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Philip Pullman à Bologne, Italie :.
Mercredi 25 Avril 2007 - 00:00:00 par haku - Détails - article lu 12702 fois - - -




Philip Pullman à Bologne, Italie

Philip Pullman et l’auteur italien de fantasy Silvana de Mari discutent de “La signification historique et métaphorique de la littérature fantasy ”. L'équipe de QuesteOscureMaterie.it a eu la chance d’être autorisée à retranscrire la conversation, et ce qui suit est un compte-rendu précis de tout ce qu’a dit Pullman au cours de la conférence.

Mercredi 25 avril 2007



QuesteOscureMaterie.it






Merci beaucoup pour votre éloquente introduction qui m’a été traduite, et merci de m’accueillir à Bologne, cette magnifique cité. J’ai remarqué que le mot “fantasy” est beaucoup revenu dans ce que vous disiez... Mais je dois vous le dire, je ne suis pas un auteur de fantasy. Je ne suis pas contradictoire ou simplement méchant. Le livre qui vient récemment d’être publié, The Broken Bridge [NdTranscripteur : écrit en 1991, il vient juste d'être publié en Italie">, est bien sûr encré dans le réel : c’est l’histoire réaliste d’une fille qui pourrait vivre de nos jours dans le Nord du Pays de Galles où j’ai moi-même grandi et dont je suis tombé amoureux des paysages. Adolescent, je dessinais et peignais beaucoup, tout comme Ginny, mon personnage dans le livre. Je m’intéressais avec passion aux arts visuels, et j’ai beaucoup appris sur le dessin et la peinture en regardant les paysages autour de moi, et j’en suis tombé amoureux.


Mais bien sûr, le thème principal du livre, et de tout type de littérature, quelque soit l’époque, c’est la nature humaine et sa relation avec ce qui l’entoure, avec l’univers et ses comparses humains : et c’est le thème de la fiction réaliste. Bien, mon problème avec la fantasy, la raison pour laquelle je n’en lis pas beaucoup est qu’une grande part de ce qui existe aujourd’hui en fantasy ne s’intéresse pas à la nature humaine. Par exemple, Le Seigneur des Anneaux de Tolkien. Tolkien s’intéressait énormément au langage, et il a écrit Le Seigneur des Anneaux en partie pour donner un cadre au langage qu’il avait inventé, le langage des Elfes : c’était son intérêt de prédilection.



Et en tant que lecteur, les livres qui m’envoûtent le plus, ce sont les grandes oeuvres réalistes : ces grands romanciers Anglais, Français, Russes, qui savent le mieux parmi tous les auteurs donner de la richesse et de la vie à leurs écrits. Bien, quand je me suis retrouvé – à ma grande surprise– à écrire une oeuvre qui ne pouvait qu’être qualifiée de fantasy, j’ai du me demander pourquoi je le faisais. Je ne lis que peu de fantasy, pourquoi donc étais-je en train d’écrire de la fantasy, ceci était dur à comprendre. Vous avez à faire… Quand vous êtes un auteur, il vous faut suivre ce que votre imagination vous dicte de faire, et non pas ce que votre conscience ou votre volonté vous dicte.



Et je me suis retrouvé à écrire cette oeuvre qui ressemblait à de la fantasy à première vue, et je savais que ce serait un long livre qui me prendrait beaucoup de temps à écrire, plusieurs années ; et j’ai réalisé assez tôt que le seul moyen de rendre cela intéressant à mes yeux était de jouer sur les apparences et les mécanismes de la fantasy pour dire quelque chose que je pensais être vrai, que je trouvais être intéressant, sur la nature humaine et sur la psychologie. Plus spécifiquement, sur la manière de grandir, la différence entre l’innocence et l’expérience, dans les termes du grand poète William Blake.



