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Messages
Natoune Eowyn Parle-d'or
J'aimerais savoir la date précise de Lyra et les oiseaux et de Sally Lockhart 4 . Je serais très reconnaissante à celui ou celle qui me répondra . Merci d'avance !

le vendredi 08 octobre 2004 (10:48:12)

Raphaël Zacharie de Izarra
- Un honnête homme -

Je suis un grand homme. J'aime me mesurer à mes ennemis, me vanter de mes exploits, vivre en harmonie avec mes convictions. J'ai fait la guerre, traversé les années, défié les jours qui passent. J'ai perdu des batailles avec panache, achevé mes adversaires tombés à terre sans hésitation, me suis ennuyé à attendre que le temps passe. Et suis toujours debout.

Enfin je veux dire assis.

La guerre a fait de moi un homme. J'ai frappé par derrière avec efficacité, égorgé les blessés sans retenue, massacré les plus faibles. Magnanime, âme de valeur, j'ai cependant laissé la vie aux plus forts. J'ai eu faim en ces temps martiaux : alors j'ai mangé sans compter. Mes camarades d'infortune moins futés que moi sont crevés de faim. Quels sots ! Ma subsistance de guerre était là, à bout de fusil. Il me fallait juste demander. Mes camarades de combat ont été gentils avec moi. Aucun n'a refusé sa ration à l'honnête homme qui voulait rester en vie. Et puis je les ai bien payé : deux balles chacun.

De fait j'ai surtout souffert d'indigestions. Mon plus fameux fait d'arme a fait de moi une légende vive, au moins à mes yeux. Devant le danger je n'ai écouté que mon courage : j'ai fui.

A toutes jambes et sans regret. Ce qui ne fut pas le cas pour les plus lâches, prétextant blessures ou arrêt du coeur. Mauvais patriotes qui se font porter pâle pour cause de balle perdue ou reçue, ou je ne sais quelle jolie excuse ! Moi je me suis senti un héros. Tant qu'on ne m'avait pas encore tué. Finalement j'ai gagné la guerre à force de patience.

Non sans mal toutefois : rations doubles et ruses de sioux m'ont permis de tenir dans ma cachette. Ma tactique : le "chacun pour soi".

Après la guerre, j'ai demandé une décoration. Pas en montrant mes blessures, mais mes écus. Elle m'a été accordée moyennant bonnes finances. Avec ma médaille chèrement payée de ma personne j'ai bénéficié d'un droit d'autorité inné sur les pauvres, les petits, les pas méchants. Profitant de ma situation, j'ai flatté mes ennemis, écrasé mes amis, me suis enrichi bravement à la force de mes poings.

J'ai pu passer ma vie à manger, dormir, rire sans me soucier de devoir pleurer sur le sort des autres. Tout un art. D'ailleurs je ne pleure que sur moi-même. J'ai même pu choisir mes amis en les achetant. L'argent permet tout.

Je suis béat, heureux, satisfait, content, rassasié, repus, gavé, fourbu, rompu, brisé, crevé...

Et pour tout dire, ecoeuré de moi-même.

Raphaël Zacharie de Izarra

le jeudi 30 septembre 2004 (22:44:24)

James Davies
Philip Pullman's books are the most saddening tales, ruthlessly written to slide its reader into “the wild abyss”. It would be the greatest honour to meet Mr Pullman; if I ever had that opportunity I would congratulate and commiserate him for such a heart wrenching story, consequently asking the question why?

le lundi 20 septembre 2004 (12:44:55)

alice
ce site est supe je vien juste daprendre quil y avai un nouvo livre d'a la croisée des mondes jai atte quil sorte

le vendredi 10 septembre 2004 (18:04:59)

mylady
c'est le meilleur des sites sur les royaumes du nord.a conseiller.

le mardi 31 août 2004 (19:40:04)

Raphaël Zacharie de Izarra
- Le nain crapuleux -

Dans ma cave vit un drôle de personnage. Sorti des murs, vivant dans les ténèbres, nourri de haine, assoiffé de misère, un nain crapuleux hante ma demeure. Méchant, pervers, sadique, l'intrus ne cesse de me harceler. La nuit il ricane au fond de la cave, le jour il hurle, crache, mord, insulte quand je descends prendre une bouteille ou du charbon. Heureusement il ne sort jamais de son trou.

Parfois, excédé par ses cris, médisances et saletés, je descends lui administrer une correction, un fer rouge à la main. C'est que le nain crapuleux est un vrai diable. Une créature étrange et maléfique, un petit monstre insaisissable, un cafard increvable, un rat des enfers, un fantôme de chair et de sang... Avec ses petits os de canard boiteux, ses sarcasmes sans fin, sa voix nasillarde, le nain crapuleux se loge partout, se cache dans les moindres recoins, se fond avec tout décor et me saute dessus, infatigable, irascible, moqueur.

Il m'arrive de descendre en pleine nuit, un sceau d'eau bouillante à la main. Un cadeau nocturne pour le nain crapuleux... Au matin, j'entends ses insultes qui redoublent. Satisfait de ma vengeance, je le laisse hurler. Dans ses pires moments il lui arrive de monter l'escalier de la cave pour m'insulter à travers la porte entr'ouverte. Il faut que je fasse attention à ce qu'aucun visiteur ne le voie. Ce nain est un furoncle dans ma maison. Cantonné à la cave et ses plus proches abords, le nain crapuleux ne me pose pas trop de problème avec l'entourage. C'est juste qu'il m'importune lorsque j'ai besoin de descendre chercher du bois, une bonne bouteille, des patates ou un sceau de charbon. Mais armé de mon fer rouge, ne ne le crains plus tant que ça avec ses sempiternelles vociférations de diablotin... J'ai appris à éviter ses morsures, à faire un vif écart quand il me saute dessus.

