Menu
Rendez-Vous
A la Croisée des Mondes
Philip Pullman
Cittàgazze
Partenaires

Sraf Network

btts

Statistiques



Hit-Parade



Follow Twittagazze on Twitter

Partager

menuAccueilForumEncyclopaediaTchatF.A.QMeetingmenuFlux RSSmenu
 
Quand je rentre chez moi, je ne veux pas être une actrice, mais une gamine :.
01 Avril 2012 - 16:40:33 par Haku - Détails - article lu 1015 fois - - -

Dakota Blue Richards: ‘Quand je rentre chez moi, je ne veux paus être une actrice, mais une gamine’

Par Liz Hoggard
London Evening Standard, 26 mars 2012


Alors que la sixième saison de Skins prend fin, Dakota Blue Richards, qui y jouait Franky, une gamine sauvage qui faisait face à des problèmes d’adultes, nous évoque le fait de vivre encore chez sa mère.



"L’an dernier j’étais plutôt bien lotie car je n’avais rien à faire de trop explicite. Pas trop de drogue, et pas de sexe. Par contre cette année, il y en avait plus. Beaucoup” déclare franchement l’actrice de la série Skins, Dakota Blue Richards.

La sixième saison prend fin ce soir et Richards, âgée de 18 ans, y jouait le rôle de Franky Fitzgerald — une gosse androgyne, surdouée et sauvage sujette à un culte marqué sur Twitter. Son parcours est l’un de ceux les plus controversés de la série : rongée de remords pour avoir potentiellement causé la mort de sa meilleure amie Grace, elle tombe dans une relation délétère avec un jeune dealer. Alors que la série dévoilait peu à peu son parcours, celui-ci laissait l’impression de visionner un crash aérien au ralenti.

“Ce sont des sujets très puissant, sombres, et pourtant bien réels. J’espère que le message qui en ressort est que, quoi qu’il arrive, si vous restez maître de vous-même, et si vous vous tournez vers ceux qui veulent votre bien plutôt que de vous manipuler, vous pourrez surmonter à peu près n’importe quoi”, m’explique-t-elle.

Il pourrait là s’agir d’une métaphore pour Richards elle-même. En réalité, les scénaristes de Skins ont puisé nombre des traits de personnalité de Franky sur ceux de Richards, très brillante et sûre d’elle-même. Ceci n’est pas très surprenant quand on sait qu’à seulement douze ans, elle était choisie pour jouer Lyra Belacqua dans le blockbuster hollywoodien La Boussole d’Or, le film basé sur le premier volet de la trilogie de Philip Pullman A la Croisée des Mondes, aux côtés de Nicole Kidman et Daniel Craig.

Dix milles fillettes se sont présentées aux auditions libres mais Richards a gagné l’approbation de Pullman en personne, ce dernier déclarant : “Dès que j’ai vu à l’écran les essais de Dakota, j’ai réalisé que le casting était bouclé.”

“Elle a eu à éprouver la tension du jeu, et quand elle ne jouait pas, à aller à l’école. Elle a hérité du boulot le plus dur” explique Chris Weitz, le réalisateur, ajoutant qu’ils l’avaient recrutée parce qu’elle était très intelligente. C’est une bonne description de Richards. Malgré son nom de showbusiness (sa mère l’a nommée ainsi d’après la tribu de natifs Nord-Américains, ayant étudié aux USA; et Blue était le surnom de son père), elle n’avait pas prévu de devenir actrice. Mais elle était très fan des livres de Pullman et avait vu la pièce dans le West End. Quand elle a entendu parler des auditions pour La Boussole d’Or par la bouche d’un ami de la famille qui avait lu un article sur Newsround, sa mère a accepté de l’emmené à la condition qu’il ne pleuve pas et qu’elle ne soit pas trop déçue si elle n’était pas choisie au final.

Richards attribue son succès aux auditions à l’idée de sa mère pour qu’elle ne se lave pas les cheveux ce jour là et paraisse “sauvage” à la manière de Lyra. Pour la promotion du film aux 180 millions de dollars de budget en 2007, elle a fait des émissions de variété, est allée à Cannes, et deux fois au Japon. “J’étais une petite fille du Sussex qui n’avait jamais joué avant, et qui n’avait aucune idée de ce qu’elle faisait. Je n’avais pas réalisé à quel point ce film était conséquent.”

La famille de Richards vivait à l’ouest de Londres jusqu’à ce qu’elle ait trois ans, puis a déménagé dans le Sussex. Elle fréquentait une école ordinaire de Brighton mais va désormais dans un institut qui lui permet d’organiser ses leçons autour de ses engagements sur les tournages. Elle envoie encore des cartes de Noël à Pullman — “c’est un homme adorable” — bien qu’elle soit particulièrement tempérée quand il est question de Craig et de Kidman.

