule histoire indépendante. Il était inutile de n’en présenter qu’un bout, de ne s’en mettre qu’un petit bout sous la dent. C’est un récit audacieux et plein d’ambitions. C’était surtout ça le principal point autour duquel construire le film, comme un genre de base de lancement pour le reste de l’histoire. En effet, l’un des plus vicieux éléments de celle-ci est qu’il y a une quantité de merveilleuses expériences et d’acteurs talentueux qui sont présent et qui sont introduits par un rôle mineur dans ce premier film bien que la quantité de travail qu’ils ont s’accroît au fur et à mesure que le film progresse. Ce qui est à notre avantage en fait.

Question : Nicole, pour moi l’une des moments les plus intéressants arrive quand Mme Coulter gifle son daemon et ressent immédiatement de la douleur et du remords. Que croyez-vous que cette scène nous dis?
Nicole Kidman : Je pense que la réponse est plutôt compliquée parce que ça dépend du point de vue que vous avez sur le daemon. Que pensez-vous? Je pense qu’elle s’aime et se déteste en même temps et qu’elle a une relation très compliquée avec ses propres émotions dans cette scène et au moment où elle se place dans le film.

Chris Weitz : c’est une scène que Philip Pullman a écrite pendant le tournage du film, car il pensait que c’était très important pour le personnage, comme Nicole l’a développé.
Nicole Kidman : Je me combattais moi-même, vraiment. C’était génial, j’étais tellement heureuse de faire ça. Ce genre de choses dont je parlais révèle les dégradés de sa personnalité, donc il n’y a pas une seule vérité absolue à son propos.
Question: Elle devient complexe à ce moment.
Nicole Kidman : Bien (rires).

Question: Salut c’est (nom inaudible) du New York Time, pour Sam. Quelles facettes du personnage êtes-vous le plus avide d’explorer dans La Tour des Anges et la suite?
Sam Elliott : Il y a une scène classique - c’est difficile de parler de ça sans trop en dévoiler. Il y a une scène dans le film La Tour des Anges qui a été fait un million de fois à l’écran dans des westerns au fils des années. Dans laquelle Scoresby et son daemon, Hester, sont éloignés des méchants pendant que un autre type s’échappe et passe derrière eux. Je me souviens avoir lu ce passage à la maison dans notre cuisine, jusqu’à quatre heures du matin, et je pleurais tandis que je lisais ça. Nous étions en train de parler de la futilité de la guerre quand elle jaillit ainsi. J’espère vraiment que nous aurons la possibilité d’aller plus loin car pour moi c’est la plus douce part de Scoresby.
Question: Et pour vous, Eva?
Eva Green : Et bien, la partie de Serafina est la plus importante dans le second. Vous allez dans son monde, elle se bat pour Lyra, et elle a également une relation amoureuse avec Lee Scoresby. C’est profond, pas ambiguë, mais juste - je ne sais pas si vous avez lu le livre. Je ne veux rien révéler. Et elle va combattre les spectres ce qui promet d’être plutôt intéressant.

Question : Daniel?
Daniel Craig : Je pense que c’est probablement la relation avec Mme Coulter que j’attends avec le plus d’impatience.
Question: Nicole?
Nicole Kidman : Je ne peux pas répondre, parce que la plupart de l’histoire est à propos de … donc je préfère ne pas répondre. Mais il y a tant. Je pense au troisième tome… Les extraordinaires amorces de cette femme, et si je n’ai que la chance de faire ce film, ce serait vraiment décevant. Pensez-y.

Question: Dakota pour finir, tes espoirs et tes peurs quand au futur ?
Dakota Blue Richards : S’ils les font, ce sera vraiment très intéressant de tourner la fin, la toute fin du dernier tome. Si vous n’avez pas lu les livres, je ne peux en dire plus - parce que ça donne toutes les réponses. Je pense à ceux qui ont lu les livres, ça serait mon passage favori.

Modérateur: Merci beaucoup à vous tous, et à tous nos invités.
(Applaudissements)




Conférence de Presse : l'Equipe Technique

Le matin de la première mondiale de La Boussole d’Or, New Line tenait une conférence de presse. Le panel de conférencier incluait le superviseur des effets spéciaux Michael Fink, le compositeur Alexandre Desplat, la costumière Ruth Myers, et la productrice Deborah Forte.

