'C’est l’un des plus grands conteurs de tous les temps, et il est parmi nous, en train d’écrire. C’est excitant d’être à proximité'" />
Menu
Rendez-Vous
A la Croisée des Mondes
Philip Pullman
Cittàgazze
Partenaires

Sraf Network

btts

Statistiques



Hit-Parade



Follow Twittagazze on Twitter

Partager

menuAccueil Forum Encyclopaedia Tchat F.A.Q Meeting menu Flux RSS menu
 
Portrait de Philip Pullman par The Guardian :.
Mardi 04 Décembre 2007 - 18:51:29 par Haku - Détails - article lu 1202 fois - - -

'C’est l’un des plus grands conteurs de tous les temps, et il est parmi nous, en train d’écrire. C’est excitant d’être à proximité'




Et son étoile continue de monter, l’auteur est aussi heureux de sculpter du bois que d’écrire.



Maev Kennedy

Friday November 30, 2007

The Guardian






Il y a eu de récentes évolutions dans les oeuvres de Philip Pullman. Non pas la première du film cette semaine, alors que La Boussole d’Or lance la trilogie de films tirées d’A la Croisée des mondes. Non pas le livre programmé pour avril, ni le speech qu’il donnera sur Milton la semaine prochaine à la Bodleian Library, ni même l’annonce de sa nomination au poste de professeur honoraire de la Bangor University.



Non, la bonne nouvelle est que son cheval à bascule avance bien. Il y travaille depuis des années; le cheval est terminé, et l’assise est splendidement dans la bonne voie. Comme il l’écrivait il y a peu dans un journal quotidien qui a été publié, écrire semblait une passion secondaire : "Et comme toujours quand j’utilise un outil tranchant sur du bon bois, je me demande pourquoi je passe ma vie à faire autre chose".



Cette vie a changé pour toujours en 1995, avec un livre de littérature jeunesse – avec une préface extraite du Paradis Perdu de Milton – commençant ainsi : "Lyra et son daemon traversèrent le réfectoire où grandissait l'obscurité..."



Son éditeur depuis 25 ans, David Fickling, en dit : "C’est l’un des plus grands conteurs de tous les temps, et il est parmi nous, en train d’écrire. C’est comme avoir Thomas Hardy s’apprêtant à écrire Loin de la foule déchaînée. C’est excitant d’être à proximité".


Fickling se souvient de la genèse de la trilogie, en dégustant un plat de saucisse et purée : "Il a dit 'Je crois avoir touché quelque chose de gros, David,' et j’ai pensé 'Excellent, plus c’est gros, mieux c’est'. Mais j’ai demandé 'Est-ce une bonne histoire ? ' Il a répondu oui, et ça m’a suffit".


Une longue liste de livre est déjà sortie de son jardin d’Oxford, cocon d’écriture, mais Les Royaumes du Nord, le premier livre de la série de 1,000 pages, A la Croisée des mondes, a été immédiatement salué comme un classique.


Les adultes se délectent du côté sombre et de la complexité de la vision morale, de la richesse du monde imaginé – comme ce hall où s’ouvre le livre, presque mais pas tout à fait cependant identique à celui d’un college d’Oxford avec ses hautes tables et ses portraits de maître depuis longtemps disparus -, de la forme plus ou moins étrangement changeante des daemons, et le pavot fumé rituellement par les Erudits. Les enfants se délectent d’une aventure croustillante, où des enfants pleins de ressources sont les héros, alors que des adultes bien-pensants, stupides ou malveillant vont et viennent dans le récit.


Le livre a gagné le prix de littérature du Guardian et la médaille Carnegie, a vendu plus de 14 millions d’exemplaires, et a récemment été élu Carnegie of Carnegies. La version théâtrale au National Theatre a été jouée à guichets fermés à chaque représentation, et les premières critiques suggèrent que le film va voir l’histoire se répéter.