“Je comprends que parfois quand on est jeune c’est dur de se rappeler qu’il y a une différence entre la vraie vie et la fiction. Et je pense que mes amis et ma famille relèvent du réel. Et le boulot, même sa partie immergée, sur les plateaux, est en grande partie du ressort de la fiction. Je pense qu’il vous faut être capable de distinguer les deux pour vous sentir bien”, détaille-t-elle.

Son enthousiasme s’avère sincère pour l’actrice française Eva Green, qui incarnait Serafina Pekkala, la reine sorcière volante, dans le film. “C’est quelqu’un que j’admire. Je crois que c’est l’une des plus belles femmes du monde, mais elle est si calme, sympathique et humble, et je considère qu’il s’agit là de qualités très attachantes. Elle est aussi très talentueuse. Au cours des évènements promotionnels, quand elle prenait la pose pour des photos elle paraissait vraiment une star de cinéma, et puis elle se tournait et… (Richards la mime, tirant la langue) J’adore ça. C’était comme être complètement la personne qu’on veut que vous soyez à un instant donné, et en même temps savoir que c’est juste pour le fun.”

Après La Boussole d’Or, Richards est apparue dans Le Secret de Moonacre (2008) — “J’avais juste envie d’être une princesse” — et dans le téléfilm de la BBC Dustbin Baby, aux côtés de Juliet Stevenson, d’après le roman de Jacqueline Wilson.

Puis tout a été calme jusqu’à ce qu’elle décroche son rôle dans Skins. Avec sa description sans tabou du sexe et de la drogue chez les adolescents, c’était un changement de style plutôt radical pour la petite fille qui faisait payer ses partenaires dans une boîte à jurons sur le plateau de La Boussole d’Or (Craig a fini par lui devoir des centaines de livres sterling) — mais la reine adolescente de l’écran ne montre aucun signe d’attrait pour le glamour scintillant d’Hollywood. Sa carrière cinématographique est en suspens d’ici à ce qu’elle obtienne ses A-levels et elle lui préfère la normalité d’une vie en famille.

Bien que ses parents soient désormais séparés, elle vit encore chez sa mère, Ruby, qui travaille dans une œuvre de charité du Sussex. “Ma mère est brillante, c’est la meilleure personne de la planète, et elle me fait garder les pieds sur terre,” déclare-t-elle. Tout le monde s’attendait à ce qu’elle étudie le théâtre en cours, mais elle a plutôt choisi comme A-levels la psychologie, la philosophie de la religion et de l’éthique, ainsi que la politique américaine et comparée. Elle a des vues bien marquées, notamment au sujet de l’attention portée aux jeunes femmes dans les médias.

“Je pense que la presse ne pourra jamais être aussi cruelle que les jeunes de mon âge. Quoi qu’elle dise, je l’ai probablement déjà entendu et cela doit avoir aussi été dit à à peu près toutes les filles de mon âge. Je me sentirais plus insultée si elle disait quelque chose au sujet de ma personnalité plutôt que de mon poids ou de mes fringues. En fin de journée, ce sont des choses que vous pouvez changer. Et si vous regardez à ceux qui écrivent ce genre de choses, je suis convaincue que ce ne sont pas les êtres les plus séduisants du monde,” assène-t-elle. “Cela n’a vraiment aucune importance du moment que je suis à l’aise avec mon reflet.”

Sa première scène sexuelle est intervenue dans Skins et sa mère a été consultée au sujet des aspects les plus controversés des scripts — néanmoins Richards a interdit à sa grand-mère de regarder la série.

Elle plaisante en disant que sa vraie vie est bien moins rock ’n’ roll que celle dans Skins. “Je pense que j’ai mûri assez précocement, mais ce que cela veut dire est que je connais des moments d’immaturité totale. Quand je rentre chez moi, je ne veux pas être une actrice. Je veux juste être une gamine. Je ne connais pas vraiment la valeur de l’argent. Je me retrouve juste à demander : ‘Maman, je sors, est-ce que je peux avoir un peu de fric pour manger ?’”.


Détails
01 Avril 2012 - 16:40:33
Haku
Source : London Evening Standard
Ce document a été écrit ou traduit par son auteur pour Cittàgazze. Si vous souhaitez utiliser ce document sur votre site, intégralement ou non, veuillez s'il vous plait en faire la demande à l'auteur et placer un lien vers Cittàgazze.
Ce document est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

  publicité  

  publicité