Modérateur : Concernant l’aspect plus technique, j’aimerais présenter les personnes présentes. Nous avons notre compositeur Alexandre Desplat, Michael Fink et Deborah Forte nous ont a nouveau rejoint. Je vais commencer par là de nouveau car j’aimerais entendre les gens derrière la caméra qui ont fait du film ce qu’il est.

Modérateur: Le livre a sa façon particulière de décrire les choses et les situations. Ruth, à quel point, selon vous qui êtes responsable des costumes, le monde est-il décrit dans le roman ?
Ruth Meyer : C’est difficile de répondre car en fait le livre est très visuel à mon goût et donc c’était simple de mettre sur papier ce que je voyais dans mon esprit. C’était une joie incroyable de faire cela, car souvent quand vous lisez un livre vous êtes un peu perdu quant à savoir à quoi les choses ressemblent, mais ce livre avait un tel impact visuel sur moi que cela ne m’a pas semblé difficile. J’ai en fait dessiné le tout très rapidement car j’avais tout en tête. Cela avait été un livre – comme tout le monde l’a dit plus tôt aujourd’hui – que j’avais beaucoup aimé. Je les aime tous les trois. Au moment où j’ai lu le livre, j’étais littéralement accroché, à vouloir déjà tourner les pages. Tout comme quand j’ai rencontré Chris, quand j’ai rencontré tout le monde, ce qui est quelque chose que je ne fais pas d’habitude car c’est comme se déshabiller en public pour travailler avec vous. Mais j’étais tellement claire quant à ce que je souhaitais que j’aurais pu me lancer directement et prendre en charge la façon dont ça devait apparaître.

Modérateur : Michael, j’ai lu des propos disant que c’était trente ans de carrière qui t’avaient menés à ce point. Est-ce le film le plus complexe dans lequel vous ayez été impliqué ? Pouvez-vous parler des challenges qui vous concernaient ?
Michael Fink : Oui, c’est le film le plus complexe dans lequel je me sois impliqué. Tout comme Ruth, j’ai été transporté par l’histoire et j’étais très excité. La première ébauche que j’aie lu du script faisait environ cent cinquante pages. Cela faisait d’abord cette taille puis Chris l’a réduit à quelque chose que l’on puisse tourner. Pour moi, le processus était de voir quels moments du film pouvaient être renforcés à l’aide de créatures et de trouver les endroits du film où le film pouvait paraître plus complet en présentant simplement un court instant de relation entre une personne et un daemon ou un ours et une personne. Ce genre de choses. Je regardais à de petites choses, croyez-le ou non, et pas aux gros trucs, car se sont des choses évidentes.

Modérateur : Alexandre, en tant que compositeur, qui est souvent la dernière personne appelée sur le projet et confronté à l’univers, dites-nous donc comment vous avez été impliqué et quelle a été votre approche sur le film.
Alexandre Desplat : J’ai été appelé assez tôt sur le film. Je suis allé sur le plateau à Shepperton et ai aussi lu les livres. J’ai été excité et transporté vers d’autres mondes par les livres. Je me souviens de la seconde étape quand je suis allé sur le plateau. Chris m’a tout montré, y compris le travail de Dennis Gassner, ce qui incluait aussi du travail de Ruth, bien sûr, et toute la direction artistique. Il m’a donné une vision si merveilleuse et large de ce que serait le rendu visuel – le travail de Mike compris – que j’ai été très vite inspiré par chacun des éléments : les costumes, les personnages, les paysages, le design du film - Dennis Gassner a vraiment fait un travail remarquable.