Tout le monde n’aime pas Pullman et son oeuvre. En Grande- Bretagne, il a été attaqué par les pro-dieu et les athées, par les groupes chrétiens pour être anti-religieux et par la Secular Society à cause d’une version cinématographique diluée. Aux USA, les groupes chrétiens ont menacé de bloquer les cinémas. Bill Donohue, président de la Catholic League aux USA, a accusé la nuit passée Pullman d’"une campagne furtive", disant qu’il permettait au studio de diluer ses "romans sapant les catholiques" afin d’assurer la mise en chantier des deux autres films. Il a ajouté qu’un "auteur honnête ne permettrait jamais qu’un studio dénature son oeuvre."


La réponse faussement douce de Pullman à ces attaques a été qu’il était “simplement un conteur d’histoires".


Pullman est passé par plusieurs éditeurs, de l’Oxford University Press à Random House en passant par quelques autres maisons d’éditions. Son agent est toujours son camarade d’université, Caradoc King. Son invitation à l’université de Bangor est venue de son vice-directeur, Professor Merfyn Jones, qui se révèle être son camarade de classe pendant les cours d’anglais de Miss Enid Jones à la Ysgol Ardudwy de Harlech, dans le nord du Pays de Galles.


"C’était une bonne amitié basée sur le partage d’intérêts intellectuels, explique Jones. Aucun de nous deux n’était sportif, et nous étions tous deux intensément intéressés par Milton et Donne et les poètes métaphysiques, ce qui était peut-être inhabituel pour des adolescents. Nous avions des conversations extraordinaires, et de grandes discussions." Sa mère a récemment découvert une cachette avec ses vieux livres d’école, qui se sont révélés être couverts de notes et de bribes de poésies de la main de Pullman.


Selon Fickling, "ces amitiés de longue date et ces relations de travail sont la signature de cet homme."


Notre groupe d’amis est assez récent. John Keyes, un paysagiste vivant sur une péniche au coeur du quartier de Jericho, un coin bohème d’Oxford assiégé par les entrepreneurs immobiliers, a commencé à lire la trilogie et a été surpris de s’y reconnaître lui-même et ses amis. Le premier kidnapping, qui lance la complexe intrigue, se déroule à Jericho, et les riverains des péniches sont clairement des gitans contemporains, les gitans marins de Pullman.


Appelé à l’aide pour combattre le plan de développement de ce ravissant coin tranquille, Pullman a répondu immédiatement, et a non seulement rédigé des articles et lettres ouvertes de soutien, mais est aussi apparu à des évènements de collectes de fonds. Il a récemment donné une lecture lors d’une manifestation devant le bureau de développement du projet immobilier, quand bien même il a refusé de rejoindre les riverains du canal pour porter des costumes de requins.


Keyes, peu lecteur de son propre aveu, s’est mis à ces livres car il appréciait l’homme, et il a été accroché.


"Je vois un philosophe naturel qui, plutôt que de devenir professeur dans quelque institution réputée, a choisi de s’exprimer dans des livres qui sont de façon assez ostentatoire destinés aux enfants. Il est très sage, et a aussi un sens de l’humour très sec et très à propos. Il n’est pas amer, mais très cassant."


"C’est un homme bon et très capable. Toute son oeuvre ne concerne que le plaisir, en dit Fickling. Il ne dit pas qu’il est simple d’être en vie, il dit que c’est glorieux."


CV


Naissance : 19 Octobre 1946, à Norwich. Enfance passée à voyager au travers du monde.

Education : Weymouth College of Education; Exeter College, Oxford

Statut marital : marié à Judith Speller en 1970, deux fils, James and Thomas

Carrière : Quelques travaux divers,
auteur,
professeur dans des écoles d’Oxford (1973-86);
conférencier à mi-temps au Westminster College, Oxford (1986-96)

Récompense : Astrid Lindgren Memorial Award for Literature 2005; CBE (2004)


Détails
Mardi 04 Décembre 2007 - 18:51:29
Haku
Source : The Guardian
Ce document a été écrit ou traduit par son auteur pour Cittàgazze. Si vous souhaitez utiliser ce document sur votre site, intégralement ou non, veuillez s'il vous plait en faire la demande à l'auteur et placer un lien vers Cittàgazze.
Ce document est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

  publicité  

  publicité