Ce qui nous arrive à l’adolescence, quand on passe de l’enfance à l’âge adulte, c’est le Cœur, je suppose, de la trilogie A la Croisée des Mondes. C’est pourquoi je dis qu’il ne s’agit pas réellement d’une œuvre de fantasy, c’est une oeuvre à caractère réaliste, parce que je vais aussi… y dire quelque chose de vrai.
Quand je vois le nombre d’exemplaires des livres qui ont été vendues, et dans tous les différents pays, la seule raison que je voie au succès des livres, c’est qu’ils disent quelque chose de vrai sur une expérience que nous avons tous eue, car nous sommes adultes ou sur le point de le devenir, car on est enfant, ou que l’on est en train de le vivre car on est adolescent. C’est une expérience humaine universelle. Et tout comme le mythe sur lequel est fondée mon histoire, le mythe dans le troisième chapitre du livre de la Genèse dans la Bible, l’histoire d’Adam et Eve dans le Jardin, c’est quelque chose d’universellement vrai. Je me suis senti très rassuré, très conforté, quand j’ai découvert que je racontais cette histoire, car c’est une très bonne histoire, et qui a duré fort longtemps, ce qui signifiait qu’il devait bien y avoir quelque chose dedans.



J’ai eu l’autre jour une copie du livre de Silvana de Mari, Le Dernier Elfe, et je n’ai pas encore eu le temps de le lire entièrement à cette heure, mais je dois dire, en se basant sur le premier que j’ai lu que Silvana de Mari n’est pas non plus une auteure de fantasy. Et je l’admire en cela, car elle fait dans ce livre ce que bien peu d’auteurs de fantasy font : comme je le disais il y a une minute, utiliser les techniques de la fantasy pour examiner ce que signifie être des êtres humains.



Je continue d’être surpris du nombre de personnes à qui a plu ma trilogie, et du nombre de personnes qui attendent le film qui est en train d’être fait en ce moment, et sortira en décembre. Je vais continuer à écrire les livres que mon imagination me demande d’écrire; mais je vais les mener un petit peu dans la direction où ma conscience veut aller. Je continuerai à dire ce que je pense et crois être vrai sur la nature humaine, qui est, comme je l’ai dit, le vrai sujet de toute littérature.



Je vais m’arrêter là, mais je suis sûr que nous aurons d’autres remarques, merci beaucoup.



[De Mari parle de son livre, puis Pullman est interrogé : Pourquoi un auteur devrait-il s’embarquer à écrire plus spécialement pour les enfants?">



Eh bien, en premier lieu, je dois dire que je ne crois pas qu’un auteur ait le droit de s’attribuer un type quelconque de public. Quand j’écris, je ne pense pas que j’aurai un public, j’écris pour moi. Beaucoup d’auteurs le diront, mais je le pense. Vous ne pouvez pas savoir si vos livres auront un public : c’est comme téléphoner pour commander une pizza : vous savez, ce n’est pas… Vous ne pouvez pas faire ça. Le mieux que vous puissiez faire quand vous racontez une histoire est de le faire de telle sorte que vous puissiez espérer que quelqu’un l’écoutera. Je suis dans la position d’un de ces anciens conteurs assis sur les places publiques et commençant à raconter une histoire, et peut-être quelqu’un s’arrêtera et écoutera un peu, peut-être est-ce un enfant, peut-être un adulte, peu importe. Et si je continue à raconter l’histoire, peut-être que d’autres s’arrêteront, et ils seront les bienvenus : chacun est libre de s’arrêter et d’écouter aussi longtemps qu’il le souhaite. Et bien sûr, mon objectif en cela est d’aller à la fin de l’histoire et de leur demander de l’argent. Mon travail est donc de raconter l’histoire aussi bien que je le peux, et rassembler le plus de personnes possible pour écouter mon histoire, et espérer que je les ai divertis suffisamment pour qu’il me donne de l’argent à la fin. C’est la manière dont je m’imagine mon public. Je ne crois pas que j’écrive pour les enfants, je veux écrire pour tout le monde : chiens, chats, chevaux, pigeons…