Modérateur : Cela nous mène à Deborah, car nous avons parlé du casting. L’équipe est aussi importante que les acteurs et visiblement, nous avons ici cite les principaux éléments-clé. Dites-nous de qui nous sommes en train de parler.
Deborah Forte : Je voudrais en premier lieu dire qu’avoir ce livre, cette trilogie, comme produit d’appel pour attirer les gens de talent qui sont assis ici, de même que le groupe d’acteurs que nous avons eu ce matin ici aussi, a été un véritable avantage. Toute personne présente ici et Dennis Gassner, qui est absent, a été complètement immergée dans le projet du fait de l’œuvre initiale et du fait des challenges qu’elle présentait. Dennis en particulier, qui j’en suis navré est indisponible aujourd’hui puisqu’il travaille sur un autre film (Bond 22?) en extérieur, est qui a vraiment porté ce projet et créé un monde au travers du design de production. Il a inventé un mot merveilleux pour décrire cela : "cludging." A sa façon, cludging représentait le fait de prendre quelque chose de familier au public pour le combiner à autre chose de complètement unique et très Pullmanien. Ainsi donc quand vous regardez à la direction artistique, envers laquelle nous avons tous de l’estime ; avant de commencer à construire ce film il y avait toute une série de tableaux d’affichage rassemblés avec tout l’univers du film qui en racontait l’histoire complète avec l’aspect artistique. C’est réellement devenu la feuille de route pour la plupart d’entre nous pour raconter l’histoire. Puis Ruth nous a rejoint et m’a montré son plus beau book, où à sa façon elle faisait son propre travail mais de façon très similaire à Dennis, débouchant sur quelque chose de très unique mais en même temps familier et racontable à un public tout en capturant la beauté et l’originalité de l’histoire de Philip. Puis Mike, peut-être celui qui a eu le travail le plus difficile, je sais que ça semble comme le Magicien d’Oz avec l’homme d’étain – notre roi qui comme l’âme du flm avait à créer les personnages qui devaient agir dans certaines des scènes les plus importantes du film, notamment celle de Lyra et de l’ours. Je dirais que c’était juste un énorme challenge. Et être capable de représenter les daemons de façon à ce que les gens adèrent complètement à l’univers de Philip Pullman. Jamais, à partir de la première scène du film, ils ne pensent que cela est bizarre d’avoir des animaux dans le champ de vue. Et cela était un gigantesque accomplissement. Je suis redevable à chacun d’eux pour cela. Enfin, last but not least, car il y avait une véritable intensité visuelle dans le film, nous avons été un peu tardifs à proposer à nos ordinateurs le travail que nous avions préparé dans notre esprit tout du long, mais qui donnait à notre histoire toute sa richesse, son émotion, son cadre, et son tissu connectif émotionnel pour que le public suive avec cette magnifique bande originale. Je suis ravie d’être ici avec chacun d’eux.

Modérateur : Vous pouvez désormais poser des questions. Nous avons ici un micro, vous pouvez donc vous exprimer.
Question: (Nom inaudible) avec MovieWeb, deux questions pour Michael Fink. Vous avez une star et un réalisateur qui n’ont vraiment aucune expérience avec les effets spéciaux sur ce film, et d’autre part il y a un gigantesque aspect de fantasy dans la direction artistique – où ne se fait pas un ultra-réalisme, mais néanmoins un réalisme très riche et très imaginatif. Pouvez-vous parler de ces choses ?
Michael Fink : Oh, euh… a-t-on quelques heures devant nous ? (Rires)
Question: Brièvement ?
Michael Fink : Jamais brièvement ! (Rires) J’espère que je réponds à vos questions, il y en avait deux, et mes oreillettes distordent les choses et mon audition après deux ans sur ce film n’est plus aussi bonne qu’elle ne l’était. Il y avait le processus de développement des créatures que nous connaissons sous le nom des daemons, et celui de développer les créatures que sont les ours. Les daemons requéraient une approche qui les rendaient aussi photo-réalistes que possible, tout en leur donnant encore une qualité spirituelle, qui permettait aux gens de comprendre qu’ils avaient une présence – une présence visuelle autant que spirituelle qui pouvait les rendre identifiables. Nous avons travaillé des mois, de nombreux mois. Le premier plan de Pan nous a demandé six à huit mois et le tout dernier a pris quatre jours. Il nous a fallu un certain temps de développement au début pour que ça paraisse bien. Les ours étaient – et les ours sont des panserbjornes, ce ne sont pas des ours polaires. Les ours polaires ont un pelage substantiellement jaune à nos yeux surtout sur un fond de neige. Nous voulions que nos ours soient un peu plus "purs" que ça. Si vous les regardez il y a quelques nuances de couleurs dans leurs pelages et ils sont très, très sensibles à leur environnement et c’était donc une tâche difficile de faire concorder tout ceci ensemble. Les ours étaient un amalgamme de différentes espèces. Ragnar en particulier, Si vous prenez Ragnar et que vous regardez des photos de grizzly vous verrez quelque chose d’un grizzly dans son visage. Iorek est un ours polaire plus traditionnel. Ce que je veux dire – je suis un peu perdu, vous pouvez répéter votre question ?

