Menu
Rendez-Vous
A la Croisée des Mondes
Philip Pullman
Cittàgazze
Partenaires

Sraf Network

btts

Statistiques



Hit-Parade



Follow Twittagazze on Twitter

Partager

menuAccueilForumEncyclopaediaTchatF.A.QMeetingmenuFlux RSSmenu
 
Sam Elliot et la Boussole d’Or :.
Jeudi 24 Mai 2007 - 00:00:00 par Sei - Détails - article lu 7553 fois - - -


Sam Elliot et la Boussole d’Or
L’acteur épingle un nouveau rôle de cowboy à sa collection

Jeudi 24 mai 2007

Jay Stone pour l’Ottawa Citizen



CANNES – Sam Elliott n’est jamais là où on l’attend ! Il est ainsi à l’affiche du film fantasy pour enfant La Boussole d’Or, une histoire se déroulant dans un monde parallèle peuplé de sorcières, de bêtes magiques et de créatures liées aux humains, marchant à leur côté et possédant la capacité de se métamorphoser.

Quelle étrange sensation que de voir apparaitre ce visage si familier, avec ses longs et fin cheveux et son impeccable moustache le tout abrité par un énorme chapeau de cowboy, ainsi que sa voix de ténor alors qu’il dégaine son six-coups au beau milieu de cette aventure. Il est presque tout aussi surprenant de le voir flânant au beau milieu d’une salle de bal d’un hôtel cannois, portant une chemise de cowboy, les cheveux lâchés et une voix de basse provenant du sud d’Austin.

« Le hasard » explique Elliot lorsqu’on lui demande comment il a obtenu ce rôle, un cowboy supplémentaire dans sa carrière, dans un film fantasy présenté comme le successeur du Seigneur des Anneaux. « L’opportunité s’est juste présentée et j’ai eu de la chance que ça se passe ainsi ».

Elliott joue le rôle de Lee Scoresby dans La Boussole d’Or, un film, basé sur le premier tome de la trilogie de Philip Pullman, dont la sortie est prévue le 5 décembre. Film dans lequel jouent également Daniel Craig et Nicole Kidman. S’il avoue n’avoir été que peu disposé à ré-endosser un costume de cowboy, il ne regrette de loin pas d’avoir été choisi.

« J’ai l’habitude de ce genre de chose, Mon Dieu, tout ce que je fais ce sont des westerns. Mais j’ai dépassé ça et je suis satisfait de la carrière que j’ai faite au lieu de rester à regretter les opportunités de sortir du monde du western que je n’ai pas eues, parce que la situation actuelle me convient parfaitement ! »

Elliott a également su se montrer laconique et iconique dans une série de films – Un vrai cowboy dans le role de Virgil Earp (Tombstone) et plus laconique, iconique, dans The Big Labowsky ou il interprète le narrateur, uniquement appelé L’Etranger. Même si ce n’est pas un cowboy, il en a l’apparence : En 1976, il interprétait un frimeur sexy des plages californiennes, mais il restait toujours un part de Vieil Ouest dans sa voix. Il se souvient que le réalisateur, feu Dan Petrie, ne cessait de lui dire « Hey, mets un peu du Sud dans ta voix ».

C’est en 1968 qu’Elliott a fait ses premiers pas à l’écran, avec un rôle dans le classique Cutch Cassidy and the Sundance Kid dans lequel il partageait la vedette avec sa future femme, Katherine Ross. Mais il ne se sont rencontrés que dix ans plus tard sur le plateau de ce qu’il appelle « un film d’horreur pas très réussi appelé The Legacy ». Il vivent actuellement en Californie avec leur fille, Cléo.

Leur relation est un exemple de la situation actuelle quant aux carrières cinématographiques hollywoodiennes : aussi longues pour les hommes qu’elles sont brèves pour les femmes, Elliott a 62 ans et reste très actif alors que sa femme a été mis sur la touche depuis bien longtemps, après avoir été en tête d’affiche de Le Lauréat.

« Il est très étonnant que je me trouve moi-même actuellement plus occupé, avec plus de propositions que je n’en ai jamais eue. » raconte Elliott. « Je n’ai pas de réponse à ça. Katherine accepte très bien cette situation. Elle est réaliste vous savez. Elle sait comment se positionner face à ça. Il y’a beaucoup de choses dans ces affaires qui ne sont pas très glorieuses et notamment la façon dont ils traitent les femmes. »
Il frappe ses doigts sur la table. « Ils ne sont pas aussi dur que cette table. Nous sommes tellement axé, le cinéma est axé, le monde aujourd’hui est axé sur l’apparence physique. »

« Katherine a dépassé un certain âge : elle a franchi le sommet. Elle a fait deux des plus grands films jamais fait durant cette période. Elle a eu une belle carrière. Puis nous avons eu une fille et Katherine a plus ou moins raccroché, non pas qu’elle ne voulait plus travailler ; elle adorait travailler. Et nous travaillerons. Elle et moi travaillerons un jour à nouveau ensemble, j’en suis convaincu. »

Une des choses qu’Elliott tient à cœur est d’étendre son champs d’action au-delà de ses rôles habituels. Dans le film de Joan Allen, Manipulations, dans lequel il campe un chef du personnel. Il a rasé sa moustache, coupé ses cheveux, porté un costar et « c’était incroyable. Incroyable. Et j’adore faire ça. J’espère avoir d’autres opportunités de le faire, de métamorphoser mon côté western ! »

A propos des films, il avoue qu’il n’en voit pas beaucoup d’intéressant : « Il n’y a pas tellement de brillants réalisateurs sur le marché. » Mais sa visite à Cannes lui a ouvert les yeux sur la petitesse du monde Hollywoodien. Pendant ses pauses entre les interviews pour La Boussole d’Or, il n’y avait rien à lire sinon trois magazines français dédiés au cinéma. Ne parlant pas français, Elliott s’est contenté de survoler les images.

« A part de vieilles images, il n’y avait aucun américain sur les images du Festivals. Après ça, tu réalises que tu n’es jamais aussi célèbre, aussi important que tu ne crois. Tu réalises que tu n’est qu’un petit point sur la carte. C’est quelque chose d’énorme !!! »

     Discutez-en sur le forum :)   Discutez-en sur le forum :)     
Détails
Jeudi 24 Mai 2007 - 00:00:00
Sei
Source : Ottawa Citizen
Ce document a été écrit ou traduit par son auteur pour Cittàgazze. Si vous souhaitez utiliser ce document sur votre site, intégralement ou non, veuillez s'il vous plait en faire la demande à l'auteur et placer un lien vers Cittàgazze.
Ce document est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

  publicité  

  publicité