Mais l’avantage d’avoir un public varié, qui contient enfants et adultes – et je dois dire que j’ai assez de chance en ce qui concerne le public qui s’arrête et écoute mon histoire – l’avantage d’un public de ce type est de vous faire rester honnête en tant qu’auteur. La présence d’adultes dans le public signifie qu’il y a une certaine quantité de lectures critiques, expérimentées et intelligentes parmi eux : des gens qui ont beaucoup lu lisent mon histoire. Ca me maintient donc honnête en tant qu’auteur, ça m’empêche de devenir fainéant : je dois porter un regard très attentif et critique sur mon langage, et écrire aussi bien que le peux, si je dois satisfaire le public ; et la présence d’enfants signifie que je ne dois jamais perdre de vue le fais que je raconte une histoire. Les enfants ne s’intéressent pas à la qualité de l’écriture, mais sont très intéressés par ce qui va arriver ensuite. Et si vous avez enfants et adultes dans votre public, je pense que ça vous rappelle que vous devez divertir le plus de gens possible.



[Un membre du gouvernement local présente à Pullman une médaille portant le symbole de la municipalité de Bologne. Il dit “merci beaucoup” en anglais, italien, (“Grazie mille!”) et en gallois. Le modérateur demande ensuite à Pullman de leur “dire quelque chose, ce qui [lui"> fait plaisir.">



L’importance de lire : il me semble que ça fonctionne comme une expression de la démocratie. Quand j’écris, je le fais seul. C’est moi seul, personne d’autre. Je ne fais pas de vote sur ce que j’écrirai ensuite, je ne cherche pas à savoir l’opinion de mes lecteurs, je suis responsable de tout ce qui est écrit. Mais dès que le livre est publié, dès qu’il est sorti, la nature de tout le processus change. Lire, c’est de la démocratie pure, car je ne sais pas qui va lire le livre. Tous ceux qui vont vers un livre vont vers toute une histoire à lire, avec leurs propres attentes issues du précédent livre, leur propre intelligence, leur propre talent, leurs propres souvenirs. Et le sens d’un livre émerge dans ce merveilleux échange démocratique entre le livre et le lecteur. Et je ne peux pas le prédire, je ne devrais pas le prédire, car lire est intensément, essentiellement démocratique : c’est la démocratie en action. C’est la meilleure expression de la liberté que nous nommons démocratie. En espace privé, cet espace privé secret entre le lecteur est le livre, c’est là que réside le véritable sens de ce que vous écrivez. Et tout ce que vous pouvez faire en tant qu’auteur est d’exprimer vos idées aussi clairement que possible, et aussi pleinement que vous le pouvez, et ensuite les autoriser à être interprétées de manières très, très nombreuses, par la démocratie de la lecture.



Bon, je ne connais pas grand chose au système d’éducation en Italie, mais j’en connais pas mal sur celui de mon pays. Et ce qui m’inquiète, par quoi je suis concerné, est que trop d’enseignants aient à demander des réponses instantanées. “Voici une histoire, un morceau d’histoire, nous n’avons pas le temps de lire le livre entièrement, c’est une page du livre, lisez-la, et répondez aux questions, OK, vous l’avez fait, passons au suivant.” Un enfant sensible, imaginatif, un enfant timide, calme, peut en être si affecté par ce qu’il lit qu’il ne pourra répondre immédiatement ; ces enfants ont besoin de réfléchir dessus un long moment, parfois des années. Peut-être que quelque chose qu’un enfant entend dans une histoire ou y lit va lui rester en tête pour vingt, trente, quarante ans, et seulement alors il va comprendre cela suffisamment en profondeur pour pouvoir être capable de dire ce que cela signifie pour lui. On agit mal en demandant d’enfants une réponse instantanée sur des histoires. Racontez-leur une histoire, lisez-leur un poème; et ne dites plus rien. Ne leur demandez pas d’en expliquer le sens, ne leur dites jamais ce que cela signifie. Racontez leur l’histoire, et leur propre signification, dans cette démocratie de la lecture dont je parlais à l’instant, leur propre signification va réfléchir sur l’histoire pour lui donner vie et lui donner sens avec le temps, quand ils y seront prêts. On ne devrait pas même demander de réponses immédiates.