Question: Non, non vous avez plutôt bien répondu à la seconde, mais quand vous parlez de Chris Weitz, il ne s’est pas révélé à ce jour être un grand réalisateur à effets spéciaux. Et la jeune star n’a jamais eu à jouer avec des effets spéciaux auparavant. Pouvez-vous parler de leur rencontre avec les procédés des effets spéciaux ?
Michael Fink : Quand Chris est venu il a admis de lui-même qu’il avait assez peu de connaissance au niveau des effets visuels. Mais c’est quelqu’un de merveilleusement collaboratif et au cours du processus de création du film, il est devenu très confiant envers l’équipe des effets visuels pour porter la vision de ces créatures et de l’histoire pendant qu’il se chargeait de l’histoire et de faire avancer le film et de le monter. Alors qu’il travaillait là-dessus, nous nous occupions des effets visuels, et contrairement à tout autre film sur lequel j’ai pu bosser, il y avait énormément de confiance qui nous était donnée pour mener à l’écran les choses que le film nécessitait.

Question : Ruth, l’expression que Deborah a mentionné au sujet de Dennis Gassner, "cludging" est-ce que cela vous a concerné ? Expliquez ce que cela signifiait pour vous.
Ruth Meyer : J’ai travaillé en proche collaboration avec Dennis. Et c’était l’une de ces extraordinaires occasions où dès notre rencontre nous nous sommes compris, nous avions exactement les mêmes yeux. Quelque soit le nom, cludging ou autre chose, nous voyions les choses de la même façon. Il avait commencé à travailler des mois avant moi, mais on regardait le même monde. Dès le moment où j’ai vu son travail j’ai su ce que je pouvais en faire. C’est très rare dans mon travail d’avoir le genre de rapport que j’ai eu avec Dennis – Je pense que je ne l’ai eu qu’une fois dans une très longue carrière. C’était quelque chose de magique car dès le début nous avons beaucoup parlé. A la fin, nous ne parlions presque plus, nous savions juste que nous faisions la même chose.

Question : Il y avait un merveilleux panel de costumes de la haute couture de Mrs. Coulter au look plus rustique des Gitans. Nous avions un panel fantastique de costumes, cela a du vous donnez une sympathique liberté ?
Ruth: J’étais intéressé d’entendre Mike parler de trente ans, car pour moi c’est trente-cinq ans et j’ai travaillé avec chacune des choses que j’en ai tirées pour en venir à ce film, pour rendre ce film possible car il n’y a pas eu une seule chose que je n’ai pas ressenti. Je dessinais à partir de toutes les connaissances que j’avais et j’étais très redevable d’avoir tout ce savoir avant de pouvoir être capable de produire ce que je ressentais en cela. Je veux dire, c’étair la chose la plus nourrissante que d’avoir quelque chose qui d’une certaine façon était familier et pourtant non familier et magique.

Question : J’ai une question pour Deborah. Je viens d’Islande, j’écris pour le (inaudible) d’Islande. Je voudrais juste dire que je suis très redevable de voir un film qui se passé dans le Nord et qui a cette jeune demoiselle très robuste. Je me demandais si vous garderiez ceci à l’esprit pour de futurs projets ?

Deborah Forte : J’en ai quelques autres et ironiquement, ils ont tous deux des protagonistes féminins. Vous faites une bonne remarque et c’est assez remarquable qu’une histoire cette ampleur a) ait un protagoniste féminin, b) qu’elle ait onze ans au début et que c) que les fans générés par Philip, qui sont juste là aux portes, présentent tant de garçons. Quand vous regardez probablement à la démographie des livres, elle est passé à quelque peu masculine, si bien que le fait que les gens dans l’industrie du film qui ont dit pendant des années qu’une héroïne ne peut attirer des garçons est faux.

