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Questions-réponses avec Philip Pullman :.
Vendredi 13 Mai 2016 - 19:36:23 par Haku - Détails - article lu 636 fois - - -

Questions-réponses avec Philip Pullman
13 mai 2016 par Charlotte Eyre

The Bookseller.com


La bande dessinée de Philip Pullman The Adventures of John Blake sera publiée dans The Phoenix Comic demain (14 mai) et le roman graphique sera publié par David Fickling Books au printemps 2017. Il en parle avec The Bookseller.



Quelle a été votre source d’inspiration pour cette histoire ?

C’était un projet très excitant pour moi car j’aime les bandes dessinées et les ai toujours aimées. Quand je me suis imaginé un garçon qui vit sur un bateau lui permettant de voyager dans le temps, je me suis aussitôt mis à l’écrire. John Blake a fait sa première apparition dans The Phoenix en 2008 et après cette première sortie, je me suis dit que cela ferait un bon script de film plutôt qu’une bande dessinée. Donc j’ai écrit un scénario pour un film qui ne s’est jamais fait et, même si je n’ai jamais vraiment eu de grandes attentes qu’il puisse se faire, au moins c’était bon d’avoir mis l’histoire au propre. Le scénario que j’ai écrit a servi de base à ce que dont Fred Fordham se sert pour cette parution.


Comment vous et Fred travaillez ensemble ?

Fred s’est servi de mon script de film pour faire une bande dessinée. Je lui ai fourni mes notes sur ce à quoi le personnage devait ressembler. Je lui ai dit qu’un des personnages devait avoir l’allure de Dominic West jouant James Bond, ce genre de choses. J’admire énormément Fred. Il possède un bon sens de la mise en scène et sait comment faire dire beaucoup de choses à une image.
Pouvez-vous nous révéler des éléments de l’intrigue ?

Le truc avec un bateau qui voyage dans le temps, c’est qu’un nombre infini d’aventures peut y prendre place. Je trouve ça excitant. Et n’importe qui pourrait écrire sur John Blake, donc si Fred voulait en écrire une, ça ne poserait pas de souci. Je pourrais passer, faire quelques commentaires et repartir.


Cette histoire s’adresse-t-elle à un groupe d’âge en particulier ?

Je ne cible jamais d’âge. Dès lors que vous dites qu’un livre est destiné aux lecteurs de douze ans, personne de plus âgé ne le lira. Un lecteur de 14 ans ne voudrait pour rien au monde être vu avec un livre pour les enfants de douze ans entre ses mains. Et s’il s’agit d’un livre qu’un enfant de neuf ans en avance pourra grandement apprécié, dire qu’il s’adresse aux plus de douze ans va désorienter les parents. C’est une grosse, grosse bêtise d’afficher un âge cible sur la couverture d’un livre. Je comprends que les libraires et éditeurs ont besoin d’une étagère pour les lecteurs de onze ans et ça me va très bien, mais voir s’afficher cela sur un livre est monstrueusement dommageable. Je n’aime vraiment pas dire à qui s’adressent mes histoires. Je ne le sais et je ne sais pas comment elles seront lues.


Les bandes dessinées reçoivent-elles l’attention qu’elles méritent ?

Elles gagnent peu à peu en attention. Parmi les choses qui aident, il y a de plus en plus de romans graphiques de très bonne qualité qui sont désormais publiés. Persepolis de Marjane Satrapi, est par exemple un classique. Et à mesure qu’il y a de plus en plus de classiques, de nouvelles façons et moyens d’en parler vont se développer, comme par exemple des diplômes universitaires. Il sera possible de parler de bande dessinée de façon sensible et adulte.


Sur quoi d’autre travaillez-vous à cette heure ?

Je planche sur un roman compagnon pour A la Croisée des Mondes qui se nomme The Book of Dust. Ce n’est ni une suite, ni un préquel. On y retrouve certains personnages, dont Lyra, ainsi que d’autres qui ne sont jamais apparus par le passé. Il sera publié quand mes cheveux atteindront le milieu de mon dos. J’ai fait la promesse stupide, que je regrette depuis, de ne plus couper mes cheveux avant d’avoir fini ce livre.


Est-ce que votre division de quitter votre poste de bienfaiteur du festival littéraire d’Oxford a eu un effet sur la rémunération des auteurs?

La Société des Auteurs dit que cela a provoqué beaucoup de réactions. Les festivals qui payent déjà leurs auteurs intervenants souhaitent clamer qu’ils le font, et d’autres ont réalisé qu’il était temps de penser à la chose.


Quelles sont les causes qui restent à défendre?

L’argent. L’effondrement des prix des librairies en ligne signifie que les revenus d’un tas de gens qui pouvaient en vivre voici 20 ans ne le peuvent plus. Et partout par le pays, des libraires ferment boutique, à la honte éternelle du gouvernement. Cela est synonyme d’une baisse des revenus des droits d’auteur. Il ne faut pas permettre que les auteurs se retrouvent dans la position qu’ont du adopter les musiciens quand ils ont été pris dans l’arrivée de l’ère numérique et du téléchargement. Nous, nous ne pouvons pas faire une tournée de trois soirs pour vendre nos ouvrages. Le public doit réaliser que les livres ne sont pas gratuits. L’information doit être dûment rémunérée. De même, les éditeurs qui cherchent à acquérir l’intégralité des droits d’un livres est une mauvaise attitude. C’est aussi mauvais que ces chalutiers qui raclent le fond de la mer avec leurs filets. Au lieu de récupérer leur dû, ils remontent tout pour en rejeter la majorité. Nous devons nous montrer plus attentifs et les agents devraient être plus vigilants.


Détails
Vendredi 13 Mai 2016 - 19:36:23
Haku
Source : The Bookseller
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