Sans le moindre doute, la chose la plus importante que nous adultes puissions faire pour nos enfants est de leur raconter des histoires; et aussi de leur lire des poèmes. Les grands contes de fées, comme Silvana le disait si éloquemment il y a peu, sont d’une importance vitale. Mais avant même les contes de fées, je dirais que même les comptines; les jeux d’enfants où l’on chante, les jeux avec le petit doigt quand vous assoyez un enfant sur vos genoux pour lui chanter une comptine ou une chansonnette, tout cela est absolument fondamental parce que la joie, le bonheur que l’enfant ressent en étant prêt de quelqu’un jouant avec le langage, s’amusant avec le langage, prenant plaisir avec ses sons, va les garder pour son existence toute entière, et les rendra de façon si riche que rien ne pourra égaler. C’est là le sens… Le langage leur appartient, le langage est là pour qu’ils s’amusent avec, pour qu’ils se fassent plaisir avec, pour qu’ils l’expérimentent, pour commander. Et on ne peut récolter ceci qu’en donnant à nos plus jeunes enfants l’expérience de se faire plaisir avec le langage. C’est absolument fondamental. Les enfants vont désormais à l’école à quatre, cinq, six ans, et ceux qui n’ont pas cette expérience ne la recevront jamais d’une autre façon : c’est trop tard. Ils en avaient besoin dès leur naissance. Ecouter des chansons quand ils sont dans les bras de leur mère, ou sur les genoux de leur père — même s’ils ne les comprennent pas, ce n’est pas grave, du moment qu’ils ont l’expérience d’entendre des mots et qu’ils profitent d’être avec leur père ou leur mère leur racontant une histoire.

Pour conclure, je voudrais m’excuser auprès de ceux qui sont venus ici en s’attendant à nous voir Silvana et moi en désaccord, car on semble être d’accord en tout point.



[Silvana de Mari explique que la fantasy est le seul genre actuel capable d’expliquer le mystère de la mort aux enfants.">



Oui, je crois que c’est vrai. Quand j’écrivais la troisième partie de la trilogie, Le Miroir d’Ambre, je savais qu’il me fallais faire descendre Lyra au pays des morts. C’était quelque chose qui m’effrayait, je ne voulais pas y aller ; mais il le lui fallait, et je devais la laisser y descendre, et je devais l’y suivre. Et je crois que ce que j’ai découvert en écrivant cette séquence sur le monde des morts, est que chacun s’y rendant ne peut en ressortir que s’il a une histoire à raconter. Si vous allez au monde des morts et parlez aux gardiens, les Harpies, elles dissent “Racontez-nous une histoire, racontez l’histoire de votre vie : ce que vous avez vu, ce que vous avez aimé, ce dont vous avez eu l’expérience ”. Et si vous n’avez rien à leur raconter, vous devez y rester. Le seul moyen pour qu’elles vous laissent passer, non pas pour revivre, mais pour être libre de rejoindre le reste de l’univers; la seule façon d’être libre est d’avoir une histoire à raconter. Et ce qui signifie que lorsque nous somme vivants, nous avons à vivre des choses, à réfléchir aux choses. Il nous faut aimer, souffrir, perdre des choses, nous intéresser aux choses et être curieux à leur propos. La seule façon d’être libéré de la mort est de vivre si intensément que nous aurons une histoire à raconter sur notre vie.