Question : Alexandre, quel était votre degré de liberté pour votre travail ?
Alexandre : (calmement) Complètement libre. (Rires) Ce qui était embarrassant, c’était qu’à écouter Ruth et Mike, je crois que je vais répéter juste ce qu’ils viennent de dire. Ce projet était un tel cadeau et où le pouvoir de votre imagination peut grandir si bien que c’est très facile. Cela représente un tas de travail. J’ai travaillé des jours, des semaines et des mois, mais c’est très simple de trouver les ressources, l’énergie, le désir, et l’envie chaque matin de partir et rechercher des idées. Je n’ai qu’une vingtaine d’année dans le domaine, mais ceci dit comme vous l’avez dit j’ai utilisé toute mon expérience sur ce projet car je savais que je pouvais l’exploiter et l’étendre à tout ce que ce film pouvais offrir.

Question : J’ai deux questions pour Michael. La première serait, en bref, (inaudible). Et la seconde, dans un proche futur que pensez vous qu’il sera possible de faire ? (troisième question inaudible)
Modérateur : En bref, pouvez-vous parler des effets spéciaux du film. Et je vais ajouter quelque chose – y avait-il quelque chose sur la page écrite pour laquelle vous avez pensé "Mon Dieu, comment vais-je faire cela ?"
Michael Fink : Pas à un moment. Tout le temps. L’une des règles de mon metier est que si vous savez ce que vous faites ou que vous pensez le savoir, alors c’est que vous êtes en train de faire une grosse erreur. Si vous vous sentez effrayés ou incertains, c’est que vous faites sûrement la bonne chose.

Modérateur : Avez vous fait avancer les effets spéciaux, avez-vous fait quelque chose de neuf, qui n’avait jamais été fait auparavant ?
Michael Fink : Il y a des choses que vous verrez dans ce film qui n’ont pas été faites auparavant, mais vous ne saurez pas ce que c’est. Nous avons développé un certain nombre de nouveaux outils pour animer les personnages et faire des rendus de pelage, pour créer les interactions entre les personnages et les êtres humains, ce qui était indispensable au film. En fait, l’une des plus grosses inquiétudes que j’avais était de savoir comment gérer l’interaction entre les personnages numériques et les humains. Nous avons créer des outils spéciaux, des outils de gommage interactif. Il y a une scène, un plan où Lyra passé sa main dans le pelage de Iorek et on a développé un outil qui nous autorise à passer une main virtuelle dans la fourrure et la modifier de la façon dont elle le ferait vraiment. Personne ne remarquera que l’on a créé une nouvelle technique pour cela, mais ça marche, et c’est pour cela que personne ne remarquera.

Modérateur : La seconde partie de la question concerne le future des effets spéciaux et jusqu’à quel point ils peuvent aller ? Peut-on ressusciter – bien que cela ait déjà été fait – des acteurs, pensez-vous que cela puisse se produire de plus en plus ?
Michael Fink : Je pense que la possibilité que des films tels que Beowulf ou du même genre en terme de personnages animés vous continuer à se développer et que l’on fera revivre à l’écran des acteurs du passé. . J’espère que je n’aurai rien à voir là-dedans. Personnellement, je ne peux imaginer avoir une camera pointée sur un acteur jouant ce rôle quand je sais ce que cela demande de créer un acteur numérique faisait la même chose ; quand bien même on acquiert la technologie, je ne comprends pas. C’est quelque chose de merveilleux à voir, mais ramener Marilyn Monroe ou Humphrey Bogart : pourquoi vouloir faire cela ?