Pour les cris stridents j'ai finalement résolu le problème en insonorisant la porte de ma cave. Depuis j'ai appris à vivre avec cet inquiétant énergumène habitant le sous-sol de ma maison, sans explication aucune, venu là je ne sais comment ni pour quelle raison. Et impossible à chasser. Mais après tout, il n'est pas si terrible que ça, tant qu'il reste à l'ombre en compagnie des araignées et des rats.

Je sais, cela peut paraître extravagant mais c'est ainsi : j'ai un nain crapuleux dans ma cave.

Raphaël Zacharie de Izarra

+++++++

- Petites terreurs du dimanche -

Je pénètre dans la cour de la maison abandonnée. Tout est triste et serein. Comme un animal crevé, la demeure a desséché : toit de chaume troué, murs fissurés, installations électriques rouillées, portes béantes. Un lieu coupé du monde. Au milieu de la cour, éventrés, des vieux matelas fangeux dégageant une odeur âcre. Le soleil d'été ajoute de la mélancolie aux lieux, une atmosphère paisible.

Soudain, une sonnerie de téléphone !

Je pousse la porte de la pièce d'où émane l'alarme stridente. Au milieu de la pièce, gisant par terre, un vieux modèle de téléphone, le fil coupé. L'appareil sonne tout seul. Je décroche :

- "Al.. Allô ?" balbutié-je, interloqué...

Dans l'écouteur, une voix suraiguë, excitée, sardonique me répond :

- "Allô, bonjour Raphaël ! Alors comment tu la trouves la maison des six-vents ?"

Je lâche aussitôt l'écouteur et m'enfuis, épouvanté ! Mais la porte un instant plus tôt éventrée, ouverte aux vents et aux visiteurs s'est transformée en un épais couvercle de cercueil qui me barre la route. La poignée est en or. Qui plus est finement ouvragée... Peu importe ! Impossible de sortir. Un feu s'allume spontanément dans la cheminée. Dans la flamme un visage se forme, insoutenable. Ses yeux me fixent, et le sourire qu'il m'adresse est indicible. Je détourne le regard. La flamme à présent ricane d'une voix sonore. Sur l'étagère de la cheminée, un bébé pleure : en fait c'est une vieille poupée démembrée qui geint. Ou qui rit aux éclats, comment savoir ? M'adressant à tous les fantômes qui m'entourent :

- "Que me veux-tu poupée du Diable ? Et toi tête infernale, cesse tes ricanements imbéciles, détourne ton regard atroce !"

Et voilà que le téléphone me répond... La sonnerie reprend, plus terrible que jamais. L'appareil fait résonner la pièce de ses clameurs perçantes. S'y ajoutent des rires, des hurlements, des éclats de toutes sortes émanant des murs, de la cheminée, des fenêtres closes. Et le visage dans le feu qui fait des grimaces monstrueuses... Il fait sombre dans la pièce, mais bientôt le feu jette des lueurs horribles sur les murs décrépits. Le visage étrange et pervers se projette sur le couvercle du cercueil qui fait face à la cheminée. La poupée démembrée tourne la tête vers moi, et de sa voix ridicule et effrayante :

- "Raphaël, je te propose une partie d'échec ! Le perdant sortira d'ici libre, le gagnant se retrouvera dans la cave de cette demeure... Si tu me libères de cette maison, c'est toi qui sera à ma place sur la cheminée, et moi, moi je courrai les vents dans les champs, les champs, champs, champs-champs... Et tu vois le feu, le feu des vents de la radio qui met en pleurs tes angoisses, et de la chaise montante qui descend et roule-roule ses roulettes enrayées aux fleuves amers et les mers des mêmes mémés mortes à même d'émettre mes mètres aux maîtres d'acier..."

Je mets fin aux propos incohérents de la poupée en la fracassant contre le mur. Sa tête éclate dans un bruit spongieux. Du "sang de poupée" éclabousse la paroi moisie. Une idée me vient : avec le doigt, fébrile, j'écris en rouge sur le couvercle du cercueil qui me barre toujours le passage : OMAR, OUVRE TOI !

En un instant je suis dehors, en plein soleil. Silence total. Pas un bruit. Le couvercle du cercueil a disparu. Tout est redevenu comme si rien ne s'était passé. Je repars comme je suis entré : à pas feutrés. Comme si rien ne s'était passé, décidément...

Derrière moi la maison abandonnée gît sous le soleil d'été, muette, paisible, presque anodine. Je me retourne : vraiment, rien ne semble s'être passé sous ce toit effondré aux murs lézardés. Mais je n'ai pas rêvé. Les fous et les romantiques croiront s'ils le veulent à mon histoire, les autres riront, mais pour ma part je préfère encore ne plus y songer et laisse à qui voudra le résoudre le mystère de la maison abandonnée.

Raphaël Zacharie de Izarra

le mardi 31 août 2004 (09:44:37)

Teuse (je m'appelle Teuse)
la police s'appelle mason alternate

le mercredi 18 août 2004 (23:31:49)

Yann Dìnendal
J'aimrais savoir où vous avez trouvé la police d'écriture d'À la croisée des mondes! Je l'ai cherchée partout, mais je ne l'ai pas trouvée !
Sinon, je trouve ce site génial ! Bravo !

le mercredi 18 août 2004 (00:32:04)

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