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Interview avec Helen Crawford-White, illustratrice :.
Lundi 22 Aout 2011 - 22:38:41 par Haku - Détails - article lu 808 fois - - -

L’illustratrice Helen Crawford-White de la compagnie britannique Crush Creative a répondu aux questions de BridgeToTheStars.net pour expliquer ce que cela fait de concevoir les couvertures d’une si célèbre série de livres qu'A la Croisée des Mondes.



Avant tout, l’une des plus importantes questions en ce qui nous concerne... avez-vous lu les livres?
Par chance, j’étais une fan des Royaumes du Nord dès que le livre est sorti et j’ai lu la trilogie plusieurs fois si bien que j’ai sauté sur ce job quand il s’est présenté. C’est l’un de mes livres préférés (et je ne le dis pas à la légère) et ce depuis que j’ai 14 ans. C’était donc une sorte de projet rêvé. Je pense qu’en général la plupart des illustrateurs essaient de lire au moins une partie des livres pour lesquels ils font les couvertures… C’est beaucoup plus simple pour viser juste !





Comment s’y prend-t-on pour illustrer quelque chose d’aussi connu ? Comment joue ce facteur dans vos décisions ?
Eh bien, ça ajoute forcément une certaine pression ! Mais vous voulez également bien faire sans pour autant mettre les fans à l’écart. On a déjà travaillé sur des livres du même genre au studio (H2G2 étant de ceux-ci) et c'est toujours un peu effrayant, mais à ce jour je crois qu’on a toujours eu une bonne réaction. Au final, il vous faut juste concevoir quelque chose qui vous plait et espérer que les autres aimeront également !


Il y a eu de nombreuses variations sur les couvertures d’A la Croisée des Mondes. Comment celles-ci s’en différencient ? Avez-vous été influencée par certaines des couvertures existantes ?
Nous avons regardé les autres couvertures à travers le mondes et aussi celles que les fans et les illustrateurs ont réalisé pour le plaisir. Il nous a paru que nombre des récentes couvertures se composaient d’images photo-réalistes et assez sombres, et nous avons su que nous voulions quelque chose qui soit différent de cela. Nous avons trouvé une série de couvertures en ligne qui présentait une apparence de sculpture sur bois dont nous aimions l’esthétique ; elles semblaient un peu plus mystérieuses et intrigantes. Je crois que nous savions sciemment que nous voulions créer quelque chose d’un peu plus spécial et qui ressemble un peu à un objet de collection, et non pas seulement reprendre une grosse image de Iorek !





Était-ce intentionnel d’utiliser les mêmes couleurs que les premières éditions de poche anglaises ? Que pensez-vous que ces couleurs révèlent au sujet des livres ?
Le bleu, le rouge et le orange n’étaient pas notre palette de couleurs initiales ; nous avions à la base une série dans les tons de couleurs bleu et argenté. Les éditeurs ont décidé que nous devions rester dans la lignée des éditions de poches originelles et je crois que c’était une bonne idée : les couleurs fonctionnent bien et font écho aux titres tout en se distinguant les unes des autres. Je crois que les couleurs originelles avaient bien été choisies pour refléter les scènes-clé et les décours de chacun des livres.


Pourquoi Crush s’est orienté vers l’esthétique retenue ? Pensiez-vous qu’un aspect moins construit s’adaptait mieux aux textes ? Comment avez-vous choisi l’illustration finale ?
J’ai toujours pensé qu’il y avait quelque chose de rebelle dans ces livres, dans leur contenu et dans les personnages, et j’ai toujours cru que le style plus commercial et orienté sur la consommation de masse ne reflétait pas vraiment l’unicité des livres. Donc oui, j’ai en effet pensé qu’un aspect moins fouillé leur conviendrait mieux. Alors qu’on préparait les couvertures en prévision de la journée mondiale du livre ; j’ai su que nous devions opter pour une esthétique qui rendait les livres un peu plus spéciaux ou uniques à regarder. Personnellement, j’adore les illustrations qui se montrent plus évocatrices que ce qu’on obtient normalement avec des procédés d’escroc.





Comment avez-vous procédé pour retenir les images et déterminer le design final ?
Pour commencer, on a essayé des tas de couvertures et des styles différents, certaines avec des têtes d’animaux très détaillées et d’autres avec des paysages dessinés à la main. On a montré cinq différents concepts à Scholastic (éditeur anglais, NdT) avant qu’ils ne retiennent le style graphique que nous avons finalement exploré. L’objet principal représenté a été déterminé à la suite d’un procédé d’élimination et en tentant des choses pour voir ce qui rendait le mieux. Ça a été assez simple de choisir pour les deux premiers tomes (l’aléthiomètre et le ballon) mais pour Le Miroir d’Ambre c’était plus dur car tout ce qu’on essayait était long et fin, et ça rendait assez bizarre !


Pullman a-t-il eu son mot à dire, et si oui, en quel sens?
Oui, il a interagi en effet, et il savait plutôt ce qu’il voulait ! Je ne crois pas qu’il aimait vraiment les couvertures au début, mais j’espère qu’on a su le gagner à notre cause. Il s’inquiétait des représentations des animaux, de leurs silhouettes et positions, et on a reçu de superbes notes de sa part pour nous décrire les changements à opérer, des queues plus longues et des postures différentes, etc. Ca nous mettait un peu sur les nerfs de savoir qu’il portait une telle attention à ces détails, mais c’était génial qu’il soit directement impliqué. Grâce à cela, le résultat ne devrait qu’en être meilleur.





Quels aspects des illustrations sont vos préférés et pourquoi?
J’aime beaucoup les petites silhouettes animales, et aussi le fait que vous puissiez regarder la couverture pendant un certain temps tout en continuant à y découvrir de nouveaux détails. C’était vraiment une belle série sur laquelle travailler, avec un tas de matériel visuel à intégrer. J’espère juste que ces couvertures recevront un bon accueil de la part des fans d’hier et d’aujourd’hui.


Crush Creative est une agence de design créative basée à Brighton, Angleterre.


Détails
Lundi 22 Aout 2011 - 22:38:41
Haku
Source : BridgeToTheStars.net
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