Question: Deborah parlait un peu plus tôt de l’importance d’avoir des élements-clé dans l’équipe, de l’importance de rassembler une bonne distribution. Mais vu qu’à cette heure vous n’avez rien d’assuré pour les prochains films, n’avez-vous pas peur de perdre certains de ces gens qui vous ont apporté leur talent, en terme de consistence pour les prochains films ?
Deborah: Toujours. Je me sens toujours concerné, mais je pense que nous avons été capables de travailler ensemble d’une telle façon que j’espère que ces gens seront un peu désolés de perdre ce vif lien de collaboration à cause du fabuleux boulot qu’ils ont fait sur le premier volet de l’histoire. Mon espoir est donc que quand on reprendra, tout le monde reviendra.
Modérateur : Donc vous ne refermez pas votre agenda c’est ce qu’il faut comprendre ?
Ruth: Plus ou moins. (Rires)

Question : Je me demandais s’il était envisage d’inclure la 3D dans le prochain ou les prochains film(s) ?
Michael Fink : Eh bien, personne n’en a jamais parlé avec moi. C’est tout à fait possible, la technologie a bien progressé. Je pense que je vieillis. J’apprécie beaucoup les films et parfois j’aime à me reposer et ne regarder que d’un oeil. Je ne sais pas, cela dépend de la façon dont le studio souhaite regarder – je ne saurais dire. Mais c’est tout à fait possible. Le calin avec l’ours aurait été très excitant.
Deborah Forte : Je pense que le travail de Mike, qui est très modeste quant à son présent travail, est plutôt extraordinaire. Je ne pense pas que cela ait été fait auparavant, le fait qu’il ait créé des créatures qui sont des acteurs dont vous ne penserez pas qu’ils sont autre chose qu’organiques et essentiels à l’histoire et au décor. Et je pense que si quelque autre technologie est à disposition, aller de l’avant pour continuer tout ceci serait probablement ce que nous choisirions d’employer.

Modérateur : J’ai entendu des descriptions parlant de "hors du temps" ou "Victorien". Ruth, quel est votre avis quand à la période temporelle de ce monde ?
Ruth Meyer : Eh bien je pense que le début du livre de Philip dit qu’il s’agit de ce monde, mais pas tout à fait de celui-ci. Je pense que pour chaque élément vous le rattachez à une certaine époque. Donc le début, l’époque d’Oxford a quelque chose d’Edwardien. Mrs. Coulter et son monde, je l’ai vraiment vu comme un sommet de glamour et de mode datant d’un peu plus tard – les années vingt et trente, et peut-être même années quarante. Certaines de ses robes ont des éléments bien distincts en elles. Cela ne se rattachait pas vraiment à une période. Bolvangar était rataché à un monde du modernisme russe des années cinquante. Chaque pan du film fait écho à une période différente. Il n’y avait jamais la même chose.

Modérateur : Mike, voulez-vous ajouter quelque chose à cela ?
Michael Fink : Non, je pensais à quelque chose alors que Ruth parlait, qui est que faire notre travail est très proche de faire un morceau de jazz, où l’improvisation sur une structure de base est tout à fait la définition du jazz à mon goût. On nous a donc tous donné la possibilité de faire nos solos et notre improvisation mais toujours sur le contexte de l’histoire. Et je pense que c’était très excitant pour nous tous. Plus comme de la musique qu’autre chose pour ce qui est de travailler sur ce film.

Ruth Meyer : Pardon, puis-je ajouter quelque chose ? Deborah se souviendra qu’après que j’aie fait les dessins pendant environ trois semaines on a eu une présentation pour Philip et que j’étais très, très, très nerveuse. Je sentais mes genoux trembler car j’allais moi-même présenter ma vision de son monde et nous avions des éléments de tout ce dont nous avons parlé. Nous avons fait une présentation très travaillée et il est venu avec sa femme et nous sommes passé par différentes pièces avec des dessins, des maquettes peintes, et des tas de choses de ce genre. Il a avancé et personne ne parlait et mes genoux faisaient de plus en plus de bruit et à la sortie de la quatrième pièce et s’est tourné vers moi et m’a incroyablement souri et dit "Vous avez créé mon monde encore mieux que ce que j’aurais pu imaginer". Dès lors, c’était comme si je dansais. Comme l’a dit Alexandre, c’était facile. C’était un travail terriblement difficile mais sur le bon chemin, vous étiez sur une route tracée.

Deborah Forte : Et je dois juste dire que ce processus, pour les Gitans en particulier - le glamour de Mrs. Coulter, et de Lord Asriel, tous sont glamour, élégants, brillants, uniques, mais les Gitans en particulier posaient un gigantesque challenge. Aucun de nous ne savait ce qu’allait faire Ruth et quand Philip est entré dans cette pièce il est resté sans voix et c’est là qu’il a dit, à la dernière pièce, "encore mieux que ce que j’imaginais".