Si vous allez au monde des morts et qu’elles vous dissent “Racontez-nous une histoire”, et que tout ce que vous avez à leur dite est “ Eh bien, j’ai regardé la télé et j’ai joué à l’ordinateur ”, c’est plié : vous y resterez.



Du fait d’un planning très serré, il n’y avait de place que pour deux questions de la part de l’assistance: une pour Pullman et une pour De Mari. QuesteOscureMaterie.it a eu la chance de pouvoir demander:



M. Pullman, vous avez mentionné la relation entre la nature humaine et l’univers comme étant le thème majeur de vos livres; et ceci inclut l’univers physique et le monde naturel. Nous savons tous à quel point vous vous sentez concerné par l’environnement et l’écologie. Cela se voit dans vos livres, où par exemple les Mulefa représentent l’intégration avec la nature, en opposition aux êtres sensibles par nature. De même, nous avons suivi la récente controverse sur ces panneaux solaires que vous vouliez installer sur le toit de votre maison; et si je peux me permettre, à quel point cela est d’entendre un auteur aussi connu chez les jeunes lancer une alerte sur les dangers du réchauffement de la planète. Les jeunes ont tendance à penser qu’ils sont immortels, que le monde est leur coquille, mais ceux qui sont aujourd’hui enfants vont avoir à calmer la colère de Mère Nature dans les années à venir. Ainsi, pensez-vous, en partant du principe que l’espèce humaine ne s’auto-détruira pas dans les cinquante prochaines années – que l’on puisse redevenir innocents (d’une sage innocence) en revenant au contact de la nature, comme le font les Mulefa, ou sommes-nous définitivement en rupture avec la nature? Si tel est le cas, est-ce pour cela que tant de monde se tourne vers la religion et le spiritualisme, afin de trouver refuge dans le spiritual car nous sommes effrayés par ce qui est physique ?


Cette question touche au plus gros problème que la race humaine ait affronté. Nous détruisons notre planète par négligence de soin. Nous pouvons tous le voir. Et nous devrions arrêter ! Mais c’est très dur pour nous de le faire, car nous sommes dépendants de tous les plaisirs qu’on en tire, de brûler des quantités de pétrole pour s’envoler partout et passer des vacances très coûteuses. C’est très difficile, il y a aussi trop de monde. La population qui pourrait être constamment supporté par la Terre sans la détruire est bien plus importante [note du transcripteur : nous pensons qu’il pensait « bien moins » ici !"> que celle que l’on a, et que fait-on à ce sujet? Je n’en sais rien. Ce sont de très, très difficiles questions. Et je m’inquiète pour mes petits-enfants qui vont grandir dans un monde qui sera bien plus chaud et bien moins confortable que cela dans lequel j’ai grandi. Je suppose que la seule chose à faire est de garder en tête les difficultés et dangers qui vont survenir. Et c’est désormais difficile car nous ne devons pas déprimer : c’est très facile d’être si mélancolique, si très pessimiste qu’on abandonne l’idée même d’agir.



En ce qui concerne les auteurs et la littérature, je me souviens et repense souvent à la superbe phrase prononcée par me grand poète anglais Samuel Johnson en 1760: il avait dit “Le véritable but de l’écriture est de permettre au lecteur de mieux apprécier la vie, ou de mieux l’endurer ”. Et c’est ma devise, je suppose : j’aimerais aider les lecteurs à plus apprécier la vie ou à la supporter avec plus de force.



Pendant que M. Pullman signait notre exemplaire de Lyra et les Oiseaux, nous avons réussi à demander:


eh bien, allons nous en apprendre davantage sur les Mulefa dans The Book of Dust?


Pullman a répondu:


Je ne me vois pas vraiment réécrire à leur propos dans un proche futur, mais peut-être, qui sait! Donc pas tout de suite, mais peut-être.
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Détails
Mercredi 25 Avril 2007 - 00:00:00
haku
Source : Queste Oscure Materie.it
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