Menu
Rendez-Vous
A la Croisée des Mondes
Philip Pullman
Cittàgazze
Partenaires

Sraf Network

btts

Statistiques



Hit-Parade



Follow Twittagazze on Twitter

Partager

menuAccueil Forum Encyclopaedia Tchat F.A.Q Meeting menu Flux RSS menu
 
L’auteur Philip Pullman évoque sa dette envers le Pays de Galles :.
Samedi 20 Aout 2011 - 15:55:02 par Haku - Détails - article lu 951 fois - - -

L’auteur Philip Pullman évoque sa ‘dette’ envers le Pays de Galles

Helen Turner, Western Mail
15 août 2011


L’AUTEUR DE BEST-SELLERS Philip Pullman a évoqué la grande “dette” qu’il a envers le Pays de Galles, révélant combien ses expériences remontant à l’enfance se sont révélées capitales dans la construction de son imagination et de ses valeurs.

L’auteur de la trilogie A la Croisée des Mondes a rendu hommage à la “magie et à la beauté” des paysages côtiers de l’Ardudwy à Gwynedd, là où il a vécu son premier coup de foudre et où il a vu le premier cadavre de sa vie.

La famille de Pullman a déménagé dans les années 1950 car son père pilote de la RAF avait été affecté à l’aérodrome de Llanbedr, près d’Harlech – à une époque qui coïncidait avec la parution de la chanson Last Train to Fernando : “Mon tout premier et précieux souvenir au Pays de Galles est d’avoir chanté cette chanson de toute ma voix depuis le sommet d’un vieux bâtiment désaffecté de la RAF à proximité de la route qui mène de Barmouth à Llanbedr, car l’écho y était parfait” se souvient l’écrivain âgé de 64 ans dans le dernier numéro d’Agenda, le magazine du Institute of Wales.


Pullman, dont le livre Les Royaumes du Nord a été adapté en un film nommé aux Oscars mettant en scène Nicole Kidman et Daniel Craig se rappelle d’un Pays de Galles romantique – composé de soirées d’été sans fin, d’une toute petite échoppe vendant des Curiously Strong Peppermints et de la porte d’une chapelle qui ”brillait exactement comme un caramel dans la lumière du soir”.


Il se souvient même d’avoir vu un cadavre un certain plaisir, après avoir ignoré les avertissements d’un motocycliste : “J’aurais pu prendre un autre chemin et éviter ce corps. Mais je me suis dit que la nuit tombait, qu’il faisait de plus en plus sombre et je n’avais jamais vu un cadavre et que ç’aurait été dommage de rater ça ; donc j’ai continué et je suis passé devant. Le pauvre gars marchait juste, avait eu une crise cardiaque et était mort sur place”.


Né à Norwich, Pullman, qui a déménagé à Gwynedd vers 10 ans, se souvient également de de l’excitation entêtante au moment de tomber amoureux pour la première fois, un après-midi d’automne à Ysgol Ardudwy, alors que son professeur de musique jouait du Mozart : “Et pour tout résultat, en entendant adolescent et pour la première fois cette mélodie extraordinaire, ravissante et bouleversante, alors que vous ne vous y attendez pas et que vous êtes juste assis alors que le soleil scintille dans les cheveux de Carol Powell – eh bien, ça m’a frappé comme un éclair de parfum doré. Je suis tombé amoureux. Sur place. Immédiatement”.


Il souligne l’importance de donner aux enfants la liberté de se développer en créativité et émotionnellement : “Cette leçon non programmée sur la façon de tomber amoureux a été l’une des trois ou quatre choses les plus importantes qui me soient arrivées pendant ma jeunesse, écrit-il. Et en retour cela m’a appris que l’on doit donner à nos enfants, à nos élèves, la chance de se trouver confrontés à un tas de choses à l’improviste, et qu’on ne doit jamais leur demander ce qu’ils pensent que cela signifie”.


Pullman, professeur honoraire d’écriture créative à la Bangor University, a laissé entendre qu’il pourrait écrire une autobiographie au sujet de ses expériences déterminantes vécues au Pays de Galles : “Il y a tant au dire au sujet de ce que mon âme doit à cette partie du nord du Pays de Galles, et des hasards qui m’y ont conduit et m’y ont donné de vivre ces expériences ainsi que beaucoup, beaucoup d’autres. J’écrirai plus en détails à leur sujet un jour. Cette lumière qui emplit le monde depuis l’horizon de la mer placide jusqu’à l’estuaire et les dunes de Llandanwg, de Mochras et de Morfa Dyffryn et aux pentes de Moelfre ; ce dôme parfait de verdure et toutes les collines derrière. Je m’en souviens avec une précision riche et bienveillante dans laquelle chaque détail est net et précis et bien placé, comme s’il avait été destiné à se trouver là depuis l’aube des temps. C’est cela que je dois au Pays de Galles. Je dois l’éducation de mes sentiments à ce paysage, et à toutes sortes de musiques que j’écoutais alors, à tous mes amis et à tous ces professeurs qui m’ont appris quelque chose, sciemment ou non”.


Détails
Samedi 20 Aout 2011 - 15:55:02
Haku
Source : WalesOnline
Ce document a été écrit ou traduit par son auteur pour Cittàgazze. Si vous souhaitez utiliser ce document sur votre site, intégralement ou non, veuillez s'il vous plait en faire la demande à l'auteur et placer un lien vers Cittàgazze.
Ce document est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

  publicité  

  publicité