Question: Bonjour, je suis Ryan den Rooijen de HisDarkMaterials.org. J’ai une question pour Michael car dans le film (il explique comment Dennis Gassner a filmé un plan d’une rue aérienne, et que la rue aérienne était l’inspiration derrière la,plupart des architectures du monde de La Boussole d’Or). Avez-vous eu des scènes comme celle-ci, avec une signification particulière pour vous du fait de ce film ?
Modérateur: C’est une intéressante question. Il y a des choses dans le film qui restent dans votre esprit. Alexandre, je pense que – je voulais vous poser la question également. Quand vous avez été confronté au film plus tard que les autres, quelles sont les images en particulier que vous avez retenues ?
Alexandre Desplat : Par exemple, la robe que Ruth a créé pour Mrs. Coulter quand elle apparaît pour la première fois à la table haute, et dans la scène qui suit, celle du zeppelin, c’est un visuel épatant, et magique à mes yeux. Les Gitans étaient sûrement le second grand moment d’inspiration ainsi que Iorek et son armure.

Modérateur : Et Ruth, quels sont les moments que vous retenez le plus ?
Ruth Meyer : C’est dur à dire car on faisait tant de choses en même temps. J’ai aimé faire Mrs. Coulter car c’était un hommage à tous les beaux films glamour, à toutes les belles images que j’avais pu voir. Et Nicole – vous ne pouvez pas vous tromper. Vous n’avez pas besoin de travailler trop dur pour rendre Nicole épatante, et j’aime ça. J’aime m’occuper des sorcières, c’était vraiment fun. Elles sont à l’horizontale le plus souvent si bien que j’ai créé des choses qui pouvaient se mouvoir de cette façon – je n’avais jamais rien fait de pareil avant et c’était très gratifiant à faire. Mais comme le dit Deborah, en fin de compte, les Gitans étaient le plus gros défis. Nous avons utilisé des tissus basiques et les avons teinté, nous avons fait des applications, nous avons brûlé, si bien que tout ce que vous voyez vraiment – nous n’avons pas utilise de vraie fourrure car je ne voulais rien d’identifiable – est exactement ce qui est compris dans le terme de cludging. Les Gitans, en tant que groupe, étaient probablement ce que je préférais et la chose aussi la plus longue car il y en avait beaucoup et on a travaillé dessus de longues heures et nous avons tout teinté et nous en avions les mains couvertes, c’était délicieux.

Deborah Forte : Je voudrais juste mentionner quelque chose par égard, car Peter King – notre maquilleur et coiffeur – n’est pas là et je voudrais le nommer car les merveilleux travaux de Ruth pour les Gitans l’ont inspiré – pour ceux de vous qui ont vu le film – pour les tatouages faciaux des Gitans, qui sont très distinctifs et que je n’avais pas vu avant qu’ils ne soient faits de cette façon. Malheureusement, il travaille sur un autre film à cette heure et ne pouvait pas être là.

Modérateur : Michael, aussi difficile que cela soit pouvez-vous pointer une chose que vous garderez de l’expérience ?
Michael Fink : (Pause dramatique) Mon daemon. (Rires) Ian McShane jouant Ragnar, quand il commence à être surpris de la proposition de Lyra. On a eu beaucoup de plaisir à cela. Il y a tellement de moments. Mais c’est celui-ci qui est venu en premier.

Question : Stephen, de (inaudible). Considérant tous les effets spéciaux, en particulier, sera-ce plus dur de faire les suites avec une telle référence ? Quelle sera la référence pour le second film ?
Modérateur : Laissez moi paraphraser. Vous vous êtes donné un très haut standard, allez-vous devoir l’égaler et aller encore plus loin ? Est-ce intimidant pour un producteur ?
Deborah Forte : Non. Quand vous avez une telle équipe, plus rien n’est intimidant. Je pense que notre espoir est double. D’un que le public apprécie, aime et adhère au film. Le second est que nous ayons assez de popularité dans le monde pour pouvoir envisager le second film.

Modérateur : Merci, merci beaucoup à nos invités.

Traduction par l'équipe de Cittàgazze

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