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Les auteurs accusent Google d’une « saisie de droits » :.
Lundi 12 Avril 2010 - 16:14:32 par Anne-Emmanuelle - Détails - article lu 664 fois - - -

Les auteurs accusent Google d’une « saisie de droits »



Le projet déposé pourrait devenir l’un des accords les plus importants en termes de publication numérique.
Caroline Davies
Guardian.co.uk , lundi 1 Février 2010 21.45 GMT





Philip Pullman : « Si je veux vendre mes droits à quelqu’un, pourquoi diable devrais-je aller demander à Google en premier ? »

Les auteurs britanniques sont divisés quant aux projets de Google de réaliser la plus grande bibliothèque en ligne mondiale en profitant notamment de titres épuisés.

Philip Pullman figure parmi ceux qui désapprouvent la décision de Google, et dont les critiques condamnent cette « saisie massive des droits » ainsi que l’inacceptable remodelage de l’univers des droits d’auteurs au détriment des auteurs.
Helen Oyeyemi est aussi parmi ceux qui s’opposent à la décision, actuellement débattue au cœur des tribunaux américains, et qui pourrait devenir l’un des accords les plus importants en termes de publication numérique.

Les Google Books apporteraient des « extraits considérables » de livres épuisés mais encore sous copyright, avec des acheteurs américains payant ensuite pour télécharger le titre complet. Les revenus générés seraient partagés, avec 63% allant au propriétaire des droits et le reste à Google. Seuls les consommateurs américains auront accès au service bien que les titres comprennent autant d’œuvres publiées en Angleterre, au Canada et en Australie qu’aux États-Unis.

Malgré ce geste qui a attisé les critiques, les auteurs devaient prononcer leur refus pour le 28 janvier au plus tard. Pour ceux qui ne l’ont pas fait, leurs œuvres seront automatiquement ajoutées.

Pullman, auteur de la trilogie À la Croisée des Mondes, a dit : « Beaucoup d’entre nous ont des livres qui ne sont plus imprimés mais reçoivent toujours un peu d’argent dessus via le PLR (public lending right) (une aide gouvernementale à la création artistique, NdT). Et un livre n’appartient pas à Google par le simple fait d’être épuisé. Il m’appartient à moi. Et si je veux vendre mes droits à quelqu’un, pourquoi diable devrais-je aller demander à Google en premier ? »

Nick Harkaway, le fils de John le Carré et auteur de The Gone-Away World, a dit que se désengager était « la seule façon de dire que je pense pas que ce soit approprié. Ce qu’il se passe ici n’est rien d’autre qu’une saisie massive des droits d’auteurs. C’est un remodelage de l’univers du droit d’auteur. Je ne pense pas qu’il soit avantageux d’avoir une entreprise privée de facto propriétaire de l’histoire de l’écrit.

« Les gens sont habitués à Google. Mais rien ne nous garantit que cette bibliothèque sera toujours entre les mains de Google. Imaginez que le mass-média que vous aimez le moins achète le droit exclusif d’exposer numériquement l’histoire de l’écriture, plus de 10 millions de titres. Vous commencerez à vous sentir insignifiant. Mais à une échelle monumentale. »

Les auteurs américains, les éditeurs et Google sont en train de négocier la décision, laquelle doit encore être ratifiée par un tribunal New-yorkais.

Google insiste sur le fait que son projet « ne porte pas sur l’acquisition des droits d’auteurs ». « Il s’agit de créer une nouvelle source de revenu pour les titulaires de ces droits, et d’étendre l’accès à ces livres, » a dit une porte-parole.

Cependant, certains auteurs restent perplexes quant à ces complexités. Kate Mosse, surtout connue pour son roman Labyrinthe en 2005, a déclaré « n’avoir jamais vraiment compris » exactement ce que ça signifiait, et fut soulagée quand son éditeur, Hachette UK – à l’origine opposé à la décision- décida pour elle en avisant ses auteurs à y rester.

Son directeur général, Tim Hely-Hutchinson, a dit que la compagnie ne pensait pas que Google aurait porté atteinte aux droits d’auteur d’autres personnes, et que l’accord proposé n’était qu’un « faible compromis ». Mais comme pour beaucoup d’autres éditeurs tels que Random House, Inc. Et Penguin, cet argument devait en contrepartie garantir à ses auteurs d’être avantagés en conservant la possibilité de contrôler comment les titres étaient employés par Google.

John Lanchester, qui vient de publier son quatrième roman, Whoops!, a déclaré “que chaque auteur qu’il connaissait s’est retiré. C’est une violation totale du principe du droit d’auteur. »

La Société des Auteurs qui comprend 9000 membres en Angleterre convient que la décision « se heurte au principe de base du copyright selon lequel vous devez obtenir l’autorisation chaque fois que vous employez quelque chose. » Mais son secrétaire général, Mark Le Fanu, a ajouté qu’en fait très peu de membres s’y sont opposés, et qu’ « une large majorité semblait plutôt penser qu’elle pourrait obtenir des bénéfices importants ».

Certains encore se montrent complètement indifférents à la clameur. « Je laisse tout à mon agent, » disait Martin Amis. « Ça ne m’intéresse pas du tout. »




Traduction effectuée par Soldat Bleu pour Cittàgazze.


Détails
Lundi 12 Avril 2010 - 16:14:32
Anne-Emmanuelle
Source : The Guardian
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