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Vitalité et Autorité - Pullman au London Literature Festival :.
Mercredi 20 Juillet 2011 - 23:04:49 par Haku - Détails - article lu 841 fois - - -

Vitalité et Autorité : une soirée avec Philip Pullman
2 juillet 2011 - Hemanth Kissoon - filmaluation



Le London Literature Festival a été lancé le jeudi 30 juin avec l’auteur et usine à gaz Philip Pullman en discussion au Queen Elizabeth Hall (QEH) du Southbank Centre, dans le cadre du cycle National Treasures. Mettons les choses au clair tout de suite, mon point de vue est biaisé, A La Croisée des mondes est l’une de mes œuvres de fiction préférées. Vraiment. J’ai déjà vu Pullman parler deux fois par le passé – une fois au National Theatre, à deux pas du QEH, en conjonction avec la fantastique adaptation de sa trilogie (moins on en dira sur le film, le mieux ce sera !); et la seconde au Southbank Centre avec l’auteur et scientifique David Eagleman dans le cadre de l’essai du dernier sur l’au-delà, Sum. C’était donc la troisième fois. Ce n’était pas juste le fanatisme qui m’a poussé, j’avais l’impression que Pullman avait plus à dire que ce que j’avais déjà entendu.





Présenté par Martin Colthorpe, responsable de programmes littéraires, l’intervieweur du soir, Peter Kemp a ajouté sa pierre à l’édifice en passant en revue la carrière de Pullman, mettant en relief un aspect spécifique de son œuvre – la suppression de la vitalité par les forces autocratiques ; qui vont n’avoir de cesse de revenir dans la conversation. On commence par remonter dans le temps : alors qu’on dit de Pullman qu’il enflamme l’imagination des enfants, qu’est ce qui a donc enflammé la sienne ? Ce n’était non pas les retombées de la Seconde Guerre Mondiale comme on pourrait le croire (il avait cinq ans au moment du premier Festival of Britain en 1951 – Southbank Centre en célèbre le 60e anniversaire cette année, le festival littéraire de Londres faisant partie de ce tout); mais les comics – un moyen fluide de raconter une histoire, et son lien au cinéma. Et amis lecteurs, un grand scoop, Pullman nous dit qu’il écrivait un comic, John Blake, avant que les éditeurs ne connaissent des difficultés et qu’il le modifie désormais pour en faire le script d’un film !! Je ne sais pas pour vous, mais je trépigne d’impatience !





On se promène dans les jeunes années de l’auteur – un lecteur vorace, élevé au Oui-oui de Enid Blyton, et son recours aux bibliothèques qu’il étiquette comme des “ coffres au trésor”. Pullman fait état de son horreur devant leur fermeture, qualifiant la chose d’ “acte de vandalisme éhonté” ; et cela nous lie à une perte du sens de la “décence civique”. Ce que j’attendais – son point de vue sur la politique actuelle, qui n’avait pas été abordé au cours des précédentes interventions auxquelles j’avais assisté. Pullman commente les collèges, la structure moderne du système secondaire, et comment il a appris avant la mise en place des programmes scolaires : “des leçons planifiées transmises depuis Whitehall”. C’est bien mon Philip, ne recule pas d’un poil ! Son propre apprentissage était appréciable, profitant du fait que son institution n’était pas gouvernée par la peur et la stupidité. Il se montre plus détaillé sur son apprentissage et ses motivations. Ce qu’il mentionne plus particulièrement et qui intéressera ses fans, c’est qu’il montait des pièces lorsqu’il était professeur, et qu’il voulait que celles-ci enthousiasment enfants et adultes ; sans aspects développés séparément pour chacun d’eux, mais le tout préparé d’un bloc. Il cherche à divertir un public varié.





Ce que j’attendais, Pullman le fait en parlant de ses influences et pensée au moment de la création d’A La Croisée des mondes. Il n’aime pas la fantasy, ce qui fait rire tout le monde, mais il précise que cette remarque englobe en fait les elfes et les épées. Il trouve que Le Seigneur des Anneaux, de Tolkien, ne se base pas sur la psychologie humaine, à l’inverse du cycle de L’Anneau des Nibelungen de Wagner. La genèse de l’idée du daemon nous est expliquée ; et son moment le plus excitant en tant qu’auteur fut celui où il a réalisé que les daemons des enfants changeaient, alors que ceux des adultes pas – la différence entre innocence et expérience. Humblement et de façon intéressante, on nous révèle que l’auteur pensait que le troisième tome avait besoin de six mois de plus pour prendre forme, mais qu’il avait ressenti une certaine pression (non pas de l’éditeur) pour le publier plus rapidement : la demande était pressante.



L’apogée de la soirée est survenue avec Pullman se mettant à parler de son dernier livre, The Good Man Jesus and the Scoundrel Christ, qui a été entamé comme une allégorie et s’est transformé en roman. Il a fallu beaucoup de tentatives pour réussir à prendre la tonalité des évangiles. Le langage se compose de textures, de rythmes, se masses et d’équilibres, etc. Il exerce sa bouche pour simuler la chose. Puis il lit un extrait – la scène de la tentation. Le public a gardé le rythme et posé d’excellentes questions – depuis le démantèlement de la religion via la fiction ou les polémiques, jusqu’aux procédés d’écriture. Quelle soirée excitante – le temps file – et Philip Pullman fait montre une fois de plus de son caractère compréhensible et engagé.


Détails
Mercredi 20 Juillet 2011 - 23:04:49
Haku
Source : Southbank Center Literature Blog
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